Girouettes tournant au gré de leur propre vent
Un lecteur perspicace, averti et curieux
a retrouvé la prise de position suivante de l’Union des Maires du Val d’Oise.
Elle avait été adoptée à l’unanimité par une association qui est dirigée par
les amis politiques de Messieurs Mothron, Métézeau, et Péricat. Alors, c’est
vrai, cette motion date de … septembre 2013, c’est-à-dire avant les élections
municipales, et que les girouettes sur les églises se dirigent au gré du vent.
Mais tout de même… En tout cas nous
portons ce texte à la connaissance des habitants inquiets de la perspective de
la liquidation de la CAAB et des grandes manœuvres politiciennes en cours.
« Les
élus de l'Union des Maires du Val d'Oise ont adopté à l'unanimité une motion
contre la Métropole de Paris lors de leur dernier conseil d’administration.
Réunis
la semaine dernière au Conseil général du Val d'Oise, les élus du conseil
d'administration de l'Union des Maires du Val d'Oise ont voté à l'unanimité une
motion contre la Métropole de Paris. Malgré leurs différentes couleurs
politiques, les représentants ont les mêmes inquiétudes. Ainsi, selon eux, « la
règle qui obligerait les Communautés d’Agglomération à dépasser le seuil de 200
000 habitants remettrait en cause le schéma départemental de coopération
intercommunale (SDCI) et éloignerait encore plus le citoyen des centres de
décision ». Une mesure d'autant plus symbolique que Val d’Oise a été le premier
département en France à adopter son schéma à l’unanimité.
Autre
point noir, l’obligation de remettre en cause la carte intercommunale au
lendemain des élections municipales qui serait pour les maires « un terrible
déni de démocratie ». Et d'ajouter : « L’aboutissement des contrats de
développement territorial des pôles de Roissy et du Bourget serait rendu
difficile par la disproportion de taille de la métropole du Grand Paris et des
communes limitrophes du Val d’Oise, notamment Roissy et Bonneuil-en-France ».
En fin, les élus craignent les conséquences économiques que peut engendrer la
création d'une super intercommunalité : « La création d’une intercommunalité de
6 millions d’habitants exercera naturellement une pression sur l’enveloppe financière
globale de la DGF (déjà en réduction sur 2014 et 2015) dévolue à toutes nos
communes et intercommunalités ».