mercredi 13 avril 2016

STEF - entrepôt pour AUCHAN : une belle réaction des travailleurs



Chez STEF comme ailleurs, la lutte des classes


Nous nous sommes retrouvés à plusieurs dizaines de militants de la CGT hier au soir aux portes de l’entreprise STEF dans la zone industrielle de Saint-Ouen l’Aumône, celle des entreprises STEF plus spécialement dédiée à entreposer et à transporter les produits froids destinés aux magasins Auchan.
         Il s’agissait de soutenir un responsable syndical CGT de l’entreprise qui était convoqué à ce moment-là pour un entretien disciplinaire avec menace de licenciement. Un débrayage était appelé, et cela a fait chaud au cœur de se retrouver avec plusieurs dizaines de travailleurs de l’entreprise sortis pour l’occasion.
         La lettre de convocation rédigée le 4 avril, soit quelques jours après le 31, évoque un fait qui aurait eu lieu le… 25 septembre. Plus simplement, ce que la direction veut faire payer à la CGT, c’est cette grève du 31 mars où elle a fait une forte pression à l’encontre des travailleurs pour qu’ils n’y participent pas.
         Voilà ce qui se passe dans une entreprise dans laquelle, si les profits sont bons, les conditions de travaillent sont, elles, en revanche, très difficiles.
         Aujourd’hui, ce grand patronat se sent avoir des ailes pour exploiter comme elle l’entend les travailleurs. On peut imaginer demain ce qu’il en serait s’il pouvait bénéficier des remises en question du Code du travail préparées par le gouvernement. En s’opposant à la mobilisation du 31 mars, c’est le message que cette direction a voulu faire entendre.
         Elle se bat, c’est la lutte des classes. Aux travailleurs, de STEF comme d’ailleurs de redoubler d’efforts pour qu’elle soit obligée, avec le retrait de la loi dite « travail », de rabattre son caquet.








Page suivante : le gouvernement entre Loi Travail et cannabis

Jeunesse, concessions et cannabis, le gouvernement à la manoeuvre



Mesures pour la jeunesse : un encouragement à augmenter la pression

Pour tenter d’émietter la mobilisation de la jeunesse contre la loi Travail, Valls a annoncé des mesures comme l’augmentation des places en BTS, la prolongation des bourses durant quatre mois à la sortie des études, des aides pour se loger, etc… Si elles étaient appliquées, ces mesures amélioreraient peut-être un peu le sort d’une fraction de la jeunesse.
         Quant à la taxation des CDD qui a fait sur réagir les représentants patronaux, grands et petits, elle ne changera absolument rien, ni au sort des jeunes ni à celui des plus anciens car même si cette mesure est un jour mise en œuvre, ce sont les patrons qui décident des conditions d'embauche. Comme toujours, ils crient même s'ils savent qu’ils n’auront pas mal.
              Il a fallu un mois de mobilisation pour que Hollande et les siens fassent semblant de se souvenir que la jeunesse était la « priorité » de son quinquennat. Quant à la loi Travail, elle est toujours aussi destructrice. Ce recul, pour limiter qu’il soit, est un encouragement à rester mobilisés jusqu'au retrait total de la loi.

Diversion intéressée

Le PS semble vouloir relancer le débat sur une éventuelle légalisation du cannabis.
         Comme rien n’arrive par hasard, cela se produit au moment-même où une fraction importante de la jeunesse se mobilise.
         C’est vrai que le gouvernement préfèrerait sans doute voir des jeunes la « tête ailleurs » plutôt qu’agissant, avec des idées claires, dans leurs ateliers, leurs établissements scolaires, et dans la rue !