jeudi 20 mars 2014

Foyer de vie de Saint-Leu-la-Forêt : contre la fermeture une mobilisation réussie. Une correspondance dans l'Hebdomadaire Lutte Ouvrière du 21.03.14.

Foyer de vie de Saint-Leu-la-Forêt : contre la fermeture une mobilisation réussie 

Jeudi 13 mars, une manifestation contre la fermeture du foyer de Saint-Leu-la-Forêt a regroupé une quarantaine de personnes devant le conseil général du Val-d'Oise, à l'appel de syndicats et d'une association de défense des personnes handicapées. De nombreux salariés du foyer et des parents de résidents accueillis au sein du centre ont été rejoints par des salariés d'autres établissements de l'association APAJH 95, qui gère le foyer, venus en solidarité.
L'APAJH 95 a la ferme intention de fermer le centre, prétendant que l'actuel foyer n'est pas rentable et n'est plus aux normes. L'APAJH 95 a d'ailleurs envisagé la construction d'un nouveau centre, plus grand, et a acheté un terrain à Saint-Leu pour un million d'euros, revendu moitié moins cher cinq ans plus tard. C'est l'actuel foyer de Saint-Leu qui a supporté les frais de l'emprunt pendant cinq ans et qui fait maintenant les frais de cette opération immobilière ratée ! Un déficit qui vient à point nommé pour justifier la fermeture.
Et surtout, l'APAJH ne propose au personnel et aux résidents handicapés qu'une fumeuse reprise de l'activité par une autre association. En réalité, les familles des résidents n'auraient qu'à chercher un autre centre d'accueil, ce qui est un drame, et le personnel serait reclassé ailleurs.
Au bout d'une demi-heure de manifestation, une délégation a été reçue par le conseil général, qui a nié être à l'origine de la fermeture du centre. Cela n'a étonné personne, l'APAJH s'abritant derrière le conseil général pour justifier sa politique. Par ailleurs, le maire de Saint-Leu a proposé un terrain sur sa commune pour une somme très modique, propre à la construction d'un nouveau foyer, ce qui a fort embarrassé la direction de l'APAJH !
Le personnel et les personnes handicapées vivant au foyer n'ont pas à payer la politique d'économies de l'APAJH 95. La mobilisation ne faiblira pas, les salariés et les familles des résidents ne baisseront pas les bras malgré les pressions exercées par la direction, et continueront à se battre pour le foyer.
                                                   Correspondant LO


mercredi 19 mars 2014

La Poste-95 ne veut pas mettre la main à la poche pour la distribution des plis électoraux : un communiqué de Lutte Ouvrière-95

Communiqué de Lutte Ouvrière
                  
Alors que ce n’est pas général à tous les départements, La Poste du Val d’Oise ne veut pas indemniser comme il se doit le personnel pour la surcharge de travail que le tri et la distribution des plis électoraux imposent cette semaine à ses agents. Pourtant, nos impôts via l’Etat indemnisent La Poste pour cette tâche supplémentaire.
         Lutte Ouvrière-95 dénonce les pressions que subissent ici et là des agents justement rétifs à cette surcharge de travail. Aux dernières nouvelles, l’indemnisation partielle pourrait concernée le temps supplémentaire des distributions. Mais pour réduire celui-ci, le courrier qui doit être normalement distribué ces jours-ci est mis en réserve. C’est inacceptable que La Poste s’attaque par les deux bouts à la population, aux agents, et aux usagers qui attendent leur courrier.


Radicaux de gauche sauce argenteuillaise : loin des travailleurs, près de la politicaillerie

Dans la dernière livraison de leur « lettre », les partisans de M. Leikine évoquent les élections argenteuillaises.
A un endroit : « Les discussions menées depuis des semaines afin de permettre le rassemblement de la gauche de gouvernement à Argenteuil n’ont pas permis… ».
A un autre, dans la profession de fois de leur liste, on note : « Au niveau national, la politique de François Hollande s’inscrit sans la continuité de celle pratiquée par Nicolas Sarkozy tant sur le fond que sur la forme, avec un discours sécuritaire aux relents racistes et xénophobes. »
D’un côté, on se réclame de la « gauche de gouvernement », de l’autre, on la dénonce.
Pire que le grand écart, on appelle cela comment au niveau clinique ?







Echo de campagne : créer des emplois sur du sable avec ce genre de cadeaux ?

Nous soumettons cette petite brève et cette information à nos « grands » concurrents qui ont, l’un et l’autre, de soit disant bonnes idées, pour créer les emplois qui manquent dans la localité pour les chômeurs et les jeunes, la palme revenant sur ce plan à G Mothron. Il s’engage : « Emploi : créer 10 000 emplois privés en 6 ans ».
Décathlon : à fond l’arnaque
500 000 euros par an de 2013 à 2016, soit 2 millions d’euros en tout : c’est ce que l’agglomération Angers Loire Métropole (ALM) va verser à Décathlon pour ne pas avoir construit à temps la bretelle routière prévue pour desservir le magasin dans le « contrat d’implantation » signé en 2007.
Les responsables d’ALM justifient le cadeau en expliquant que « c’est la règle » dans ce type de contrat. C’est bien là le problème ! Les grands bourgeois comme Mulliez, propriétaire de Décathlon, font du chantage à l’implantation et aux créations d’emplois qui vont parfois avec, afin de siphonner sans vergogne les caisses publiques.

Et c’est pour aider ces « pôvres » milliardaires que l’Etat annonce 50 milliards de coupes budgétaires dans les services publics d’ici à 2017...

Les berges d’accord : mais d’abord le fleuve des immenses problèmes à régler, au moins à soulever



Le Parisien-95 a présenté dans son édition d’hier mardi une page sur les élections à Argenteuil. La liste « Lutte Ouvrière Faire entendre le camp des travailleurs » y occupe une portion congrue, en tout cas sans rapport, avec l’activité que nous avons pu mener au conseil municipal. C’est ainsi.
         Par ailleurs, j’ai été interrogé (par téléphone d’où une formulation discutable) sur les « berges de la Seine ». Cette réponse-là figure in extenso sur le site du Parisien-95. Elle est la suivante et exprime correctement mes propos. DM
«Les gens ont besoin d’être près du fleuve, d’un espace de loisirs de la même façon que l'on a approuvé la création du parc des berges de Seine. Cela dit, aujourd’hui pour la population, il y a bien d’autres priorités. Bien entendu, nous ne sommes pas contre le réaménagement des berges mais quand cela se fera-t-il vraiment ? Aujourd’hui, les questions du logement, du pouvoir d’achat des Argenteuillais et de l’éducation ont un caractère prioritaire. C’est d’ailleurs à la municipalité de mettre sur la place publique les véritables problèmes.»


Cette vue "impressionniste", c'est, un peu, celle vécue jusque dans les années 1980, lorsque la population allait "dans l'Ile"

mardi 18 mars 2014

Georges Mothron et le personnel municipal : tout neuf comme un oeuf

L’ex-maire, ex-député, GM, de l’UMP, vient de s’adresser au personnel municipal dans le cadre de sa campagne.
         S’il a beaucoup de reproches à faire au maire actuel, pourquoi n’a-t-il pas profité, lui et ses amis, de sa présence au conseil municipal (il y est resté un certain temps) pour y intervenir au sujet des problèmes (certains bien réels) qu’il soulève dans sa lettre au personnel ? Pourquoi n’est-il pas intervenu, personnellement, lorsqu’il avait vent de tel ou tel souci concernant le  personnel durant ces six années ? Nous fûmes, nous les deux élus de Lutte Ouvrière, les seuls à intervenir sur le sujet, dans et hors du conseil municipal, jamais copains avec quiconque lorsque nous n’étions pas d’accord !
         Alors GM l’Argenteuillais depuis une centaine de générations déclare : «… je rétablirai l’écoute et le dialogue, la justice, la paix, la sérénité dans la gestion des personnels. » Il ne nous dit pas s’il le fait la main sur le cœur.
         Ouais, c’est ce que l’on appelle les fameuses promesses électorales dont le monde du travail, et les employés de la Ville d’Argenteuil ont soupé.
         La question est que lorsque ce genre de monsieur au pouvoir dérape on n'oublie pas de lui faire, collectivement et avec détermination, entendre raison. C’est la seule « écoute », le seul « dialogue » que ces messieurs entendent et comprennent.





Rwanda : une justice bien peu curieuse



Il y a vingt ans, le régime rwandais d’alors, activement soutenu et armé par la France, avait perpétré un horrible massacre de Tutsis et d’opposants hutus, faisant plusieurs centaines de milliers de morts.
       La cour d’assises de Paris vient de condamner un officier rwandais à 25 ans de prison pour « concours actif » et « fournitures d’armes » aux tueurs. Une peine largement méritée. Mais ses crimes sont également ceux de la hiérarchie militaire française et des dirigeants politiques français de l’époque.
     Curieusement, la justice, qui a mis vingt ans à conclure ce premier procès, n’a pas l’air de vouloir pousser ses investigations plus loin...

lundi 17 mars 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise du lundi 17.03.14.

Le 23 mars, votez et faites voter pour les listes de Lutte Ouvrière

Le 1er tour des élections municipales aura lieu dimanche prochain. Les candidats de droite comme de gauche s’évertuent à faire abstraction de la politique et du comportement de leurs dirigeants à l’échelle nationale. Et pour cause ! C’est un spectacle écœurant.
     Ainsi s’efforcent-ils de concentrer le débat sur des « questions locales ». Mais le sort des classes populaires se joue au niveau de la société dans son ensemble.
     La priorité, pour des millions de femmes et d’hommes, est de parvenir à joindre les deux bouts. C’est remplir le réfrigérateur, habiller les enfants, leur payer une sortie. C’est jongler avec les factures et le loyer pour ne pas se faire couper le téléphone ou l’électricité.
     La crise sévit depuis cinq ans. Combien de personnes a-t-elle acculées au chômage, à la précarité quand ce n’est à la misère ? Combien ont vu leurs allocations et leurs droits sociaux reculer ? Les conditions de travail se sont dégradées dans tous les secteurs, les salaires ont été comprimés. Partout plane la menace du chômage.
     En 2012, beaucoup, dans les classes populaires, s’étaient raccrochés à l’espoir du retour de la gauche au pouvoir, croyant que Hollande, élu président de la République, les soulagerait un peu. C’est l’inverse qui se produit.
     Avec Hollande, comme avec Sarkozy, le monde du travail est sacrifié, confronté à plus de chômage, plus de flexibilité, plus de précarité, plus d’impôts. Tout cela pour satisfaire les exigences d’un grand patronat qui pleure la bouche pleine ! Tout cela pour que les actionnaires du Cac 40 prélèvent encore 47 milliards d’euros de profits l’an dernier, comme si la crise n’existait pas !
     Alors oui, il y a de quoi être écœuré de ces campagnes électorales où chacun fait miroiter des mille et des cents et piétine ses engagements une fois au pouvoir.
      Crise oblige, les candidats aux municipales sont bien forcés de revenir sur des questions essentielles comme le logement et l’emploi. Mais même la municipalité la plus attentionnée ne peut pas loger tous ceux qui le demandent. Elle ne peut pas, non plus, embaucher tous les chômeurs de la ville !
     Une municipalité ne peut faire plus que ce que ses financements lui permettent. Sans compter qu’elle est sous la tutelle des préfets et des ministères et qu’elle se doit de respecter la politique décidée centralement.
     Le gouvernement a d’ailleurs annoncé une ponction de 10 milliards dans les budgets des municipalités, des départements et des régions. Tout ce qui nous attend, ce n’est pas plus de services publics, mais moins.
      Quelle que soit l’issue de ces élections municipales, les travailleurs, les chômeurs, les retraités modestes se retrouveront au même point, forcés de se débrouiller face à leurs problèmes.
     Mais s’ils ne se résignent pas à leur sort, ils doivent faire entendre leur voix dans ces élections.
     Il faut montrer qu’il existe dans ce pays une opposition ouvrière. Qu’il existe une fraction des travailleurs consciente qu’il faut combattre non seulement la politique du gouvernement, mais tout le système inféodé à la bourgeoisie. C’est la seule et véritable opposition !
     La droite n’est en rien opposée à cet ordre social qui pousse les classes populaires dans la déchéance quand la minorité fortunée s’enrichit toujours plus. Quant aux dirigeants du FN, ils n’ont rien contre ce système qui les a faits millionnaires.
      Malgré sa démagogie vis-à-vis des classes populaires, si le FN était au pouvoir, il ferait la politique du patronat, en plus autoritaire que l’UMP. En affirmant la priorité aux Français, le FN dresse les exploités les uns contre les autres, au profit des patrons. C’est un piège mortel pour les travailleurs.
      En votant pour les listes Lutte Ouvrière, les travailleurs peuvent exprimer leur rejet des politiciens au service de la bourgeoisie. Ils peuvent surtout transformer leur écœurement en un geste conscient qui renforce le camp des exploités.
     Voter pour les listes Lutte Ouvrière, c’est affirmer que, pour protéger leurs intérêts matériels et moraux, les travailleurs doivent imposer l’interdiction des licenciements et exiger des embauches avec la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.

     Bien sûr, un scrutin ne suffira pas à changer les choses. Mais plus nombreux nous serons à voter pour les listes Lutte Ouvrière, plus les objectifs de lutte que nous défendons seront approuvés et entendus. Cela comptera pour l’avenir. Ce sera un encouragement pour tous ceux qui veulent préparer les luttes nécessaires.