samedi 4 juillet 2015

Education : des chiffres, des répartitions, mais l'Ecole, mais l'Education ?



Rogner, réduire, bousculer

La municipalité d’Argenteuil a engagé une véritable guerre contre l’Ecole maternelle qui est pourtant un maillon déterminant de la future scolarité des enfants qui lui sont confiés. Nous y revenons régulièrement sur ce blog. Ce rôle est d’autant plus important dans les communes populaires telles Argenteuil et dans les quartiers populaires
         Le personnel « Atsem », aux côtés des enseignants, joue un rôle très important dans ce moment essentiel de transition des années de maternelle. S’il est de tradition que de nombreux parents manifestent par des gestes de sympathie le travail des enseignants du primaire à la fin de l’année, les « Atsems » ne sont pas oubliées, à voir les bouquets de fleurs et les petits cadeaux dont elles étaient chargées hier, à la sortie du dernier jour de classe. C'est un signe du rôle essentiel qu'elles jouent.
         La municipalité a décidé d’abandonner le principe d’une « Atsem » par classe à la rentrée prochaine, et d’établir, sur une base générale de deux « Atsems » pour trois classes, leur répartition par un savant dosage sur l’ensemble des écoles de la Ville.
         C’est inacceptable, mais ce n’est pas tout. Pour appliquer ce principe, de nombreuses « Atsems » viennent d’apprendre leur affectation sur une nouvelle école, après des années de présence pour certaines, sur une école donnée, durant lesquelles elles avaient joué un rôle essentiel, en particulier vis-à-vis des familles qui les connaissaient.
         La municipalité d’Argenteuil gère de cette manière façon comptable ses petites affaires vis-à-vis d’une question aussi essentielle pour la population que l’Ecole. Déplacer ces personnels ne lui pose pas de problème. Mais s’imagine-t-elle vraiment qu’il y a problème ? Pour le constater et l’éviter, il faudrait se sentir solidaire avec ceux qui ont le plus besoin de l’Ecole. La réalité est très loin de ce « il faudrait ».

Canicule : une question de météo, mais des conséquences bien en rapport avec la société



Des moyens pas à la hauteur

Il y a quelques années, en plein cœur de l’été, la canicule avait fait de très nombreuses victimes, en particulier parmi les personnes très âgées. On parle de davantage de vigilance de la société sur la question aujourd’hui.
         A Argenteuil il y a ainsi une liste de vigilance qui permet qu’un service de la mairie appelle quotidiennement des personnes âgées en s’informant sur leur santé et en leur prodiguant un certain nombre de conseils sur la question.
         Le hic est que cette liste comprend moins de 200 contacts sur les milliers de personnes âgées avec lesquelles il faudrait établir potentiellement le contact. Quant au personnel nécessaire pour maintenir ce lien téléphonique voire pour agir est-il en mesure, vu les effectifs, de faire plus ? On en doute.
         On a là un bel exemple de l’écart entre le besoin social d’attention et de suivi collectif et les moyens pour y répondre.

Il fait trop chaud pour travailler

Malgré des températures caniculaires, de nombreux salariés continuent de travailler dans des conditions qui mettent leur santé en danger. En théorie, selon la loi, les employeurs devraient prendre des mesures de protection. Mais le code du travail reste très flou et s’il existe des « recommandations » à partir de 28 degrés, rien n’oblige les patrons à agir. Et même s’il y avait des obligations, combien de patrons s’assoiraient dessus ?
Pour préserver leur santé, les travailleurs doivent imposer eux-mêmes les limites. Comme le répètent les autorités : restons au frais et évitons toute agitation inutile !

vendredi 3 juillet 2015

Chômage, emploi, non à l'augmentation du temps de travail, à Argenteuil comme ailleurs



Non à une décision qui vise les agents communaux bien sûr, mais aussi tous les habitants !

Le point central du prochain conseil municipal d’Argenteuil de ce mardi prochain 7 juillet concerne l’augmentation du temps de travail des agents communaux. La municipalité veut faire passer la durée moyenne de l’ensemble du personnel de 36 à 38 heures.
         Il n’y a rien de surprenant que ces gens opèrent de cette façon un nouveau mauvais coup contre le personnel communal. Leur mépris à leur égard est à l’image de tous ces dominants qui veulent « rentabiliser » sur le dos des travailleurs. Durs avec eux, ils n’ont, en revanche, que compréhension, que sollicitude à l’égard des banques qui asphyxient pourtant les finances des collectivités territoriales, et d’un Etat qui ne distribue pas les moyens nécessaires.
         Alors qu’il faudrait partager le travail entre tous, et embaucher dans les services utiles à la population, la municipalité s’est attaquée, et continue à le faire, au personnel non-titulaire, en licenciant des centaines d’agents. Alors qu’il faudrait continuer à réduire le temps de travail, la municipalité prend le chemin contraire.
         Ces messieurs nous diront qu’ils ont été élus, et que finalement, ils n’ont pas de comptes à rendre jusqu’en 2020.
         Ce n’est bien sûr, pas notre conception du fonctionnement de la société. Et les habitants de la Ville doivent dire à tout moment qu’ils ne sont pas d’accord.
         Licenciements et allongement du temps de travail des agents municipaux vont contre les intérêts de tous. C’est au nom des habitants que la municipalité prétend régner. Qu’ils sachent qu’une fraction importante de la population dit non à la mesure qu’elle veut prendre ce mardi.