mardi 19 août 2014

Rentrée des étudiants : plus chère


 
 
Le coût de la rentrée universitaire 2014-2015 progresse de 1,5% selon une enquête publiée lundi par une organisation étudiante, la FAGE. L’UNEF, principal syndicat étudiant, évalue, elle, cette hausse à 2%. Ces organisations pointent en particulier les loyers qui représentent la moitié des dépenses mais aussi les droits d’inscription à l’université, la cotisation à la Sécurité sociale et à la complémentaire santé, etc.…
Le ministre de l’Éducation, Benoît Hamon, vient d’annoncer la revalorisation de « l’ensemble des bourses sur critères sociaux en septembre »... à hauteur de 0,7 % !
Très clairement, il n’y a pas le compte. Il est vrai que l’on ne demande pas au ministre d’être fort en calcul mais seulement d’appliquer l’austérité gouvernementale.
En tout cas, une situation qui entraîne la nécessité pour les collectivités locales, de pallier, en partie, la dégradation de la situation des étudiants.


Pacte de responsabilité : un pacte du genre : "moi je te donne tout sans contrepartie. T'es d'accord ? "


Par ici la monnaie des fonds publics !

 Alors que les entreprises commencent à toucher le nouveau pactole des 40 milliards du fameux pacte, leur investissement recule.  Pour le gouvernement, les entreprises, les méchantes, ne jouent vraiment  pas le jeu. C’est ce que Sapin, le ministre des finances répète une fois de plus dans le journal Libération.

         "Nous leur donnons des moyens pour investir, embaucher, innover. Elles doivent saisir cette chance". Mais non, les capitalistes n’investissent pas dans la production, ou si, si ils veulent, quand ils le veulent, et, sans mystère, si peu.

         Quels ingrats ces capitalistes qui cherchent leur profit ailleurs que dans la production !

         Et pourtant, pour Sapin : "Cette politique conduira à redonner aux entreprises les 40 milliards d'euros de marges qu'elles ont perdus."

         Ces quarante milliards auront en revanche bien été perdus pour la collectivité, pour le service public, pour les communes,…

         Mais les Sapin, Valls et compagnie peuvent toujours faire entendre leurs jérémiades hypocrites. C’est la loi du capitalisme. Aboulez la monnaie des fonds publics pour mes profits, quant à moi je fais ce que je veux. C’est cela la propriété privée des moyens de production. Et le gouvernement est là pour la servir.

lundi 18 août 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise de ce lundi 18 août 2014


Valls lui-même le dit : la rentrée sera difficile.
Pour une fois, il dit la vérité. La rentrée sera en tout cas difficile pour les travailleurs, les chômeurs, les retraités du monde du travail, et pour beaucoup, catastrophique. Les grandes entreprises continuent à diminuer leurs effectifs au nom de la compétitivité en faisant faire plus de travail par moins de travailleurs. Le chômage augmente inexorablement. Même celles et ceux qui retrouvent du travail après un licenciement, au bout des semaines ou des mois de galère, ne retrouvent qu’un emploi plus précaire, plus flexible, plus mal payé et souvent, loin du logement péniblement acquis au fil des ans. Quant aux jeunes, commencer sa vie professionnelle sans trouver d’emploi, errer de petit boulot en petit boulot devient la règle. Même pour les salariés qui ont un emploi stable, leur pouvoir d’achat s’effrite parce que les salaires sont bloqués alors que les dépenses augmentent : loyers, impôts, scolarité des enfants.
Malgré les mensonges et les fausses promesses dont Hollande et Valls nous ont abreuvés tout au long de l’année en pérorant sur la reprise de la croissance ou le « retournement de la courbe du chômage », l’économie ne redémarre pas. Même l’Allemagne, présentée si longtemps comme l’exemple à suivre, est en train de s’enfoncer dans la stagnation. L’économie capitaliste, cette économie démente où la concurrence pour le profit conduit à des soubresauts économiques de plus en plus fréquents, de plus en plus graves, ne parvient pas à surmonter sa crise. Voilà la raison fondamentale de l’aggravation de la guerre de classe menée par la classe capitaliste contre les travailleurs.
Pour la grande bourgeoisie qui monopolise la propriété des usines, des machines, des moyens de production, démolir les conditions d’existence des travailleurs est un impératif pour sauvegarder et pour accroître leurs fortunes malgré la crise. Mieux, en profitant de la crise elle-même, pour que les actionnaires des entreprises les plus puissantes mettent la main sur les canards boiteux, pour concentrer le pouvoir économique entre les mains d’un nombre restreint de grand bourgeois. Pour eux, la crise n’est pas un malheur mais une opportunité à saisir. Ce qui leur en donne les moyens, c’est l’aggravation de l’exploitation dans les entreprises elles-mêmes et c’est la mise à leur disposition d’une part croissante des moyens de l’État avec pour contrepartie des économies sur les services publics et la démolition des protections sociales.
Dans cette guerre de classe, l’État, le gouvernement sont entièrement au service des intérêts de la grande bourgeoisie. Les Hollande et Valls parlent d’entreprises, là où il s’agit en vérité de leurs actionnaires, de la grande bourgeoisie. Car prétendre « favoriser les entreprises » alors que celles-ci licencient, est une escroquerie. Le profit des entreprises n’a jamais servi aux travailleurs et depuis plusieurs années, il ne sert même plus les investissements productifs mais la spéculation. Et Valls d’affirmer qu’« il est hors de question de changer de politique ». Le Parti socialiste est prêt à se suicider électoralement, mais il servira jusqu’au bout ses donneurs d’ordre, les gros possédants.
Voilà ce qu’ils nous réservent. Nous n’avons rien d’autre à attendre des maîtres de l’économie et de leurs serviteurs politiques que des coups. Alors, sachons que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Seule une explosion sociale, susceptible de se transformer en lutte déterminée et consciente des travailleurs peut les arrêter. Car malgré toute l’avidité de la classe bourgeoise, malgré toute la servilité de la caste politique, ils savent que l’économie ne peut fonctionner qu’avec les bras et les cerveaux de leurs salariés.
Le rapport de force pour une lutte déterminée n’y est pas encore ? Pèse sur les travailleurs tout le poids du chômage, de la crainte pour l’avenir. Pèsent autant les déceptions politiques du passé, le constat que la gauche au pouvoir est aussi servile devant la grande bourgeoisie que la droite. Pèse encore cette désorientation politique profonde qui pousse une partie des classes populaires vers des illusions mortelles en une extrême droite, tout autant au service du grand capital que les autres, mais en plus dangereux pour les travailleurs et pour la société.
Il n’en reste pas moins que seule la lutte déterminée et consciente des travailleurs ouvrira une voie.
Nous en avons la capacité. La volonté de nous y engager viendra en reprenant confiance en nous-mêmes.


SNCF-Saint-Lazare : des travaux en août, oui, mais pas au détriment des usagers et des travailleurs-usagers en particulier


Pour les travailleurs du week-end en août, la galère. Une information d’un militant d’Argenteuil.
 
« … Certains d’entre vous ont alerté sur diverses défaillances des services publics et des animations d’été sur notre ville.

         Une nouvelle fois, la ligne ferroviaire Asnières-Argenteuil sera fermée tout le week-end jusqu’à la fin Août (ça fait encore 2 week-ends).

         On sait que ces perturbations sont dues à la politique de sous-traitance de la SNCF qui entend ainsi offrir des conditions de « sécurité » aux boîtes de travaux publics privées intervenant en lieu et en place des cheminots.

         Mais quid des nombreux Argenteuillais qui travaillent à Paris dans des commerces et services ouverts le samedi et… de plus en plus le Dimanche ?

         Du côté  de Pépy (le chef de la SNCF) et de Huchon, c’est le total mépris pour les besoins des banlieusards… »

Commentaire Lutte Ouvrière : Merci pour ce message. Il est vrai que ces travaux sont nécessaires, et que les conditions de sécurité, pour les cheminots comme pour travailleurs des entreprises sous-traitantes sont une priorité. Mais la SNCF a sans doute les moyens pour que cela se fasse dans les conditions les moins contraignantes pour les usagers. Et pour commencer, les conditions palliatives de transports d’Asnières à Argenteuil doivent permettre des conditions correctes de transport. Et il doit y avoir la gratuité pour août pour les usagers habituels de la ligne, répercutée sur le prix de l’abonnement "navigo".

Argenteuil : finances municipales, dsp des marchés forains, photos



Libération, été 2014, pardon, hiver 1997 !

 
Un « commentateur » du blog "Argenteuil politique" évoque avec «à propos » l’article du journal Libération du  7 février 1997 sur la situation calamiteuse des finances de la Ville… d’Argenteuil.
         On pourrait en toute facilité changer les dates, remplacer février 1997 par avril 2008 ou juin 2014 que cela ne changerait rien sur l’essentiel sur le cœur d’un contenu qui, lui, ne vieillit pas. De la même façon on pourrait lire « rénovation de la piscine Youri Gagarine » (2014) à la place de « Figuier blanc » (2008) ou coût de « l’Hôtel de Ville » (1995), au niveau du dépassement du réalisé par rapport à la prévision, que le sens demeurerait le même.
         Il n'y a vraiment rien de nouveau sous le soleil, et pourquoi faudrait-il s’en étonner.

         Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’une commune telle Argenteuil, populaire, importante, n’ayant pas de nombreuses grandes entreprises sur son territoire, à la différence de Gennevilliers par exemple, cumule un certain nombre d’obstacles et de difficultés financières afférentes très importantes.

         D'autant que les péréquations, qui permettent qu’une partie des revenus fiscaux des communes les plus riches aillent vers les plus pauvres, sont infimes.

         La solution est dans une organisation différente de la société, et en attendant, déjà dans la mobilisation pour des dotations d’Etat plus importantes et pour de meilleurs revenus de la population.

 
Ni au détriment des commerçants ni à celui des employés et des habitants

Le dernier conseil municipal de juillet a entériné la désignation de l’entreprise Mandon comme délégataire du service public des marchés forains de la commune d’Argenteuil. Cette décision met un terme, à compter du 1er septembre prochain, à l’activité du délégataire actuel, l’entreprise Lombard et Guérin, qui avait cette délégation depuis des décennies.

         Les commerçants d’Argenteuil demandent à voir ce qui va changer pour eux, ou pas. Pour cela, ils aimeraient bien rencontrer en particulier la nouvelle municipalité.

         Quant aux salariés actuels de Lombard et Guérin sur Argenteuil, ce n’’est pas parce que le délégataire change qu’ils doivent en subir des conséquences négatives.

         En tout cas, suivre cela, comme toute l’activité de cette délégation d’un service public à une entreprise privée qui en d’autres temps pourrait totalement rester dans les mains de la municipalité, doit être l’affaire des acteurs concernés, commerçants, employés, habitants.



Deux photos de la manifestation de soutien au peuple de Gaza
Argenteuil le 13.08.14


                                                                                            D. H
 



 

dimanche 17 août 2014

Agenda militant



Lundi 1er septembre

13 h 30 à la salle Pierre Dux, Argenteuil

Assemblée générale des personnels municipaux

 

Vendredi 12, Samedi 13, Dimanche 15 septembre

Présence de Lutte Ouvrière

Avec son stand à la fête de l’Humanité

 

Samedi 13 septembre

Présence de Lutte Ouvrière dans différents quartiers d’Argenteuil

 

Vendredi 19 septembre

Réunion du Cercle Léon Trotsky à Paris

20 heures 30 Salle de la Mutualité, Paris Vème

« La Première guerre mondiale »

 

Jeudi 25 septembre

Réunion publique de Lutte Ouvrière à Argenteuil

20 heures 15, salle Pierre Dux

« La situation politique et sociale et la politique des communistes »

 

Irak : le chaos actuel, un fléau du capitalisme et de l'impérialisme. Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine.


Irak : l'impérialisme a créé le chaos

Bombardements de l'aviation américaine, fourniture d'armes aux Kurdes, visite de Fabius aux chrétiens irakiens, reportages sur les massacres et la situation humanitaire : le déploiement militaire, diplomatique et médiatique vise à faire croire que l'impérialisme, et en premier lieu l'impérialisme américain, intervient en Irak pour y rétablir l'ordre.

Mais il est le principal responsable du chaos qui ravage ce pays depuis plus de dix ans. Même les milices de l'État islamique qui menacent aussi bien la capitale, Bagdad, que la zone kurde au nord, sont un des produits de la politique de « diviser pour régner » menée par les grandes puissances dans cette région riche en pétrole.

La création et les frontières de l'Irak ont été décidées par la France et la Grande-Bretagne uniquement en fonction de leurs intérêts, au lendemain de la Première Guerre mondiale, lors du dépeçage de l'Empire ottoman. Ces puissances coloniales comptaient, pour assurer leur prédominance, sur les oppositions latentes entre Arabes et Kurdes, chiites et sunnites, musulmans, juifs et chrétiens de multiples obédiences. Et l'histoire du pays est une succession de coups d'État, de complots, d'exécutions, d'expulsions et de massacres de masse, d'interventions américaines, françaises et anglaises, sur fond de dictature féroce.

Lors de la chute du chah d'Iran, en 1979, le président irakien Saddam Hussein se fit le bras armé de l'Occident dans la région. Équipé en particulier par la France, il entra en guerre contre la République islamique d'Iran, à la fois pour déstabiliser le régime de Khomeyni et pour élargir sa propre zone pétrolière sur le golfe Persique. De 1980 à 1988, les deux pays s'épuisèrent dans cette guerre, qui fit de chaque côté des centaines de milliers de morts et des centaines de millions de dollars de destructions.

Mais lorsqu'en 1990 Saddam Hussein voulut se payer directement de ses services en s'emparant du Koweit, une coalition menée par les États-Unis et à laquelle participa la France écrasa l'Irak. Ce fut la première guerre du Golfe. Saddam resta au pouvoir dix ans encore, réprimant les oppositions chiite et kurde et s'appuyant sur les religieux sunnites, cependant que l'embargo économique décidé par les grandes puissances occidentales ruinait l'économie et tuait un demi-million d'enfants.

En 2003, à la suite des attentats du 11 Septembre à New York et de la « lutte contre le terrorisme », le gouvernement américain de Bush fils déclenchait une seconde guerre contre l'Irak, pour mieux asseoir son contrôle sur la région. Saddam Hussein était renversé et la coalition occidentale occupait le pays.

Mais vaincre militairement est une chose, faire fonctionner un pays en est une autre. Les occupants avaient beau soutenir un gouvernement irakien fantoche et chercher l'appui de milices locales, de partis, de groupes religieux ou ethniques, la guerre n'en finissait pas, les révoltes se succédaient. Le départ officiel des troupes américaines en décembre 2011 signait un constat d'échec. Le pays était divisé de fait en régions autonomes contrôlées par des milices rivales en lutte incessante les unes contre les autres.

En 2011, des manifestations populaires eurent lieu contre la dictature de Bachar el-Assad en Syrie. Les groupes intégristes sunnites d'Irak qui s'y étaient réfugiés pour fuir l'occupation américaine se développèrent, soutenus et armés par l'Arabie saoudite et les pays du Golfe, mais aussi par la France, qui appelait alors au renversement d'Assad. Ces milices sont ensuite revenues en Irak, se sont installées dans l'ouest du pays, et aujourd'hui marchent sur Bagdad, terrorisant au passage les populations chiites et chrétiennes.

L'intervention américaine en cours réussira-t-elle à empêcher la victoire des milices de l'État islamique ? Même si c'est le cas, le chaos qui a des racines bien plus profondes, liées à la présence et à la politique de l'impérialisme, se maintiendra, se traduisant pour la population par des massacres, la misère, la faim, l'exil.

Gaza : une manifestation à Tel-Aviv d'Israéliens opposés à la politique de leur gouvernement. Une dépêche AFP via le site du Monde. Pour information.

Des milliers d'Israéliens ont appelé samedi leur gouvernement à reprendre les discussions avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et dénoncé « une guerre qui pouvait être évitée ».

« Des milliers d'Israéliens ont appelé samedi leur gouvernement à reprendre les discussions avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et dénoncé « une guerre qui pouvait être évitée ». 
Des milliers d'Israéliens ont manifesté dans la soirée du samedi 16 août à Tel-Aviv pour appeler leur gouvernement à reprendre les négociations de paix avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Cette manifestation est la plus importante du « camp de la paix » depuis le lancement de l'opération israélienne à Gaza le 8 juillet, faisant près de 2 000 morts palestiniens et 70 du côté israélien. Une trêve est actuellement observée par Israël et le Hamas palestinien, qui contrôle Gaza, en attendant l'issue de négociations au Caire.
De très importantes forces de police étaient déployées autour de la place Yitzhak Rabin (du nom de l'ex-premier ministre assassiné), dans le centre de Tel-Aviv, où s'est déroulé le rassemblement afin d'éviter des heurts avec des contre-manifestants d'extrême droite. La manifestation a été organisée par le Meretz, un parti d'opposition de gauche, la Paix Maintenant, une ONG hostile à la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, et Hadash, le parti communiste. »