jeudi 21 avril 2016

Loi travail : Médef et patronat contre le monde du travail. Dans la rue le 28 avril !



Ne rien lâcher

Un rassemblement était organisé hier midi à l’appel de l’Union Locale CGT d’Argenteuil devant la Sous-préfecture. Nous nous sommes retrouvés une cinquantaine de militants pour exprimer que, malgré les  vacances, la mobilisation pour le retrait de la loi El Khomri devait continuer à aller de l’avant. Nous voulions aussi préparer la grande journée de manifestation de jeudi prochain 28 avril. Comme l’a évoqué le représentant de l’Union Locale en évoquant divers exemples, le patronat de la région a déjà le vent en poupe pour augmenter la pression contre le monde du travail. On peut imaginer ce qu'il en serait s'il pouvait s’appuyer sur encore davantage de soutien légal au niveau du Code du travail. 
          Le monde du travail doit être dans la rue le 28 avril !




Loi El Khomri : le patronat en veut toujours plus

Lors d’une conférence de presse mardi 19 avril, le dirigeant du Medef, Pierre Gattaz, est monté de nouveau au créneau contre la réforme du travail.
         Dans le projet gouvernemental, tout va pourtant absolument dans le sens des intérêts patronaux. Mais Gattaz, en bon représentant de ces intérêts, sait faire pression sur le gouvernement et faire semblant de se mettre en colère même quand il est dorloté.
         À l’entendre, depuis les dernières annonces sur la taxation des CDD, la loi El Khomri serait devenue « insupportable, intenable ». En réalité, il n’y a pas grand-chose de nouveau derrière cette prétendue nouvelle surtaxation des CDD, et peut-être même rien du tout car rien de précis n’a été confirmé et il est possible que Valls n’ait annoncé que du vent.
         D’abord, la surtaxation des CDD courts est déjà en place depuis juillet 2013 et l’application de l’ANI (accord national interprofessionnel). Elle est discutée avec le patronat au niveau de l’Unedic, qui gère l’assurance-chômage. Le point a été mis à l’ordre du jour, bien avant les annonces de Valls, dans le cadre des futures négociations sur l’assurance-chômage, prévues en mai. « On devait de toute façon discuter de la taxation des CDD dans nos débats sur l’assurance-chômage », a rappelé un responsable de la CFTC.
         La seule chose que le gouvernement pourrait ajouter serait de rendre obligatoire cette surtaxation. Mais il n’est même pas certain que le grand patronat y voit le moindre problème. Car elle s’accompagne d’allègements de taxes sur les CDI, et les plus grosses entreprises ont, en général, plutôt recours à l’intérim qu’aux CDD.
         Tout cela n’empêche pas Gattaz, en bon représentant des intérêts capitalistes, de chercher à obtenir du gouvernement qu’il pressure plus la population en général et les travailleurs en particulier. Il a donc menacé de demander « la suspension des négociations de l’assurance-chômage » si « rien ne bouge ». Et d’ajouter : « Il faut arrêter le délire [...] On arrive à la limite du dialogue social à la française » !
         Il y a plus de réalité dans cette brutalité patronale que dans toutes les phrases ronflantes des politiciens et de certains dirigeants syndicaux qui vantent ce « dialogue social ». La réalité, c’est la lutte de classe que le patronat n’oublie jamais de mener, pas même une seconde.
                         Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2490)

Education : Seine-Saint-Denis, Val d'Oise, comme ailleurs : s'opposer à la grave inégalité scolaire des quartiers populaires. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître



Seine-Saint-Denis : une zone d’éducation à défendre !

Mercredi 13 avril, les parents d’élèves de Seine-Saint-Denis se sont mobilisés contre le non-remplacement des professeurs des écoles. Ce problème est récurrent : chaque jour 400 classes environ n’ont pas de maître ou de maîtresse. Tout cela parce que le nombre de remplaçants dans le département est insuffisant.
         La FCPE 93 estime qu’en moyenne un enfant perd un an de scolarité dans le primaire. C’est énorme et cela explique la mobilisation des parents qui, depuis des années, alertent les pouvoirs publics. Pour eux, ce manque est une véritable discrimination scolaire.
         Les parents se sont donc organisés, représentant près de 200 écoles sur 18 villes, en particulier Saint-Ouen, L’Île-Saint-Denis et Saint-Denis. Dans chacune de ces villes, un pique-nique de la colère s’est tenu devant la mairie. À Saint-Denis, des écoles ont été occupées et décorées de banderoles proclamant que l’école était « en état d’urgence » ou s’indignant de la « déchéance de scolarité ». Le collectif « des Bonnets d’ânes », appelé ainsi pour le bonnet d’âne décerné à l’Éducation nationale, qui regroupe des parents sur Saint-Denis depuis plus d’un an, a décidé de bloquer le tramway pour alerter les médias. Ces parents ont voulu ainsi créer des « zones d’éducation à défendre » (des ZED en référence aux ZAD), affirmant que la Seine-Saint-Denis devait recevoir des moyens supplémentaires et un recrutement en urgence de 150 enseignants.
         Une délégation de parents a finalement été reçue au ministère de l’Éducation nationale où on lui a fait valoir que la Seine-Saint-Denis avait bénéficié de moyens supplémentaires l’année dernière. Mais ces moyens compensent à peine la saignée de postes subie sous le gouvernement Sarkozy. Les parents restent donc mobilisés. Ils ont d’ailleurs donné rendez-vous devant le ministère le 18 mai pour organiser une nouvelle journée d’action, si rien n’est fait d’ici-là !
                                                                        Aline URBAIN

mercredi 20 avril 2016

Argenteuil et le Tour de France ? Des travaux de nuit inadmissibles !



Drôle de course nocturne !

Si nous avons évoqué les travaux de nuit commandités par le conseil départemental du Val d'Oise, sur des voies importantes d’Argenteuil que nous subodorons en rapport avec la dernière étape du prochain Tour de France cycliste, nous n’avons pas parlé des dommages qu’ils risquaient de causer pour les riverains. Eh bien, ces derniers sont servis.
         Odeurs, lumières, et surtout bruit, avec les marteaux-piqueurs et les sirènes des engins et camions faisant marche-arrière, ont empêché les familles de dormir normalement. Et cela va durer plusieurs jours.
         Nulle information n’avait été faite cette fois, a contrario de ce qui a été fait pour un autre chemin il y a quelques semaines, "chemin de croix" il est  vrai cette fois-là. On est bien loin des précautions que l’on prend avec les habitants du VIIème arrondissement de Paris qui vont « subir » une course automobile autour des Invalides dans les jours qui viennent !
         Si nous avons bien compris, les travaux ne concernent que le côté de la chaussée descendant vers la Seine et qui sera empruntée par le peloton ?
         En tout cas, les riverains sont ulcérés et avec raison. Comme si par ailleurs, ces travaux n’avaient pas pu se faire de jour, alors même qu’il y a, avec les vacances scolaires, beaucoup moins de trafic.
         Quant aux travailleurs, pourquoi leur imposer ce travail de nuit ? La nuit, lorsque le travail n’y est pas socialement nécessaire -hôpitaux, transports-, c’est fait pour dormir. 
          C’est vrai pour les habitants comme pour les travailleurs !

Que du tord-boyau !

Ces travaux sont d’autant plus choquants que le reste des voies de la commune est dans un état plutôt pitoyable. Les nids de poule de poule se comptent par dizaines de milliers.
         Petit problème niveau CM1 :
         Soit 15 trous très profonds comme ils se comptent par exemple dans la rue d’Artois limitrophe avec Saint-Gratien mais qui est indiquée comme relevant d’Argenteuil. Cette voie fait 100 mètres. En considérant qu’il y a 200 kilomètres de voie minimum dans la commune, combien cela fait de nids de poule, à défaut de savoir combien d’œufs cela peut donner ?


C'est ce midi