jeudi 16 juillet 2015

Handicap et accessibilité : si c'était une priorité, ça se saurait, et depuis longtemps !


Un sujet bien secondaire pour les gouvernants !

 

Lors du dernier conseil municipal, un point important concernait l’accessibilité des personnes handicapées dans les lieux publics gérés par la commune.

         La loi sur le handicap de 2005 donnait dix ans aux établissements publics pour être accessibles aux personnes handicapées. Cela devait être achevé au 31 décembre… 2014.

         Le délai n’a pas été tenu. Pour Argenteuil comme pour nombre de communes et collectivités locales, c’était mission impossible.

         L’Etat a donné de nouveaux délais, et la délibération allait dans le sens d’une telle demande de délai.

         Sur Argenteuil, le recensement de tous les travaux à entreprendre n’a même pas été fait, et on ne peut pas dire que cet aspect de la loi de 2005 ait été au cœur de l’action municipale, quelle que soit la couleur de la municipalité, depuis cette date.

         Mais l’essentiel est ailleurs. Quand une question lui tient à cœur, l’Etat sait tenir les délais, et mettre les moyens correspondants pour l’atteindre. Nous pensons aux plans de programmation militaire par exemple, mais il y a bien d’autres exemples.

         Mais les personnes handicapées !

         Si c’était une priorité, ça se saurait, et depuis longtemps !

Flash-ball utilisé à Argenteuil : un adolescent blessé grièvement


Un drame qui n’étonnera personne

 

Dans la nuit de lundi à mardi, un jeune de 14 ans aurait, selon la presse, reçu une balle de flash-ball au bas-ventre, au Val-Nord, ce qui a entraîné l’éclatement d’un testicule.

         Il y avait apparemment, cette nuit-là, des échauffourées importantes dans ce quartier entre jeunes et policiers.

         Echauffourées et dégâts dûs au flash-ball, qui s’en étonnera !

         La situation dans les quartiers populaires de la Ville comme l’ont déjà montré ces dernières semaines les incidents de la cité Champagne, ne peut qu’être grosse de dangers, en cette période estivale. Le climat général sur la Ville depuis des mois y est pour quelque chose.

         Quant au flash-ball, selon le journal 20 minutes, il y a quelques mois, la police des polices le jugeait « dépassé » et préconisait son abandon !

         Le drame de ce jeune est le fait de la police nationale armée d’une telle arme. Mais il faut rappeler qu’à Argenteuil, la police municipale a été dotée du même engin, avec les mêmes risques. Sur ce plan, la décision du maire PS que nous avions vigoureusement dénoncée n’a pas été remise en question par son successeur.

Grèce : l'impasse du réformisme : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine, à paraître


Grèce : l’impasse du réformisme

 Nombre de ceux qui ont été solidaires des classes populaires grecques ont été surpris et déçus par la façon dont Tsipras a trahi le non au référendum, puis par sa capitulation. Tsipras s’est fait élire en dénonçant les plans d’austérité et en promettant qu’il protègerait les plus démunis, augmenterait le smic et préserverait les petites retraites. Mais cela n’en fait pas pour autant un représentant des intérêts des exploités. Il ne l’a d’ailleurs jamais prétendu.

Tsipras s’est toujours placé dans le cadre de l’ordre capitaliste. Il n’a jamais contesté la domination de la bourgeoisie, ni même le paiement de la dette, c’est-à-dire le droit des financiers de prélever leur dîme sur son pays. Il cherchait à arracher une marge de manœuvre pour restaurer « la souveraineté » et la « dignité » de son pays. Il revendiquait, comme il l’a encore fait dans sa déclaration du 8 juillet devant le Parlement européen, « le droit de choisir, en tant que gouvernement souverain, de décider où nous concentrerons ou augmenterons le fardeau fiscal ».

Comptait-il pour forcer la main aux représentants européens de la bourgeoisie sur la pression électorale ? Mais la grande bourgeoisie se moque bien d’être désavouée par la volonté populaire ! Elle ne tient pas son pouvoir des urnes, elle le tient de sa mainmise sur les banques, les usines, les chaînes de distribution, sur toute l’économie.

Tsipras a sans doute espéré pouvoir raisonner les créanciers. En effet, les plans d’austérité imposés à la Grèce sont absurdes puisqu’en plongeant le pays dans la récession, ils diminuent sa capacité de rembourser. Las, les représentants de la bourgeoisie en ont profité pour administrer une leçon politique et montrer aux peuples qu’il est impossible de leur désobéir.

Respectueux de la bourgeoisie, Tsipras n’a pas cherché à construire un véritable rapport de force vis-à-vis de la bourgeoisie internationale et grecque. Il n’y a pourtant pas besoin d’être révolutionnaire pour faire payer un tant soit peu la bourgeoisie de son pays. Eh bien même cela, Tsipras ne l’a pas fait. Il n’a, par exemple, pas supprimé l’exemption fiscale dont bénéficient les armateurs grecs et l’Église orthodoxe. Pendant des mois, il s’est refusé à décréter le contrôle des capitaux et a laissé les plus riches sortir des centaines de millions du pays, acculant les banques à la faillite.

Tsipras appartient à cette catégorie de dirigeants de pays pauvres qui ont essayé de desserrer l’étau des grandes puissances dont le représentant le plus déterminé fut Castro. Ce dernier est allé le plus loin dans la résistance à l’impérialisme parce qu’il tenait son pouvoir d’un soulèvement paysan et parce qu’il a pu s’appuyer sur le soutien de sa population mobilisée et sur celui de l’Union soviétique. Mais le choix fondamental d’accepter l’ordre capitaliste fait par Castro n’a pas permis au peuple cubain de se libérer de l’impérialisme comme on le voit aujourd’hui. La tentative de Tsipras, purement éléctoraliste, a conduit à une lamentable capitulation.

Opposer la force sociale des travailleurs au pouvoir du capital

Ce qui se passe en Grèce prouve, une fois de plus, qu’il est illusoire de chercher à concilier les intérêts des exploités avec ceux de la bourgeoisie. En faisant croire qu’il est possible de rendre la domination du capital moins cruelle pour leur peuple, les dirigeants réformistes et nationalistes trompent les exploités. La guerre de classe est féroce et implacable. Et avec la crise, la bourgeoisie ne ­cédera plus aucune miette sans y être forcée par une mobilisation de masse et un rapport de force qui lui fasse craindre de perdre son pouvoir.

Les classes populaires grecques viennent d’apprendre que même des revendications aussi modérées que le maintien des pensions pour les plus démunis ne seront pas accordées d’en haut. La préservation de leurs intérêts vitaux dépend de leur capacité à se battre. Ce que l’on peut espérer c’est que les exploités grecs n’abandonneront pas leurs revendications sur leurs conditions de vie et qu’ils n’accepteront pas les nouveaux reculs que le gouvernement Tsipras veut leur imposer.

Mais au-delà de cette nécessité vitale, il faut que les travailleurs en Grèce comme ailleurs fassent naître une force politique prête à défendre les intérêts de classe des exploités, à commencer par la nécessité d’avoir un emploi, un salaire et une retraite décente. Une force politique qui ne trompe pas les opprimés en mettant en avant des mots d’ordre prétendument radicaux qui ne font pas avancer d’un pouce la situation matérielle des exploités – et l’annulation de la dette ou de la sortie de l’euro prônées de plus en plus par la gauche réformiste française sont à ranger dans cette catégorie.

Un parti politique qui ne cherche pas à composer avec la bourgeoisie mais qui se donne pour but de la renverser, car c’est en ayant la perspective de la suppression de la propriété privée des moyens de production et de l’exploitation que les travailleurs sauront mener les combats, y compris partiels, qui sont devant eux.

                                                                          Lila VERMER

 

mercredi 15 juillet 2015

Vacances estivales : priorité dans les communes à ceux qui restent


Double peine

 
Dans une rubrique « À la bonne heure », le site de la Ville qui relève de la responsabilité directe du maire d’Argenteuil, titre : «  Moins de fréquentation des services municipaux en juillet et août ? Leurs horaires s’adaptent.

De très nombreux services municipaux voient effectivement leurs horaires considérablement réduits cet été, voire franchement amputés.

         Il s’agit donc d’une drôle d’ « adaptation », car si la baisse de fréquentation est indéniable en ces temps de vacances, elle est sans rapport avec l’ampleur des fermetures annoncées.

         Et le fait de ne pas partir en vacances ne mériterait-elle pas un effort inverse de la part de la municipalité, une autre sollicitude ?

         Ces dernières années, une part croissante de la population ne part pas en vacances. On ne voit pas pourquoi le mouvement ne s’accentuerait pas cette année, et en particulier dans une ville aux revenus moyens très « modestes » comme Argenteuil.

         Les préoccupations et les moyens municipaux devraient être prioritaires l’été à l’égard de ceux qui restent qui ne devraient pas subir la double peine de ne pas partir en vacances et de subir des fermetures plus importantes de structures, telles les Maisons de quartier, qui devraient bien au contraire jouer un rôle encore plus important durant la période de vacances.

Petit commerce : une utilité sociale


Mais où va-t-il faire ses achats lui qui a un joli pouvoir d'achat ?

 

Comme régulièrement, la question du commerce dans le « Centre-Ville » est revenue lors du dernier conseil municipal du 7 juillet. Une nouvelle fois G. Mothron a dénoncé l’aide apportée par AB-Habitat à l’installation dans  ce quartier de commerces de qualité, alimentaires en particulier.

         Pour lui rendre justice, lui, il n’aide pas ce commerce-là. Il n’y a qu’à rappeler l’attitude de la municipalité dans les péripéties de la fermeture de la boucherie Bernard.

         Paroles du maire lors de ce dernier conseil : « Le souci que l’on a dans le Centre-Ville, c’est que les commerces implantés puissent vivre. Mais avec 60% de logements sociaux et leurs locataires importés (sic ! ), il y a paupérisation du Centre-Ville ».

         Ce monsieur a une drôle de vision de ses administrés.

         Pour reprendre le cas de la Boucherie Bernard, s’il s’était vraiment intéressé au sujet, il aurait su que ce commerce était rentable, qu’une fraction notable de sa clientèle habitait ce quartier « paupérisé » selon ses dires, et qu’une autre n’hésitait pas à « descendre » des hauteurs périphériques de la commune pour s’achalander dans le Centre.

         Pour rompre avec une réalité qu’il s’invente, et pour faire vivre ce commerce, de l’avenue Gabriel-Péri en particulier, monsieur Mothron peut toujours entraîner son équipe vers des commerces utiles qui ne demandent qu’à vivre !

         Lorsqu’il vivait de ses rentes sur les hauteurs de la Ville, on comprend que les commerces du Centre lui aient paru à des distances sidérables impraticables. Mais maintenant qu’il est à deux pas de ces commerces, boulevard Léon Feix, nul doute que pour contrer l’influence de ce quartier « paupérisé » selon ses dires, on le voit aller dorénavant s’y achalander avec Madame, et donner ainsi l’exemple d’un partisan du petit commerce de proximité si utile à tous !

 

Rassemblement demain jeudi 16 juillet
A 13 heures 30
Devant l’Hôtel de l’Agglomération,
Rue Michel Carré
Limite d’Argenteuil et de Bezons
Au bord de la Seine
Non à la liquidation de l’Office
Non aux manœuvres de ses dirigeants

Mexique : les affaires sont les affaires


Entre gros contrats et droits de l’homme, le choix est vite fait

 Le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées s’est ouvert par 150 soldats mexicains en hommage à la visite en France du président mexicain. Des militants des droits de l’homme s’en sont indignés, rappelant la collusion de l’armée et de la police avec les narcotrafiquants, leur recours à la torture et aux exécutions sommaires.
      Mais il en faudrait plus pour émouvoir les dirigeants de l’armée française, dont les méthodes à l’étranger ne sont pas plus « propres ». Le gouvernement Valls ne va quand même pas laisser ces petites atteintes aux droits de l’homme faire capoter la signature d’un contrat d’une cinquantaine d’hélicoptères de combat Puma avec le Mexique.

mardi 14 juillet 2015

LABmag, l'Argenteuillais, Agglomération d'Argenteuil-Bezons, Argenteuil : deux mags n'en font pas Un


Une information, mais une vraie et de qualité

 
Lors de la réunion en direction des agents de l’Agglomération, G. Mothron a évoqué un certain nombre de problèmes sans rapport avec le sujet de la soirée.
         G. Mothron s’est ainsi gaussé du magazine de l’Agglo sorti huit mois avant la dissolution de celle, « LAB mag » pour les intimes.
         C’est un avis personnel, mais nous ne voyons effectivement guère l’intérêt aux 57 000 exemplaires de ce mensuel. Il y aurait pourtant bien des sujets qui mériteraient des articles, si tant est que l’on veuille réellement informer la population de questions locales importantes. En rapport avec l’Agglo, elles ne manquent pas actuellement, de l’avenir de l’Agglomération et d’AB-Habitat aux  discussions actuelles sur le Grand Paris qui auront des conséquences notables pour les communes, leurs personnels et leurs habitants.
         Dans cette question des périodiques de la commune et de l’Agglomération, si on ne peut pas dire que P. Doucet ait en vue ce qui est utile et nécessaire, il en va tout autant de son adversaire G. Mothron.   
         Pour n’en rester qu’à cette question des magazines, pourquoi a-t-il licencié une part majeure de l’ancienne équipe de l’Argenteuillais qui avait réalisé un hebdomadaire de qualité ?
         Finalement, le LABmag et le l’ARgentauillais, ensemble, auraient fait ou feraient un bon journal local vraiment utile à la population. DM

De l’information sur la situation de l’Information Jeunesse

 
Depuis plusieurs années, la MIJ d’Argenteuil est dans une situation très difficile.
           Cette Missions Intercommunale Jeunesse a été victime il y a quelques années des projets de restructuration de l’ancien maire d’Argenteuil. Mais cela s’était fait dans le silence -public en tout cas- des élus de droite de la région, maires en particulier, qui, intercommunalité de la MIJ d’alors, avaient les moyens de bloquer les manœuvres sur le sujet de l’édile PS d’Argenteuil.
          Selon ce qu’a évoqué G. Mothron lors de la réunion de jeudi soir dernier, le budget 2014 de cette MIJ reconfiguirée n’aurait pas été bouclé, et celui de 2015 n’aurait pas été voté. Si nous avons bien entendu, mais l’essentiel, dans tous les cas, est dit. La MIJ est en difficulté, et ses personnels sont inquiets.
         Et ce ne sont pas les restrictions budgétaires décidées par le Conseil Départementale, que soutient G Mothorn, à l’encontre des MIJ du département qui vont arranger cette situation difficile.
         Et tout cela, en catimini. Silence radio dans le LABmag, mais aussi dans l’Argenteuillais. Mais peut-être dans leur prochain numéro…