mardi 21 janvier 2014

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière de ce lundi 20 janvier

UN PACTE CONTRE LES TRAVAILLEURS
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-                     21/01/2014


Il faut être naïf, ou menteur professionnel, pour voir dans les dernières annonces de Hollande un tournant politique. Les travailleurs de Peugeot Aulnay, de Petroplus, d'ArcelorMittal, tous ceux licenciés l'année dernière, ont compris depuis longtemps que Hollande était dans le camp du patronat.
À qui les travailleurs doivent-ils la suppression de jours de RTT, de primes, et la généralisation de la flexibilité ? Au patronat, et au gouvernement qui inscrit le chantage à la compétitivité dans la loi. Et c'est sans parler du recul des droits à la retraite, des augmentations d'impôts, de la hausse de la TVA destinée à payer le cadeau du crédit d'impôt « compétitivité emploi » au patronat.
Les travailleurs n'ont pas besoin d'être experts politiques ni de savoir si Hollande est « socialiste », « social-démocrate » ou « social-libéral » pour comprendre que ce gouvernement les attaque depuis 18 mois.
Et avec le « pacte de responsabilité », c'est reparti pour un tour ! Les médias font tout un cinéma autour d'une « nouvelle donne économique ». Comme si cela ne faisait pas des décennies que les gouvernements baissent les charges au prétexte de créer des emplois.
La principale mesure du pacte de responsabilité est tout bonnement la suppression des 30 à 35 milliards de cotisations familiales payés par le patronat. Comme toujours, on nous dit que cela réduira le chômage. Un million d'emplois pourraient en découler, dit le patronat. Deux millions, surenchérit Montebourg.
Et pourquoi pas 3, 4 ou 5 millions ? De qui se moquent-ils ? Patronat et gouvernement n'ont pas été capables d'inverser la courbe du chômage. Il y a 500 000 chômeurs de plus depuis que Hollande a été élu, et ils veulent nous faire croire qu'ils vont créer un million d'emplois !
Depuis des années, les exonérations de cotisations se multiplient et le chômage augmente. L'emploi est le grand alibi pour imposer des reculs aux travailleurs, pour permettre à la bourgeoisie de se servir dans les caisses publiques, pour augmenter les profits.
« Il n'y a pas de raison que les prestations familiales soient payées par le patronat », a eu le culot de dire Hollande. Eh bien si ! La raison en est que le salaire est composé de deux parties. Une partie versée immédiatement, le salaire net, et une autre, dont le
versement est différé dans le temps et qui se fait au travers des remboursements maladie, des indemnités chômage, pensions et allocations familiales... Ces cotisations font partie intégrante des droits des salariés, les réduire est inacceptable.
Hollande prétend que ce cadeau au patronat sera financé par des économies sur les dépenses publiques. Mais là encore, ce sont les classes populaires qui paieront. Le gouvernement ne touchera pas aux dépenses faites en faveur du patronat. Il ne touchera pas aux 50 milliards que l'État verse annuellement aux banquiers en intérêts de la dette, il ne touchera pas aux milliards versés à Dassault au titre de l'achat de Rafale et autres gadgets militaires. L'État continuera de servir de vache à lait aux grands groupes capitalistes.
En revanche, il prendra l'argent des communes, des départements, des régions, il demandera aux ministères de serrer la vis, il imposera des restrictions aux hôpitaux, à l'Éducation nationale.
Cela sonnera la fin de certaines aides, de subventions aux associations. Tout ce que les services publics n'assureront plus, il faudra le payer en passant par des entreprises privées ou des mutuelles. Pour les travailleurs, il ne s'agira pas d'économies mais de sacrifices.
Et pendant qu'on nous jouera la comédie du « pacte de responsabilité », les lettres de licenciement tomberont pour les travailleurs de Goodyear, pour ceux du transporteur Mory Ducros, de Fagor, de La Redoute. En même temps, Goodyear fait des bénéfices, et le groupe Pinault, qui vient de vendre la Redoute pour sous-traiter les licenciements, prospère !
Alors qu'à la Bourse de Paris, le CAC 40 a augmenté de 15 % en 2013 et que des centaines de milliards affluent à nouveau sur les marchés spéculatifs, le gouvernement s'attaque aux salaires et aux droits des travailleurs. Oui, le gouvernement PS est passé corps et âme dans le camp de la bourgeoisie, et cela ne date pas d'hier.
Les partis qui, pendant 18 mois, ont laissé entendre que le gouvernement pourrait améliorer le sort des travailleurs, les ont lanternés, et ils ne méritent pas leur confiance. Ce gouvernement est un ennemi des travailleurs. Il faut le combattre avec la même détermination que l'on mettrait à combattre un gouvernement de droite.


lundi 20 janvier 2014

Dexia, emprunts toxiques : pas d'austérité pour les banquiers

La banque Dexia avait tellement spéculé qu’elle avait dû être sauvée de la faillite et renflouée par les États français et belge en 2008 à un point tel que ces deux États contrôlent plus de 90 % de son capital aujourd’hui. Il en a coûté 6,6 milliards d’euros rien que pour le budget français, pendant que la banque a supprimé des emplois par milliers.
Ce sont donc, formellement, ces deux gouvernements actionnaires majoritaires qui ont récemment décidé d’augmenter de 30 % les salaires de trois des dirigeants de Dexia.
Quand il s’agit des hauts cadres des banques, il n’est plus question d’économies.

dimanche 19 janvier 2014

Véolia prêt à tout pour faire engranger des profits

Un salarié de Veolia à Avignon, militant CGT et ancien représentant du personnel, vient de passer devant le tribunal des Prudhommes pour contester son licenciement. Son dossier a été renvoyé au 6 mars.
     La direction lui reproche d’avoir refusé de couper l’eau à des ménages en situation d’impayés. Pour elle, c’est un manque à gagner puisqu’une coupure, suivie d’une réouverture d’eau, sont chacune facturées 40 euros.
       L’eau est pourtant un bien vital. Il est scandaleux qu’elle soit une source de profits pour les multinationales. Les coupures d’eau devraient être interdites, et l’eau rester sans condition au service de la collectivité.

Le banquet ! Le banquet ! Réservations : mercredi soir dernier délai


BANQUET – FETE des amis de Lutte Ouvrière

A ARGENTEUIL

DIMANCHE 26 JANVIER 2014

A partir de 12 heures
Complexe Jean Vilar
             Son célèbre apéro

Salle Jean Vilar


A 12 heures 45

Intervention de Nathalie ARTHAUD
porte-parole nationale de Lutte Ouvrière




Son banquet
Quelques poèmes par Fanny Cottençon
Après-midi dansante
Stands
Salle Pierre Dux
A 15 heures 30, conférence scientifique
Animée par Marc Peschanski,

A 17 heures 30, débat avec militants de Lutte Ouvrière de PSA-Aulnay
"Grève de PSA-Aulnay - récit de quatre mois de lutte"
Billets d’entrée en vente auprès des militants : 13 euros, demi-tarif pour les enfants de 5 à 14 ans. Joindre Dominique au 06.99.49.98.64.




samedi 18 janvier 2014

Une liste LUTTE OUVRIERE, conduite par Dominique MARIETTE, à Argenteuil, pour FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS


Le gouvernement Hollande, comme son prédécesseur est au service du patronat et fait payer la crise à la population. Les licenciements continuent, le chômage et la misère montent, les services publics sont attaqués, la TVA augmente... pendant ce temps les profits des banques et des grands groupes flambent !

Les travailleurs doivent s’organiser autour d’un programme de défense de leurs intérêts et préparer les luttes qui seules permettront d’inverser la situation.

A l’occasion des élections municipales qui auront lieu au mois de Mars une véritable opposition à ce gouvernement, dans le camp des travailleurs, doit se faire entendre.


C'est pourquoi Lutte Ouvrière ses militants, ses sympathisants et des travailleurs qui se reconnaissent dans ces idées présenteront une liste à Argenteuil.

Rejoignez-nous pour nous aider et participer à ce combat !



vendredi 17 janvier 2014

Argenteuil : une liste Lutte Ouvrière lors des prochaines élections municipales. Un communiqué.

-Communiqué-

A Argenteuil, le parti LUTTE OUVRIERE présentera une liste aux élections municipales de mars prochain. Elle sera conduite par Dominique Mariette, enseignant retraité, militant syndical, conseiller municipal Lutte Ouvrière d’Argenteuil.
      Il s’agit dans ces élections de FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS.
    Hollande et son gouvernement mènent, de façon ouverte et cynique une politique au service du grand patronat. Toutes les mesures qui sont prises satisfont la bourgeoisie et les classes riches. Le patronat exprime ouvertement sa satisfaction et en demande toujours plus. Les travailleurs ne peuvent, ni de près ni de loin, soutenir une telle politique. Ils doivent au contraire clairement la sanctionner
    Nous nous présentons pour permettre à l’électorat populaire d’exprimer son opposition, non seulement à tous les politiciens bourgeois qui oppriment à tour de rôle les classes laborieuses, mais aussi à leurs donneurs d’ordre, les capitalistes. 
Les  élections municipales, permettront également d’affirmer la nécessité d’un programme pour les classes laborieuses : interdiction des licenciements et répartition du travail entre tous, augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations et leur indexation automatique sur les hausses de prix.

Un gouvernement patronal





Conférence de presse de Hollande : une avalanche de cadeaux pour le patronat

Suppression de la part patronale des cotisations familiales, diminution des taxes, engagement du gouvernement sur le pacte de responsabilité proposé aux entreprises et présenté par Hollande comme « le plus grand compromis social depuis des , diminution du coût du travail… N’en jetez plus ! Les patrons sont servis !
Et ce n’est pas « l’observatoire des contreparties » imaginé par Hollande qui va impressionner le patronat et le contraindre à embaucher.décennies »



La suppression des cotisations familiales : une victoire pour le patronat

Lors de sa conférence de presse du 14 janvier, Hollande a annoncé d’ici 2017 la fin des cotisations patronales (5,25 % du salaire) qui financent les allocations familiales. Il accède ainsi à l’une des principales revendications des patrons. « Enfin ! », a même twitté Laurence Parisot, l’ancienne présidente du Medef.
Pour justifier ce cadeau de près de 35 milliards d’euros, Hollande déclare : « c’est la condition pour que les entreprises retrouvent de la marge ». Et c’est aux travailleurs et aux classes populaires que Hollande présentera la note, annonçant déjà que tous ces cadeaux seront financés par une baisse des dépenses publiques.

Education : une priorité loin des réalités effrayantes actuelles. Des élèves, des parents, des élèves bien décidés à ne pas l'accepter.

Hier au soir s'est tenue une réunion pour la défense de l'Education sur la localité comme ailleurs. Cette défense en a bien besoin. Je participais à cette réunion en tant que militant de la CGT-Education et en tant que conseiller municipal Lutte Ouvrière d'Argenteuil. A l'issue de cette réunion, un communiqué de presse a été rédigé, communiqué que je transmets bien volontiers ci-dessous. DM.

                                                        COMMUNIQUE DE PRESSE

Argenteuil, le jeudi 16 janvier

Une Assemblée Générale de 70 personnes regroupant des personnels du premier (maternelles et primaires) et second degré (collèges et lycées), des parents d'élèves et élèves s'est tenue ce jeudi 16 janvier à l'espace Mandela d'Argenteuil.
Le Snes-Fsu, le Snep-Fsu, le Snuipp-Fsu, la CGT Educ'Action, Sud éducation, les parents d'élèves FCPE, PEEP et indépendants, des lycées de l'UNL étaient présents.
La présentation par Vincent Peillon des mesures concernant l'Education Prioritaire nous alerte :
- la sortie des lycées de l'Education Prioritaire qui concerne l'ensemble des lycées d'Argenteuil et toutes ses conséquences négatives ;
- la question centrale de la diminution des effectifs qui est éludée alors que c'était une exigence portée par l'ensemble des acteurs de l'Education Prioritaire ;
- une réforme présentée à moyens constants qui dégradera des situations déjà critiques en terme d'effectifs par classe, de suppressions de postes y compris dans des établissements (lycées et collèges) relevant déjà de l'Education Prioritaire ;
- la mise en œuvre à marche forcée d'une école à deux vitesses qui aura pour mission principale la seule transmission du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, sur le modèle des ECLAIR actuels, à l'inverse d'une école ambitieuse dans la lutte contre l'échec scolaire...
Les participants ont d'ores et déjà prévus de constituer des groupes de travail qui permettront d'évaluer les conséquences de ces mesures.           
Ils projettent de se revoir très prochainement pour débattre des moyens de se faire entendre.