jeudi 5 mai 2016

Loi Travail : rien n'est joué. Dans la rue le jeudi 12 mai !



Demain vendredi 6 mai à 8 heures
Sud Radio :  Interview de Nathalie Arthaud



Dans notre hebdomadaire


Avec ou sans amendements, le patronat renforcé

Comme dans une mauvaise comédie, les acteurs de la mise en œuvre de la loi travail, la ministre El Khomri, Valls et le Parti socialiste, essaient de convaincre que l’ouverture du débat à l’Assemblée nationale aura une grande importance. Mais, outre qu’à tout moment le gouvernement peut décider de mettre fin aux palabres en mettant en application l’article 49-3 de la Constitution, qui permet d’adopter un texte de loi sans vote, aucun amendement ne pourra gommer le côté profondément néfaste de cette loi.
         Car le recul principal, que les fondements de cette loi officialisent, c’est la remise en question de l’existence même de droits collectifs pour l’ensemble du monde du travail. Dorénavant, dans quasiment tous les domaines, salaires, temps de travail, conditions d’emploi, congés, etc., les règles communes existantes pourront être remises en cause par les employeurs et dépendront donc du rapport de force au niveau le plus local, par entreprise ou même par établissement. Partout et à tout moment chaque employeur, chaque chef d’entreprise pourra demander à négocier ou renégocier ce qui existait jusque-là, à la baisse bien entendu. Il pourra le faire sans avoir à se préoccuper de ce qui existe encore dans le Code du travail. Le Code du travail sera ainsi un maximum, et non plus une base minimum pour les salariés.
         Sur le terrain, dans les usines, les chantiers, les bureaux, il y a bien longtemps que le patronat, dans le contexte du chômage de masse, fait le chantage à l’emploi. Il impose des reculs successifs dans tous les domaines, en n’hésitant pas à s’asseoir sur la loi et le Code du travail. Le ton et l’exemple sont donnés par les plus grandes entreprises du pays. Quant à la remise en cause des droits des travailleurs, elle n’a pas cessé depuis l’élection de Hollande en 2012, avec les lois Ayrault, puis les lois Macron. Les gouvernements précédents, celui de Sarkozy et d’autres, y avaient bien pris leur part. Mais la nouvelle loi travail va légaliser ces attaques et ces remises en cause, en mettant la loi au service de l’offensive des employeurs et en les encourageant à poursuivre dans la voie des attaques contre leurs salariés. Le mot d’ordre est de « baisser le coût du travail pour rendre les entreprises plus compétitives », plus exactement pour permettre au patronat et aux actionnaires d’engranger toujours plus de profits.
         Et puis, ce que le gouvernement cherche, en accord complet avec le patronat, c’est à faire perdre ou au moins reculer le plus possible la conscience qu’ont les travailleurs de leurs intérêts communs. Ils voudraient, avec ces négociations menées par entreprise, renforcer l’illusion que les intérêts des travailleurs sont liés d’abord à la marche de celle-ci.
         C’est aussi de ce point de vue que les mobilisations et manifestations contre cette loi ont leur effet le plus positif : elles contribuent à maintenir et renforcer la conscience que les intérêts de tous les travailleurs, de toutes les catégories du monde du travail sont profondément liés.
                                       Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2492)

On nous informe

COMMUNIQUE REGIONAL COMMUN

LES JEUNES, LES SALARIES DOIVENT ETRE ENTENDUS : RETRAIT DU PROJET DE LOI TRAVAIL

         Les organisations syndicales régionales Île-de-France de salarié-es, lycéen-nes et étudiant-es, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL réunies le 4 mai 2016 réaffirment leur détermination à obtenir le retrait du projet de loi travail et à gagner de nouveaux droits.
         Elles rappellent une fois encore que manifester est un droit et que les pouvoirs publics doivent garantir le droit de manifester et la sécurité des manifestants.
Elles demandent aux salarié-es dans les entreprises et les administrations de multiplier les assemblées générales pour débattre de l’amplification de la mobilisation, y compris par la grève, pour obtenir le retrait d’un projet de loi néfaste pour les jeunes, les salariés.
         Elles appellent à poursuivre les actions, manifestations ou grève pour faire pression pendant le débat parlementaire.
         Elles constatent que de nombreuses assemblées générales se déroulent dans les lycées et dans le supérieurs, que des actions, des blocages interviennent dans plusieurs secteurs professionnels, que d’autres sont en préparation pour le 17 mai prochain (transports, chimie…).
         Toujours déterminés, toujours mobilisés pour gagner !
JEUDI 12 MAI 2016
MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLE UNITAIRE
14H – DENFERT ROCHEREAU VERS L’ASSEMBLEE NATIONALE

A l’issue de la manifestation, une délégation des organisations appelantes exigera d’être reçue par le président de l’Assemblée Nationale pour rappeler leurs revendications et doléances.
                                                                          Paris, le 4 mai 2016

mercredi 4 mai 2016

Travailleurs territoriaux d'Argenteuil et de l'ex-Agglomération du mardi 5 mai 2016

Sélection de brèves du bulletin de cette semaine

En mai, fais ce qu’il est nécessaire de faire
Une nouvelle journée de grève et de manifestation a eu lieu jeudi dernier. Ceux qui croyaient avoir enterré le mouvement pour le retrait de la loi El Khomri en auront été pour leurs frais. Malgré les vacances scolaires en région parisienne, la manifestation y avait encore fière allure.
Rien n’est joué donc. A condition que nous soyons vraiment bien plus nombreux dans la rue dans les semaines qui viennent.
La braise est là. Nous devons discuter collectivement comment passer à la flamme.

La partie des travailleurs de l’ex-Agglomération, ceux du service du ramassage des ordures ménagères, relèvent aujourd’hui d’un syndicat intercommunal, Azur. Leur situation ne semble pas tout à fait fixée…

« Azur, le soleil brille, brille ». À voir.
Chez Azur, toujours rien de précis sur les conditions avec lesquelles nous sommes passées de l’ex-Agglomération au syndicat Azur. Côté congés et autres conditions salariales en particulier, oui toujours rien de précis.
Le ramassage des ordures a besoin de précision. Notre avenir, également !

Un bel anniversaire!
Il n’y a toujours pas de délégués du personnel chez Azur.
Bien évidemment, nous pouvons tous nous faire entendre nous-mêmes, collectivement, directement, et choisir nos porte-parole si nécessaire.
La généralisation de l’élection des délégués du personnel date de 1936 tout de même. Un résultat de l’immense grève générale dont c’est cette année le 80ème anniversaire !

Les travailleurs de l’ex-self de la mairie ont été des victimes « collatérales » de sa fermeture

Le casseur devrait être le seul payeur
Il y a près d’un an, le self fermait, mettant en difficulté ses travailleurs, certains présents sur le site depuis des années.
On s’imagine leurs difficultés à retrouver un travail comparable.
Le maire ne leur avait-il pas laissé entendre que des postes pouvaient leur être proposés ?

Au niveau de la police municipale, les départs continuent…

Les uns après les autres
Les effectifs de la police municipale diminuent dangereusement, rendant les plannings bien difficiles à réaliser.
Au point où l’on en est, on se demande s’il ne va pas bientôt falloir appeler police-secours pour régler cette chute des effectifs !

Les travailleurs des écoles ont pu une nouvelle fois constater lors des dernières vacances scolaires les conséquences des sous-effectifs sur la qualité du nettoyage des locaux qu’ils effectuent.

Nous allons tomber comme des mouches
Avec les nouveaux horaires et la diminution nette des effectifs, nettoyer correctement les écoles maternelles en début de vacances est devenu mission impossible. Nous avons pu le constater à nouveau au début de ces vacances de printemps.
Les poussières et les microbes ont continué à s’en donner à cœur joie durant les vacances.
C’est vraiment mauvais pour les enfants, les enseignants et pour nous-mêmes !

De nombreux travailleurs utilisent des voitures municipales pour effectuer leur tâche. Une seule priorité : la prudence !

Avis de bonne conduite
Les consignes de la hiérarchie sont claires : « prudence lorsque vous prenez les voitures de la ville, respect du code de

la route et des limitations de vitesse ». Bien.
Et si c’est contradictoire avec la quantité de travail qu’elle a elle-même décidée, le choix est : « Conduire correctement ou surcroît de tâches, il faut choisir ».
Le choix ne demande pas discussion : conduire correctement.

Si les travailleurs sont arrêtés pour maladie, c’est qu’ils doivent l’être

Aux hypocrites, ils opposent le serment d’Hippocrate
Si les contrôles médicaux envisagés par la hiérarchie ne peuvent pas être effectués, la raison en est qu’il n’y a pas assez de médecins pour le faire.
Il y encore de la conscience et de nombreux médecins qui préfèrent soigner les malades plutôt que de les embêter.

Deux aspects de la politique municipale aux conséquences fâcheuses

Aux décideurs de faire face
La municipalité vient de déprogrammer deux films qui ont le malheur de lui déplaire. Pas joli-joli.
Que ce soit pour ce genre de chose ou que ce soit pour bien d’autres remises en question du service public municipal utile à la population, elle nous met face aux usagers quotidiennement dans une situation difficile.
La moindre des choses, serait qu’elle vienne directement assumer de A jusqu’à Z ses propres décisions aux habitants et aux personnes concernées.

Des créateurs de difficultés
Pour le maire, comme Argenteuil n’a pas bonne réputation, les recrutements sont difficiles.
Et avec cette nouvelle affaire de censure qui a fait le « buzz », il croit que ça va s’arranger ?

Manque de travailleurs dans les médiathèques

Pour être à la page, des embauches !
Dans les médiathèques, il manque toujours six agents, car les postes correspondants ne sont toujours pas pourvus.
Et l’on fait comment pour faire face ?
La réponse -très simple- ne demande ni livre ni culture.

Difficile de trouver un poste lorsque nous devons être reclassés

Absente
Certains d’entre nous sommes en reclassement. Au vue de la politique inexistante en la matière, nous devons chercher tout seul un nouveau poste, si nous ne voulons pas subir un demi-traitement. Quitte à accepter n’importe quel poste.
Une politique « sociale » municipale ? Certes, mais… aux abonnés absents.

Une impression d’usine guère agréable…

Libérez nos camarades !
Au nouveau centre technique installé dans la zone industrielle du Val d’Argenteuil, ce n’est pas la joie.
De la vidéo-surveillance sur l’extérieur mais aussi à l’intérieur.
Au point qu’un certain surnom a été donné au nouveau local : Alcatraz !
Ses concepteurs ont dû confondre travailleurs et prisonniers.

Pour le renouvellement des travailleurs sous contrat et pour leur titularisation

Cela doit cesser
La vague de non-renouvèlement de contrats continue.
On nous répète pourtant que les finances municipales vont mieux. On n’y comprend vraiment rien.
Mais on comprend au moins une chose : c’est que le non-renouvèlement des contrats doit cesser.