Maisons
de retraite Medica : le personnel proteste
Cette année a été marquée par la
fusion-absorption du groupe Medica par Korian, devenu le numéro un des maisons
de retraite.
Pour les
actionnaires, pas de problème, les affaires marchent bien : le chiffre
d’affaires progresse de 64 %, le bénéfice est supérieur de 116,3 % à celui de
2014, les dividendes versés s’élèvent à 30 millions d’euros ; quant au
directeur général, il a reçu 660 000 euros pour l’année.
Cela n’a
pas empêché la direction du groupe Korian d’annoncer que, pour les salariés de
Medica, il n’y aurait pas de participation. Cette prime, aux alentours de 300
euros ces dernières années, était très attendue pour les petits salaires. Cette
annonce a indigné le personnel et, relayée par les syndicalistes CGT, elle a
contribué à l’organisation d’une journée d’action le 15 avril, avec des
débrayages devant au moins 57 établissements sur tout le territoire et des
signatures de pétition dont le nombre approche maintenant les 2000. Les
travailleurs demandent la prime, la revalorisation des salaires, la
reconnaissance de leurs métiers, le remplacement des agents absents et de
meilleures conditions de travail.
Non
contents de ne pas payer leur personnel, les groupes de maisons de retraite ne
remplacent pas systématiquement les salariés absents, reportant la charge de
travail sur le personnel présent tout en se faisant payer par les ARS (Agences
régionales de santé) pour un effectif complet ! Tout est bon pour ne pas sortir
d’argent : chariots brinquebalants, matériel usé jusqu’à la corde, ou en nombre
insuffisant comme le matériel de levage des résidents, jusqu’aux changes des
résidents qui manquent ! Et c’est au personnel de pallier l’incurie de leur
direction.
Dans au
moins une maison de retraite parisienne, Korian Champ-de-Mars, les travailleurs
n’ont pas repris le travail après le 15 avril, et une nouvelle journée de
mobilisation était prévue le 23 avril sur tout le groupe.

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