samedi 5 avril 2014

Rwanda, Centrafrique,… Un sale boulot se fait toujours salement



En avril 1994, débutait au Rwanda le génocide de 900 000 Tutsis par les extrémistes de l’ethnie rivale Hutu. L’armée Hutu alors au pouvoir avait été soutenue, équipée et entraînée par l’armée française.
Vingt ans plus tard, au moment où Hollande envoie des soldats en Centre Afrique en prenant prétexte de la menace d’un génocide, certains officiers de l’armée française, interrogés par le journal Le Monde, racontent comment ils sont encore traumatisés par leur « mission » au Rwanda.
Hier au Rwanda, comme aujourd’hui en Centre Afrique, les troupes françaises sont envoyées pour défendre coûte que coûte les intérêts de l’impérialisme. Et le boulot est si peu ragoûtant que même les cadres de la « grande muette » finissent pas en être gênés.

Opération Turquoise.
Après les massacres

vendredi 4 avril 2014

Electricité : l’Etat au secours de la hausse des prix

Le Conseil d’État vient de satisfaire les concurrents d’EDF sur le marché de l’électricité (Direct Energie, GdF-Suez, etc.), qui avaient déposé une plainte. Le Conseil d’État a jugé les tarifs d’EDF trop bas entre 2012 et 2013 et leur augmentation de 2%, trop faible. Il demande au gouvernement d’augmenter les tarifs d’EDF. Résultat : 27 millions de foyers verront leur facture augmenter de plus de 5 % en août prochain.
     Quand la « libre concurrence » ne suffit pas à remplir les caisses des capitalistes en position d’infériorité, ces champions du marché « libre » réclament l’intervention de l’État… qui s’exécute.

 

Education : à la Croix-Duny comme ailleurs, de la colère et de l'organisation

Une délégation de parents de l’école de la Croix-Duny à Argenteuil a été reçue hier en urgence à l’Inspection académique d’Osny. Elle a pu exprimer son refus de voir son école d’un quartier populaire aller à vau-l’eau. L’Inspection n’a pu qu’admettre que les « dysfonctionnements» comme ces gens-là disent ne pouvaient pas durer. Premier élément, dans les jours qui viennent le poste de direction doit être à nouveau occupé. D’autres aspects à régler sont sur les rails.
Les parents attendent que tout cela se concrétise vraiment. Mais cela est bien la preuve, que lorsque les parents s’organisent, les lignes de l’austérité et de l’abandon de l’école publique peuvent bouger.

Foyer Adoma d'Argenteuil, travailleurs anciens, d'ici, d'ailleurs, une seule classe ouvrière !



Il y a près d’un an, le foyer Adoma où vivent de très nombreux travailleurs retraités d’Afrique du Nord subissait un incendie. Les travaux de remise en état ont traîné. Nous avons reçu d’un militant de la Confédération Nationale du Logement le message suivant :
« Les résidents  du foyer ADOMA à Argenteuil vivaient depuis 9 mois  dans des conditions indignes depuis l'incendie  du 2 mai 2013. L'intervention de la CNL95 aux côtés du comité des résidents a permis de débloquer la situation. Les travaux  de remise en état  sont lancés. Le comité des résidents et le groupement  CNL des résidents qui vient d'être créé, ont convenu de poursuivre leur coopération  afin d'améliorer au quotidien le cadre de vie des résidents , majoritairement d'anciens travailleurs qui ont trop souvent le sentiment d'être abandonnés et pas écoutés par  ADOMA . »
         Une affaire à suivre, des liens à développer avec ces anciens.

Un état actuel très différent...

jeudi 3 avril 2014

Education : des remplaçants nécessaires par milliers



Au jour d’aujourd’hui, il y a 177 classes sans professeur des écoles dans les écoles du Val d’Oise. Cela signifie qu’il y a aujourd’hui 4000 élèves sans maître répartis dans les classes à faire du coloriage.
         C’est indécent.
        Hamon, Peillon, des noms qui se terminent pas « on ». Mais les parents, eux disent au non- remplacement : « non ! ».

Retraites : la non revalorisation des pensions : un article de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine. 1 euro



Non-revalorisation des pensions : les retraités vont devoir attendre

Sauf pour le minimum vieillesse, les pensions de retraite et de retraites complémentaires n'ont pas été revalorisées au 1er avril, comme cela se faisait traditionnellement.
     Les quelque 15 millions de retraités, soit près d'un habitant sur cinq, vont devoir attendre le 1er octobre pour voir leur pension de base revalorisée. À cela s'ajoute la non-revalorisation, et là sans limite dans le temps, des retraites complémentaires du privé Agirc et Arcco. Des calculs ont établi que cette non-revalorisation se traduira, pour une pension de 1 500 euros mensuels, par une perte de pouvoir d'achat évaluée sur l'année à 54 euros pour un fonctionnaire et 45 euros pour un salarié du privé.
       Quant à l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), plus connue sous le nom de minimum vieillesse, si elle échappe au blocage pour cette fois, elle est revalorisée en fonction de l'inflation calculée par l'Insee, très en dessous de la réalité. Le minimum vieillesse n'a donc été augmenté que de 0,6 %, soit 4,75 euros par mois, ce qui le porte à 792 euros mensuels pour une personne seule. À rappeler que le seuil de pauvreté en France est fixé à 814 euros mensuels !
      Ce que le gouvernement puise dans les poches des retraités, sans se soucier du fait que beaucoup en sont à quelques euros près pour boucler leur budget, alimente directement le puits sans fond des milliards destinés aux patrons...
                                                               
                                                                        M.L.

Expulsions locatives : pas de trêves contre les pauvres



Depuis le 31 mars, la trêve des expulsions est terminée. L’année dernière, plus de 115 000 familles ont subi une procédure d’expulsion. En dix ans, les expulsions ont augmenté de 40 %. C’est la conséquence de l’aggravation de la crise, qui rend impossible pour de plus en plus de gens de payer des loyers de plus en plus élevés alors que les revenus baissent.
      Au même moment, le ministère du Logement change de locataire. À l’écologiste Cécile Duflot, qui a choisi de ne pas rempiler pour ménager l’avenir, succède la « radicale de gauche » Sylvia Pinel. Mais cela ne changera rien au sort des sans-logis et de tous ceux menacés de le devenir. Ce gouvernement, comme le précédent, n’a pas pour tâche de faire construire les logements nécessaires à tous les mal-logés. Sa priorité est de servir les riches du BTP et de l’immobilier.