jeudi 23 avril 2015

Korian : profits pour les uns, salaires à la traîne pour les autres. Une correspondance de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière à paraître.



Maisons de retraite Medica : le personnel proteste

Cette année a été marquée par la fusion-absorption du groupe Medica par Korian, devenu le numéro un des maisons de retraite.
Pour les actionnaires, pas de problème, les affaires marchent bien : le chiffre d’affaires progresse de 64 %, le bénéfice est supérieur de 116,3 % à celui de 2014, les dividendes versés s’élèvent à 30 millions d’euros ; quant au directeur général, il a reçu 660 000 euros pour l’année.
Cela n’a pas empêché la direction du groupe Korian d’annoncer que, pour les salariés de Medica, il n’y aurait pas de participation. Cette prime, aux alentours de 300 euros ces dernières années, était très attendue pour les petits salaires. Cette annonce a indigné le personnel et, relayée par les syndicalistes CGT, elle a contribué à l’organisation d’une journée d’action le 15 avril, avec des débrayages devant au moins 57 établissements sur tout le territoire et des signatures de pétition dont le nombre approche maintenant les 2000. Les travailleurs demandent la prime, la revalorisation des salaires, la reconnaissance de leurs métiers, le remplacement des agents absents et de meilleures conditions de travail.
Non contents de ne pas payer leur personnel, les groupes de maisons de retraite ne remplacent pas systématiquement les salariés absents, reportant la charge de travail sur le personnel présent tout en se faisant payer par les ARS (Agences régionales de santé) pour un effectif complet ! Tout est bon pour ne pas sortir d’argent : chariots brinquebalants, matériel usé jusqu’à la corde, ou en nombre insuffisant comme le matériel de levage des résidents, jusqu’aux changes des résidents qui manquent ! Et c’est au personnel de pallier l’incurie de leur direction.
Dans au moins une maison de retraite parisienne, Korian Champ-de-Mars, les travailleurs n’ont pas repris le travail après le 15 avril, et une nouvelle journée de mobilisation était prévue le 23 avril sur tout le groupe.
                                               
                                                               Correspondant LO

A Bezons le 15 avril


Un nouveau rassemblement a lieu aujourd'hui à l'appel de la CGT :

jeudi 23 avril
au 32 rue Guersant, 75017 PARIS à 12h

mercredi 22 avril 2015

Handicapés ou pas, des augmentations salariales nécessaires




Comme pour tous les autres travailleurs, une hausse nécessaire des salaires !

La quasi-totalité des travailleurs de l’entreprise Cèdre Elise dans la zone industrielle du Val ont fait grève hier. Ils réclament une hausse de salaire. Leurs salaires actuels sont très bas.
Cette entreprise a le statut d’Entreprise Adaptée. Elle propose des emplois en CDI pour des personnes en situation de handicap. Cèdre Elise traite les déchets papiers de nombreuses entreprises de toute l’Ile de France. Elle les collecte, les trie, et en détruit une partie et reconditionne des cartouches-laser pour imprimantes.
         On imagine très bien que ce n’est pas par solidarité que les entreprises qui font appel à Cèdre Elise le font, mais pour des tarifs très intéressants. Mais c’est au prix de salaires très bas pour les employés.
         En tout cas, les travailleurs, handicapés ou pas, n’acceptent pas cette situation, et ils ont bien raison.

Jobs d'été dans les milieux populaires comme ceux d'Argenteuil : une gageure



Un triste salon, une triste situation

L’édition de cette année de la journée « Jobs d’été » a eu lieu hier dans la salle Jean Vilar. Elle faisait grise mine.
Pourquoi s’en étonner ?
Le chômage ne cesse d’augmenter. Alors, comment cela serait-il facile pour des jeunes qui cherchent des emplois saisonniers d’en trouver ?
Et ce n’est certainement pas la municipalité d’Argenteuil qui supprime les emplois à tour de bras qui peut en offrir.
Quant à la présence de stands de la police et de l’armée, on ne savait vraiment pas que ces institutions offraient des « jobs d’été ».
Alors, dans ce salon, il y avait quelques petites offres dérisoires –quelques semaines à l’occasion du tournoi de Rolland Garros par exemple - mais certainement pas, en tout cas en nombre, des emplois pour un mois ou deux mois d’été.
En tout cas, un évènement à l’image de la situation générale à l’échelle du pays comme de la localité. Une image sombre.