mardi 29 juillet 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprises de ce lundi 28 juillet 2014


Les grandes puissances responsables du chaos et des massacres !

Des événements spectaculaires et tragiques viennent de se produire aux quatre coins de la planète.
          Il y a eu plus de 100 victimes dans le crash de l’avion d’Air Algérie qui reliait le Burkina Faso à Alger. Accident provoqué par de mauvaises conditions météorologiques, comme cela semble le cas en l’état actuel des informations, ou par un attentat, hypothèse évoquée par les commentateurs partant du fait que ce crash a eu lieu au-dessus du Mali où se trouve impliquée l’armée française ?

Ce qui paraît surprenant à la suite de ce crash, c’est cette multiplication de gestes et de mesures pour le moins inhabituels de la part du gouvernement : réunions ministérielles répétées, complaisamment médiatisées ; décision de mettre les drapeaux en berne pendant trois jours, ce qui ne s’était pas vu depuis les attentats contre les tours jumelles à New-York, en septembre 2001.

Cette mise en scène contraste avec le silence complice du gouvernement Hollande-Valls sur le massacre que les dirigeants et l’armée israélienne accomplissent depuis maintenant plus de vingt jours contre Gaza et dont le bilan dépasse déjà les 1000 morts, essentiellement des civils palestiniens.

Silence d’autant plus choquant que Valls, Cazeneuve et Hollande ont fait bien plus de tapage sur des incidents, en fait mineurs, qui ont marqué les manifestations parisiennes, incidents dont ils portent l’entière responsabilité pour avoir interdit ces rassemblements.

La démesure des décisions prises à la suite du crash de l’avion d’Air Algérie comme l’outrance des discours sur les « débordements » dans les manifestations interdites sont pour le moins suspectes. Elles visent, à l’évidence, à faire diversion, à détourner les regards et les esprits de la recherche des véritables responsables.

Une telle démarche, visant à brouiller les cartes, n’est ni nouvelle ni originale même si, dans le cas de la France, cela apparaît ridicule et dérisoire. C’est la même volonté qui a inspiré les explications données lorsque l’avion de la Malaysian Airlines a été abattu en Ukraine. Il faut, bien sûr, dénoncer ceux, quels qu’ils soient et quelles que soient leurs explications, qui ont pris la décision d’envoyer un missile sur un avion de ligne. Ce sont des criminels, imbéciles et dangereux dont il ne s’agit ni de nier, ni d’atténuer les responsabilités. Mais doit-on oublier pour autant ceux qui, loin du terrain, depuis les cénacles dans lesquels ils pérorent, ont délibérément attisé la tension entre les communautés qui s’affrontent dans cette région ? Doit-on se taire sur les responsabilités de ceux qui ont cultivé la tension afin que l’Ukraine se rapproche de l’Union européenne afin que les trusts de l’Europe de l’Ouest puissent y installer plus facilement leurs capitaux, de façon bien plus profitable ? Bien sûr que non !

Il en va de même, à une échelle encore plus dramatique, au Moyen-Orient, dans la bande de Gaza, victime de bombardements d’une intensité rarement vue ces dernière années. Les responsables immédiats de ce déchaînement sont identifiés. Ils doivent être dénoncés sans faiblesse. Mais il ne faudrait pas oublier ceux qui ont créé dans cette région une situation de tension telle que les affrontements d’aujourd’hui étaient prévisibles, voulus, calculés. Et pourquoi ? Pour que les grandes puissances, et plus particulièrement l’impérialisme américain, puissent garder le contrôle de la région afin d’y maintenir l‘ordre. On peut en mesurer aujourd’hui le résultat !

Ces grandes puissances interviennent, parfois de façon directe, mais le plus souvent en sous-main. Au Moyen-Orient, c’est pour y maintenir un équilibre qui assure la présence de leurs trusts, en particulier ceux du pétrole et pour garantir leurs plantureux profits.

Les explications qu’on nous donne restent à la surface des événements. Invoquer, par exemple, une mystérieuse et imaginaire loi des séries à propos de ces avions qui se crashent à quelques jours d’intervalle n’est pas sérieux.

Pour aller au fond des choses, il faut dénoncer les véritables coupables, les dirigeants des grandes puissances qui se présentent comme les gendarmes de l’ordre mondial – il serait plus juste de parler de désordre. Ce sont, eux, les responsables du chaos qui domine aujourd’hui.

Ce sont eux qu’il faut dénoncer, et surtout combattre, pour mettre un terme à leur pouvoir de nuisance et pour qu’enfin une organisation humaine de la société puisse se mettre en place.

 

Lutte Ouvrière dans la protestation à Paris contre les massacre à l'encontre des Palestiniens

 
 



lundi 28 juillet 2014

Gagarine à Argenteuil, prix du timbre


Des  économies en orbite, mais un service public qui risque de couler.

La piscine Youri Gagarine a été vandalisée de nuit la semaine passée.

Les années précédentes elle était gardiennée de nuit l’été.

La nouvelle municipalité a supprimée cette surveillance saisonnière.

Ce qui vient d’arriver à la piscine d’Argenteuil est une sorte de métaphore de ce qui se passe avec la nouvelle municipalité. A force de vouloir rogner sur tout, et sur des emplois en particulier, elle risque d’être totalement contre-productive sur toute la ligne. Des emplois en moins, du service public en moins, et en revanche, des dépenses supplémentaires que l’on prétendait vouloir éviter.

 

Ce devrait être pourtant un service public totalement gratuit

Le gouvernement et La Poste annoncent la couleur. Le prix du timbre-poste risque de subir une augmentation annuelle de plus de 5% dans les cinq années à venir, et s’élever à terme à plus de 80 centimes d’euros !

C’est une façon supplémentaire de ponctionner un peu plus la population, et en particulier la fraction de celle-ci pour qui le courrier postal demeure un moyen essentiel de communication.

Cette fraction est surtout celle des anciens qui demeurent dans les milieux populaires en particulier, loin de la communication internet.

Certains diront que ces décideurs-là sont timbrés. Ils sont surtout au service du capital. On peut prendre cela sans risque au pied de la lettre.

Maroc : contre le travail des femmes, un premier ministre à l'offensive. Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine.


Maroc : le Premier ministre contre le travail des femmes

Lors de son intervention du mois dernier à la Chambre des conseillers, qui au Maroc joue le rôle du Sénat, le Premier ministre, Abdelilah Benkirane, figure du parti islamiste PJD, s'est prononcé sur la place qu'il attribue aux femmes dans ce pays.

« Les maisons sont éteintes depuis que les femmes sont sorties pour travailler, a-t-il déclaré à ses collègues parlementaires. Vous avez été éduqués dans des foyers où il y avait des lustres. Ces lustres étaient vos mères. » Ajoutant que le travail ne laissait plus aux femmes le temps de se marier ni de devenir mères, il s'est dit prêt à proposer un congé maternité de deux ans.

En 2012, un organisme d'État de la monarchie chérifienne établissait que, sur dix femmes en âge de travailler, deux seulement ont un emploi, une est encore étudiante et six sont condamnées à rester à la maison. De plus, dans les campagnes, plus de sept femmes sur dix travaillent gratuitement, comme aides familiales dans les exploitations agricoles. Au-delà du problème du chômage, la situation des femmes au Maroc se mesure au fait qu'en moyenne 50 % d'entre elles sont analphabètes, proportion qui grimpe à 70 % à la campagne. Les filles vont à l'école mais, plus on avance dans les études, et plus elles en sont exclues.

La déclaration provocante de Benkirane a entraîné des protestations d'ONG et d'organisations de femmes. Plusieurs centaines de personnes se sont ainsi rassemblées le 24 juin devant le Parlement à Rabat, relayant l'appel sur les réseaux sociaux « Je ne suis pas un lustre ».

Malgré les postures modernistes du régime chérifien, les femmes sont loin d'être sortis de l'oppression obscurantiste, et Benkirane fait tout pour les y maintenir.

Etats-Unis comme ailleurs : la barbarie de la peine de mort


 


Un condamné à mort dans l’État d’Arizona aux États-Unis a mis deux heures à succomber à l’injection du produit létal censé le tuer rapidement. Ce n’est pas la première fois qu’une exécution laisse un condamné à mort agoniser. En cause : les produits létaux utilisés.

Le gouverneur d’Arizona a osé affirmer qu’il était « mort d’une manière ne contrevenant pas à la loi américaine, sous les yeux de témoins et d’un personnel médical qui assurent qu’il n’a pas souffert ».

Aux États-Unis, présenté comme un modèle de civilisation, la barbarie est toujours présente. Y compris dans la loi.

 

samedi 26 juillet 2014

Argenteuil. Quand les effectifs sont là, les locaux doivent suivre.



Des moyens pour l’Ecole, et des locaux quand c’est nécessaire.

Les effectifs scolaires sont en continuelle évolution. Ils le sont d’autant une année sur l’autre que de nouvelles constructions vont être achevées.

Elles ne devraient surprendre personne et permettre d’anticiper pour adapter les locaux aux effectifs supplémentaires logiquement attendus.

Parmi les reproches financiers faits à la municipalité précédente à Argenteuil, il y a un aspect qui concerne la rénovation ou la construction d’équipements scolaires. Ces reproches-là sont sans fondement lorsque l’on sait que ces dépenses représentent une part importante des dépenses communales dont l’Etat s’est défaussé depuis belle lurette sur les communes.

En tout cas, il y a toujours une inadéquation dans certains quartiers entre le nombre d’enfants à scolariser dans les classes de maternelle et de primaire. C’est le cas entre autres dans le quartier Jolival, et c’est inacceptable pour les enfants et leurs parents.

Oui, gouverner… une commune, c’est toujours prévoir et c’est bien plus utile que toutes les batailles de chiffonniers.

Gaza : Manifestation de ce samedi : un communiqué de Lutte Ouvrière : "Non à l'interdiction arbitraire de la manifestation à Paris"


NON ÀL’INTERDICTION ARBITRAIRE DE LA MANIFESTATION A PARIS

En interdisant la manifestation appelée ce samedi à Paris pour dénoncer les massacres perpétrés par les dirigeants israéliens à Gaza, le gouvernement a tenu à montrer une nouvelle fois sa connivence avec les massacreurs.

Le prétexte invoqué pour justifier cette décision est d’autant plus ridicule que cette nouvelle interdiction suit de quelques heures la manifestation de mercredi, autorisée celle-là, massive et qui s’était déroulée sans incident. Preuve que le gouvernement n’a pas pour priorité de maintenir l’ordre et le calme, mais au contraire d’attiser les tensions, quitte ensuite à théâtraliser les éventuels dérapages.

L’arbitraire d’une telle décision est révoltant, mais significatif d’un gouvernement qui se dit socialiste mais qui n’est ni du côté des peuples qu’on assassine, ni, en France, dans le camp des travailleurs.

Face au massacre des palestiniens qui ne connait pas de cesse à Gaza, la protestation populaire ne doit pas non plus connaître de répit.

Israël : des voix contre la guerre


Rassemblements en Israël contre la guerre :     d'autres voix tentent de se faire entendre

Bien que peu nombreux, des Israéliens s'opposent à l'hystérie guerrière et raciste propagée par le gouvernement Netanyahou.
       Samedi 12 juillet, des centaines de manifestants juifs et arabes se sont rassemblés à Haïfa. Ensemble, ils ont dénoncé la violence et les crimes de l'occupation israélienne. Ce même 12 juillet, quelque 400 personnes, Juifs et Arabes d'Israël, se sont réunies dans la ville arabe de Tira avec pour principal slogan : « Les Juifs et les Arabes refusent d'être ennemis ».
      Dans les jours suivants, le mercredi 17 juillet, ils étaient plusieurs centaines à défiler à Jérusalem. À Tel-Aviv aussi, il y a eu plusieurs manifestations avec des centaines de participants à chaque fois. On y entendait les mêmes cris : « Arrête le massacre à Gaza », « L'occupation doit cesser », « Netanyahou-Hamas, c'est la même guerre ».
      Une organisation israélienne d'anciens soldats, Briser le silence, a également organisé un meeting dans un théâtre de Tel-Aviv. À la tribune se sont succédé des militaires israéliens, femmes et hommes, qui ont dénoncé les agissements de Tsahal, l'armée israélienne. Une ancienne militaire a raconté avoir pratiqué la torture à la cigarette, le supplice de la baignoire. Elle a aussi évoqué le quotidien des humiliations à l'entrée des check-points, où elle pouvait s'amuser à subtiliser un laisser-passer, interdisant ainsi le passage en Israël à un Palestinien pour qui c'était vital. Yehuda Shaul, codirecteur de l'organisation Briser le silence, témoigne : « Il y a vingt ans, il y avait quelques cas de violation [des droits humains]. Aujourd'hui, c'est devenu une politique. On s'adapte à tout cela. La première fois, on est en état de choc, la deuxième un peu moins et, au bout d'une semaine, on le fait déjà naturellement. »
      À chaque rassemblement cette minorité de pacifistes, de militants de gauche et d'extrême gauche, du Parti communiste (Hadash et Maki ), de Gush Shalom, etc., se retrouve en butte aux attaques violentes d'une extrême droite sioniste de plus en plus nombreuse et de plus en plus virulente, une extrême droite qui vocifère ses injures racistes et ses appels au meurtre contre les Arabes et qui parfois passe à l'acte, une extrême droite qui est de fait au pouvoir et qui gangrène toute la société israélienne.
      Netanyahou voudrait que le peuple israélien ne s'exprime que d'une voix, celle de la haine des Arabes et de la guerre permanente. Cette minorité qui manifeste courageusement en Israël aura montré qu'une autre voix existe.
                                                             Christian CHAVAUX