lundi 13 juillet 2015

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise de ce lundi 13 juillet 2015


La loi impitoyable du grand capital

 Alors que Tsipras avait capitulé en s’engageant à imposer un nouveau plan d’austérité -celui que les classes populaires avaient refusé en votant non au référendum- les chefs d’État européens ont poursuivi leur infâme chantage. Il ne leur a pas suffi que Tsipras se renie, ils ont voulu sa reddition.

Tsipras devra non seulement porter l’âge de la retraite à 67 ans, augmenter la TVA et faire de nouvelles privatisations, mais il doit le faire sous la dictée des Européens, et l’argent récolté sera consigné en gage du nouveau prêt. Ce n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle de la Grèce.

C’est une politique criminelle dirigée contre le peuple grec et contre tous les exploités d’Europe. Ici en France, on entend déjà les chiens de garde du capital réclamer le même type de mesures pour diminuer la dette.

Mettre cette politique sur le compte de l’intransigeance de Merkel est une tromperie. Le couple franco-allemand forme au contraire une fine équipe. Hollande aide Merkel à faire passer la pilule auprès de l’électorat conservateur allemand, quand celle-ci sert d’alibi à Hollande pour imposer ses mesures d’austérité. Leur petit jeu a servi ce week-end à écraser le peuple grec. Demain, à qui le tour ?

« Les Français ou les Allemands n’ont pas à payer pour les Grecs », nous rabâche-t-on. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Il n’y a pas plus de points communs entre les riches et les pauvres français qu’entre les riches armateurs et les travailleurs grecs. En Grèce comme ici, ce sont toujours les riches qui réussissent à échapper à l’impôt, et c’est au monde du travail que l’on présente la facture. S’il y en a qui ont payé comme personne le parasitisme de la finance, ce sont bien les classes populaires grecques !

          Quant à comparer les « efforts » des uns ou des autres et se servir de la misère des travailleurs portugais ou estoniens pour faire la leçon aux Grecs, cela relève d’un cynisme sans borne. Contre tous ces politiciens qui sont plus anti-ouvriers les uns que les autres, il faut affirmer une solidarité de classe entre tous les opprimés.

Les 80 milliards prévus pour la Grèce sont déjà provisionnés dans un fonds européen qui prêtera cet argent à la Grèce avec intérêt. Et cela fera encore le bonheur des banquiers et le malheur des Grecs. Car ce « plan d’aide », pas plus que les précédents, ne sauvera la Grèce. Il l’enfoncera exactement comme l’usurier enfonce celui qui est surendetté, en lui accordant un nouvel emprunt le forçant à vendre maison et voiture.

Tous les experts le disent, l’acharnement contre la Grèce est absurde. Mais le bras de fer n’est plus financier, il est politique.

Les dirigeants européens veulent montrer qu’ils seront sans pitié avec les opprimés. Que ceux qui renâclent à payer leur dîme à la finance seront doublement punis. Que la loi du capital s’impose au-dessus de la démocratie, au-dessus de la vie de millions de femmes et d’hommes. Pour cela, les Grecs serviront d’exemple.

Les grandes puissances porteront la responsabilité d’avoir transformé la Grèce en pays du Tiers Monde. Quant à Tsipras, il portera la responsabilité d’avoir trahi ses promesses.

En demandant à la population de s’exprimer sur les sacrifices qui lui étaient demandés, Tsipras a soulevé bien des illusions. Mais à quoi cela lui a-t-il servi ? À renforcer sa légitimité pour obtenir le soutien du parlement et piétiner le vote de ses électeurs !

L’échec de Tsipras illustre l’impasse des politiques réformistes relayées ici par la « gauche de la gauche », de Mélenchon au PCF.

          Tsipras n’a jamais prétendu contester l’ordre capitaliste et représenter les intérêts politiques des exploités contre leurs exploiteurs. Il se battait pour la dignité de la Grèce, pour qu’elle ne soit pas considérée comme une semi-colonie et pour le droit de décider plus librement de sa politique intérieure.

Eh bien, même cela, les grandes puissances ne le lui ont pas accordé et elles l’ont poussé à la trahison de ses propres engagements !

Avec la crise économique, la lutte des classes est devenue une guerre féroce où la bourgeoisie exige une soumission complète à la loi du capital. Chercher à négocier avec elle ou la supplier est vain. Les partis qui ne sont pas décidés à combattre la bourgeoisie et les racines de son pouvoir -la propriété privée des moyens de production, l’économie de marché et la concurrence- peuvent faire les promesses qu’ils veulent, ils gouverneront inévitablement dans l’intérêt du grand capital.

L’utopie n’est pas du côté révolutionnaire, elle est de croire que l’on peut concilier les intérêts des exploités avec ceux de la bourgeoisie.

 

AB-Habitat : rien de bon ni pour les personnels ni pour les locataires


Non à la politique des dirigeants d’AB-Habitat !

 
Jeudi prochain 16 juillet, le président d’AB-Habitat, le maire PCF de Bezons et son vice-président, le député P Doucet, veulent entériner lors d’un conseil d’administration leur projet de transformation de l’Office HLM en Coopérative HLM.
         Depuis des mois autour de la CGT en particulier, les agents de l’Office refusent un changement de statut qui équivaut selon eux à une privatisation. Celle-ci fait peser sur les locataires et les agents bien des risques pour l’avenir. Ces risques n’ont jamais été la priorité de dirigeants plus préoccupés uniquement de garder le contrôle d’une structure qui permet bien des choses dans le jeu politique politicien. Jamais les locataires n’ont été sollicités pour donner leur avis.
         Le projet alternatif proposé par le Comité d’Entreprise et donc par la CGT n’a jamais été sérieusement étudié.
         Décider de l’avenir de l’Office dans ces conditions, et à la hussarde, à mi-juillet, pendant les vacances, donne une idée de la situation et de la politique de messieurs Lesparre et Doucet.
         La CGT d’AB-Habitat appelle les locataires et la population à manifester à l’occasion de ce CA qui se tiendra au diable-vauvert, dans les locaux de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons, rue Michel Carré, à deux cent mètres de l’usine Dassault, près de la Seine.
         Lutte Ouvrière est solidaire de cet appel à se rassembler et à protester.

Palestine : une plainte inadmissible classée sans suite


Une iniquité à demi réparée

 
Boualem SNAOUI est un de nos camarades de notre syndicat de la CGT-Education. Il est un militant infatigable de la cause palestinienne. Nous avons avec lui bien des divergences, mais aussi une sympathie qui n’est pas seulement personnelle, mais celle de militants. Le communiqué ci-dessous relate la fin d’un épisode qui l’avait mené il y a un an en garde-à-vue. Nous avions rapidement pris position en faveur de Boualem. C’est donc bien volontiers que nous reproduisons ci-dessous in extenso son communiqué. DM
 
Communiqué

Plainte pour « antisémitisme » classée sans suite

  La plainte contre X de R. Taieb, pour incitation à la haine raciale et dégradation d’affiches personnelles, déposée en février 2015, en pleine période des élections municipales, vient d’être classée sans suite. En effet, le parquet qui semble  considérer qu’il n y a pas matière à poursuivre, a acté le retrait de la plainte de Mr R. Taieb, responsable du CRIF du Val d’Oise.

La lutte nécessaire contre l’antisémitisme, ne doit pas nous empêcher d’être vigilent vis-à-vis de ceux qui pratiquent le « chantage à l’antisémitisme », notamment dans des débats éminemment politiques liés au colonialisme israélien. Ce type de situation politique ne peut être traité devant les tribunaux et nos dirigeants doivent non seulement participer mais aussi encourager le débat public contradictoire.

Je voudrais rappeler que c’est suite à cette plainte, que j’ai été mis engarde à vue durant près de 8 heures, dans plusieurs commissariats successifs du département (Deuil-la-Barre, Enghien, puis à nouveau Deuil-la-Barre), sans oublier un transport, menotté, jusqu’à mon véhicule pour les « besoins » d’une perquisition et la mobilisation d’une quinzaine d’agents de police.

Au moins quatre autres personnes, dont une mère de famille, ont été soit mis en garde à vue soit entendus dans le cadre de cette plainte.

En dépit des intimidations, du traitement disproportionné,  qui ont été réservé aux militants concernés,  tous  ont exprimé leur attachement inconditionnel à l’application du droit international en faveur du peuple palestinien.

En outre, la justice vient donc de conforter définitivement la décision du tribunal de grande instance de Pontoise, qui dans son délibéré du 20 décembre 2013, en prononçant la relaxe de 7 militants de la campagne BDS  « Boycott-Désinvestissement-Sanctions », précise sur le fond : « Le tribunal retient, comme l’a rappelé la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qu’il est fondamental, dans une société démocratique, de défendre le libre jeu du débat politique qui se trouve au cœur même de la notion de société démocratique et qu’ainsi il convient d’accorder la plus haute importance à la liberté d’expression dans le contexte du débat politique ».

Il appartient donc à l’état de garantir à tous les citoyens la liberté d’expression et d’opinion. Par ailleurs, il est plus que nécessaire d’abolir  la circulaire Alliot Marie-Mercier-Taubira,  qui criminalise les militants des Droits de l’Homme.

Une certaine presse locale et nationale (qui se reconnaitra certainement)  n’a pas hésité à alimenter mon lynchage public, pour tenter de justifier des pratiques antidémocratiques et les encouragements de  la criminalisation  des militants des droits humains en faveur du peuple palestinien.

Mes remerciements vont  à mon avocat conseil, Maître D. Cochain, dont le concours,  depuis toujours,  a été très efficace. Que Mgr J. Gaillot, Daniel, Martine G., Martine K., Nicolas, Olivia, Jean Claude, Sylvie, Jacques, Christophe et Pascale, Acacia, Anne, Mireille, Henri, Bénédicte, Sakina, Pierre CS, Pierre G, Pierre B., Belkacem, Ali, Franck, Philippe, Bahia, Dominique, Ali,  Ramsis, Serge et Jacqueline, Makhlouf, Danielle,  Sylvette, Gilles, Alima,  Nadir, Jacqueline, Jean B., Naima et Stéphane, Kamel, Azzedine, Corine, Madjid, Mireille, Djamel, Youcef, Slimane, Djazia, Amal, Martine et Jean François, Jean-Yves et Nathalie, Zahia, Siham, Nadia, Mourad, Robert, Gilbert, Rosita, Nadine, Jose, Jean Michel, Marie jo, Tarek, Didier, Nelly, Yann, Yamina, Alain, Anne, Jacqueline, Ahmadian, Valérie P.,  …. (et j’en oublie certainement, qu’il me soit excusé),  trouvent  ici ma sincère reconnaissance pour leur réactions de soutien spontanées.

– Ah la belle identité nationale-

Je voudrais remercier  mes camarades de « ENSEMBLE » -Membre du FDG-  qui n’ont jamais douté de mes engagements et qui se sont élevés fermement contre cette  injustice,  l’ensemble des partis politiques qui m’ont exprimé, sans aucune hésitation,  leurs soutien (la fédération du PCF 95, LO 95, PG 95, NPA 95, FDG de la Vallée de Montmorency , la section du PCF d’Argenteuil,  l’ensemble des membres de la liste « Garges-ensemble » ( FDG) conduite par Francis Parny aux élections municipales de 2014, les militants solidaires d’EELV, les militants socialistes opposés à la politique du PS, ….).

dimanche 12 juillet 2015

EPR, Bouygues : les profits avant tout

Etre patron-voyou, ça rapporte
 
     Bouygues travaux publics a été condamné par le tribunal correctionnel de Cherbourg pour travail dissimulé sur le chantier de l’EPR de Flamanville. Via deux sociétés, le groupe de BTP a employé près de 500 travailleurs polonais et roumains, sans les déclarer et donc sans payer la moindre charge sociale, ni en France ni ailleurs. Les travailleurs n’avaient aucune protection sociale, la majorité n’avait pas de congés payés et certains aucun bulletin de paie. Le salaire des travailleurs polonais avoisinait les 950 euros pour 6 jours de travail hebdomadaire.
      Mais Bouygues n’a été condamné à payer qu’une amende de 25 000 euros, une somme dérisoire au regard des 33 milliards de chiffre d’affaires du groupe. Vraiment pas de quoi dissuader les patrons de continuer…

samedi 11 juillet 2015

Mairie d'Argenteuil : des salariés doublement victimes

 Une solution pour ces "victimes collatérales" !

Lors de la réunion en direction des agents de l'Agglo, le maire d'Argenteuil a affirmé une contre-vérité manifeste. Selon lui, ce n'est pas lui qui a fermé le self des agents municipaux, à l'hôtel de Ville, c'est le CHSCT, le comité d'hygiène et de sécurité.
     Si ce Comité a bien fait un certain nombre de constats et de recommandations, c'est le maire d'Argenteuil qui a pris la décision de fermeture, et de fermeture définitive, en décidant de ne pas faire les travaux prioritaires mis en lumière par ce CHSCT. C'est le maire qui, comme le maire précédent, à la responsabilité de ne pas avoir décidé de corriger une situation qui remonte à des années.
      En tout cas, il y a trois premières victimes collatérales de cette fermeture : les trois employés qui ont dû subir les conséquences de l'état des installations depuis des années, et qui doivent en plus quitter leur site d'Argenteuil, après 4, 8, et 13 ans de présence.
      Le maire d'Argenteuil a évoqué une aide de sa part pour leur reclassement. 
      On en est où, à la date d'aujoud'hui, de cette aide verbale ?

Saint-Hilaire-de-Riez : mais ces messieurs vont en vacances ailleurs !

Après "liquidation 1" une "liquidation 2" ?

Le journal Le Monde a publié ces derniers jours un article très intéressant sur le devenir de ces colonies de vacances qui, pendant des décennies, furent le fleuron de l'activité de vacances des communes dirigées par le PCF.
     A cette occasion, le bruit qui circulait sur la volonté de la municipalité actuelle de se débarrasser du centre de Saint-Hilaire-de-Riez en Vendée se trouve confirmée.
     Si cela aboutissait, on assisterait à la seconde tentative de la droite locale de se débarrasser de ce centre, puisqu'elle avait déjà tenté de le faire sous son premier mandat, de 2001 à 2008.
       Dans cette affaire, il n'est pas seulement question d'argent et de budget.
       Saint-Hilaire-de-Riez représente un pan de l'histoire locale où cette colonie figure comme l'emblème d'"Argenteuil la rouge", quand certains de ces messieurs ou ceux de leur camp, descendants du RPF ou de l'UDR, usaient leurs culottes courtes dans la colonie de ceux d'en face, chez les cathos locaux, à Vazeille !
        Mais la "deuxième mort" de Saint-Hilaire serait un gros gâchis sur un plan bien plus important.
        Non seulement parce que la municipalité précédente l'avait remise à juste titre en fonctionnement pour des séjours familiaux de vacances, mais parce que, à un moment où l'accès aux vacances recule pour les familles des milieux populaires et leurs enfants, cette "colonie" pourrait être un formidable outil.
        Régulièrement, la municipalité cite le réseau associatif comme un moyen de contrer un certain nombre de conséquences de ses difficultés financières. Il n'y aurait rien à faire sur ce plan, à Saint-Hilaire, en liaison avec ce réseau associatif ?
        NON A LA VENTE DE SAINT-HILAIRE-DE-RIEZ !


      


Grèce : les vautours s'acharnent

Si Tsipras est prêt à capituler, il n’est pas sûr que ce soit le cas des classes populaires.

Une heure et demie avant la date limite fixée par ses créanciers, le gouvernement grec leur a transmis une liste de mesures : hausse de la TVA et des impôts, réforme des retraites, reprise des privatisations. A première vue, cela revient à accepter le plan d’austérité qu’exige l’Union européenne.
     Mais il n’est même pas dit que ce recul leur suffise. Tsipras a beau avoir cédé sur l’essentiel, ils veulent être sûr que cela apparaisse aux yeux des peuples, grec mais aussi de tous les autres, comme une capitulation. Ils veulent ainsi démontrer qu’il est impossible de leur désobéir et de remettre en cause la dictature des banquiers et des financiers.
      Mais si Tsipras est prêt à capituler, il n’est pas sûr que ce soit le cas des classes populaires.

vendredi 10 juillet 2015

Agglomération d'Argenteuil-Bezons, l'avenir des personnels, G. Mothron organisait une réunion hier au soir. Compte-rendu



Dissolution de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons : le maire d’Argenteuil réunissait les personnels de l’Agglo hier au soir

Si la réunion d’hier au soir à la salle pierre Dux a eu le mérite d’exister, elle est arrivée bien tard, plus d’un an après l’engagement de la dissolution de l’Agglomération, à un moment improbable (9 juillet), et à une heure où il était difficile pour de nombreux agents de venir (ramadan). Conséquence, une participation seulement d’une cinquantaine d’agents maximum.
         4 élus sont intervenus : le maire, son adjoint aux finances X. Péricat, M. Clavel, l’élu en charge du personnel de la Ville, et P. Métézeau dont l’art pour « envelopper » les choses d’un nuage de fumée n’est plus à démontrer, comme il en a donné une nouvelle preuve hier au soir.
         Un certain nombre d’engagements ont été pris… à l’oral. On peut légitimement s’inquiéter sur leur validité lorsque l’on a vu hier au soir comment en particulier P. Métézeau refaisait l’histoire de la dissolution de l’Agglomération.
         Il faut rappeler que cette dissolution de l’Agglo ne faisait pas partie du programme électoral de la municipalité actuelle, qu’elle est devenue un objectif immédiat pour elle lorsqu’elle a découvert au lendemain du deuxième tour en mars 2014 qu’elle n’y était pas majoritaire. Elle a tenté alors de contourner la situation en votant une répartition des sièges pour Argenteuil à sa façon (décision cassée). Elle a alors décidé de se lancer vers le Grand Paris, en adhérant à une Agglo virtuelle (autour de Puteaux), etc. etc. En procédant ainsi, elle a engagé une situation inquiétante pour les personnels.
         Sur le futur « territoire » des Boucles de la Seine », on aimerait partager la conviction affichée hier de GM qui pense que les communes très riches des Hauts-de-Seine vont aider les communes pauvres telles Argenteuil (« partager richesses et pauvretés ») !

         GM a confirmé que les personnels de la Ville passés à l’Agglo en 2006 y retourneront.
         Pour les contractuels, GM « ne peut pas rassurer ».
         Pour les compétences-Ville, GM a affirmé qu’il n’y aurait pas privatisation.
         Au 1er janvier prochain, les activités continueront. Ainsi pour les OM, il y aura seulement des conventions entre la Ville d’Argenteuil et Bezons pour continuer d’assurer le service. Mais jusqu’à quand ? Et sous quelle forme ? La défense de G.M. du système de la « régie » ne nous a pas convaincu. Non pas que l’on doute de ses convictions presque « Lutte Ouvrière » sur la question, mais qu'en sera-t-il demain, après-demain ?
         Et la culture ? « C’est pareil » que les autres anciennes compétences-Ville : Cela paraît bien affirmatif, alors que les interventions contradictoires des élus hier au soir ont de quoi inquiéter :
         GM : « On souhaite récupérer les deux équipements (Figuier et Cave dîmière). « Les Villes vont récupérer leur programmation » ; mais :
         X. Péricat : « On ne connaît pas encore les compétences respectives (du Grand Paris, de leurs Territoires, et des Villes) », et surtout : « Ca sera à voir avec le conseil de territoire) ;
         P.M. : « Que ce soit l’Agglo ou municipal, on aura toujours besoin de personnel ». Mais lequel ? Dans quel cadre ?
         La question centrale de l’avenir de la Métropole du Grand Paris pèse. Non seulement, les compétences respectives n’ont pas été décidées, mais lorsqu’elles le seront, ce sera une question de rapport de forces entre les Villes, et intérêts publics et privés,…, qui tireront à hue et à dia, et croit-on vraiment qu’Argenteuil y sera en position de force ?
Selon GM, avant septembre, il ne se passera rien. Pourtant « il est grand temps » (GM). Des réunions auront lieu à cette date, pour l’instant, seulement avec le maire de Bezons, qui jusqu’alors a joué la « chaise vide » comme P. Doucet. En septembre, quel sera l’attitude de celui-ci ? Mystère et boule de gomme !

On verra, on verra, on verra…


         « Il faudra que l’on se retrouve à la même table » (avec D. Lesparre et P. Doucet). Sur un certain nombre de points, selon GM, on verra alors, selon la tournure des discussions. « On prendra ensemble les décisions ».
On verra pour les contractuels. GM déclare ne rien savoir sur leur nombre ! Il avait pourtant sous la main des représentants syndicaux qu’il pouvait interroger hier au soir, sans parler que s’il suivait de près la situation du personnel de l’Agglo, de ses réunions de ces derniers mois, et l’expression syndicale, il aurait découvert que ces chiffres sont des secrets de polichinelle !
« On verra » pour les stagiaires dont les stages ont été opérés ces derniers mois, mais M. Clavel s’engage à ce qu’il n’y ait pas de problèmes pour ces stagiaires après le 1er janvier 2016.
(Une discussion vive entre un agent et GM : « entre quelqu’un qui m’interpelle bruyamment et quelqu’un de calme, je choisirai le  second ! » (Il s’excusera de cette déclaration en fin de réunion). A propos d’un agent de l’Agglomération qu’il soupçonne pro-Doucet : « le commissaire politique » ! : GM : « votre cas déjà décidé ». Ambiance, ambiance).
On verra sur le « régime indemnitaire », sur les « tickets-restaurant. »
On verra selon la situation financière de l’Agglo fin 2016, et des organisations périphériques qui lui sont liées (syndicat Azur,…).
Les représentants syndicaux qui sont intervenus (CGT en l’occurrence) ont demandé de participer aux discussions. GM pas contre, plutôt dans un second temps.
(A l’occasion d’une question d’un agent de l’Agglo sur l’avenir du nouveau centre technique de l’Agglo dans la Zone industrielle du Val, il s’avère que le maire ne le connaît pas).
        
Il faut maintenant que les personnels interviennent, pèsent. C’est une question de rapport des forces. Ils peuvent par leur mobilisation obtenir les précisions sur bien des aspects « flous » qui demeurent après cette réunion, et que leurs aspirations, individuelles et collectives, soient entendues, pour les titulaires, pour les non-titulaires, pour les stagiaires, pour leurs salaires et leurs conditions de travail.
Dominique MARIETTE, présent hier au soir
Militant de l’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil
Responsable Du parti LUTTE OUVRIERE
06.99.49.98.64.

On peut me joindre.