mardi 14 janvier 2014

Services publics : le recul

Pour la poursuite du paiement de son indemnité d'handicapée qui lui permet de "vivre", on lui avait fait remplir un dossier. Mais cette femme d'Argenteuil a découvert que sa pension avait cessé de lui etre versée, sans pour autant que l'on ait jugé bon de la prévenir. Et cela pour deux cases de son dossier que l'on avait oublié d'indiquer comme devant etre remplies.
      Surcharge de travail dans les services dits du "travail" ou sociaux ? Manque de formation de personnels confrontés en permanence à de nouvelles procédures ?
       On ne sait. Mais une chose est sure : une personne du jour au lendemain réduite à ne plus pouvoir faire appel qu'à l'Assistance.
       Scandaleux.


Palestine : la poursuite judiciaire de militants favorables au boycott de produits d'Israel a fait chou blanc

Des militants qui soutiennent la cause légitime du peuple palestinien opprimé par l'Etat d'Israel étaient poursuivis dans le Val d'Oise, parmi lesquels des militants d'Argenteuil Alima Boumédienne-Thierry et Omar Slaouti. Ils étaient accusés d'avoir participé à une opération de boycott de produits d'Israel vendus dans une grande surface de la région. Relaxés à l'issue d'un premier jugement, ils viennent de l'etre définitivement en appel.
      Le tribunal a jugé que leur action restait totalement dans le cadre du "débat démocratique".
              En tout cas, cette relaxe est une satisfaction pour tous ceux qui ont soutenu ces militants poursuivis.

lundi 13 janvier 2014

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du lundi 13.01.14.

Dieudonné, Valls, Hollande : leur faire ravaler leurs boniments

Quand on déclare, comme Dieudonné, qu’il est « dommage » qu’un journaliste juif ne soit pas mort dans les chambres à gaz, on est antisémite. Quand, sous couvert d’impertinence, on remue jusqu’à l’obsession les vieux clichés contre les juifs, clichés qui firent les belles heures de l’extrême droite des années 1930, du régime de Vichy et des nazis, on est antisémite.
Dieudonné n’est pas qu’un provocateur, il véhicule une vision raciste de la société. Et le racisme anti-juif ne vaut pas mieux que le racisme anti-noir, anti-arabe ou anti-musulman.
Tous les racismes se ressemblent et s’assemblent. Il n’y a donc pas à s’étonner de la proximité de Dieudonné avec le Front national. Que Dieudonné ait choisi Le Pen pour parrain de sa fille, qu’il ait mis son théâtre à la disposition du FN et qu’il aime fréquenter certains de ses cadres est dans l’ordre des choses.
Les travailleurs ne doivent pas laisser pénétrer dans leurs rangs le poison raciste. De l’Allemagne nazie à l’Afrique du sud de l’apartheid en passant par les États-Unis ségrégationnistes, et par le continent africain où le racisme se décline avec l’ethnisme, les préjugés xénophobes se sont toujours retournés contre les travailleurs, contre les exploités, contre les plus pauvres, quand les véritables responsables de la misère et de l’oppression prospéraient.
À comparer avec Dieudonné, Valls, dans son habit de ministre de l’Intérieur, fait plus respectable. Mais qui a dit qu’il manquait « des Blancs, des blancos, des white » dans la ville d’Évry ? Valls ! Et quand il déclare, droit dans ses bottes, que les Roms ne peuvent pas s’intégrer, il fouille, lui aussi, dans les poubelles du Front national. Parce que faire croire que la présence de 17 000 Roms est un problème insoluble pour un pays de 65 millions d’habitants est abject ! Cela n’a d’ailleurs pas ému grand monde dans la direction du Parti socialiste.
De Dieudonné jusqu’à Valls en passant par le FN et l’UMP, chacun participe du climat nauséabond. Dieudonné, en bouffon sinistre, Valls en cultivant des préjugés lourds de conséquences du haut de son ministère. Les travailleurs ne doivent ni rire avec le premier, ni soutenir le second.
En en faisant l’homme à abattre, Valls a remis Dieudonné sur le devant de la scène. La Société M’Bala aura des problèmes financiers, et encore… Car pour quelqu’un qui se dit « antisystème », Monsieur a le sens des affaires ! En matière de prête-nom, de montage financier et d’évasion fiscale, il a l’air de s’y connaître aussi bien qu’un Woerth ou un Cahuzac.
Mais sur le fond, Valls a servi de faire-valoir à Dieudonné… et inversement. Grâce à Dieudonné, le premier flic de France a pu faire son numéro d’homme à poigne. Même si l’interdiction du spectacle incriminé sera inefficace du point de vue de la lutte antiraciste, c’est un coup politique réussi pour sa carrière de ministre.
Le rideau de fumée créé par le cirque Valls-Dieudonné a aussi profité au gouvernement en faisant diversion. Quant au nouveau numéro qui s’annonce autour des coucheries de Hollande, gageons qu’il occupera beaucoup, lui aussi, les journalistes.
Et pendant que les médias nous amusent avec ce genre de divertissement, le gouvernement continue d’enfoncer les classes populaires dans la pauvreté en laissant le chômage et la précarité exploser. Il peut tranquillement valider les licenciements chez Mory Ducros, chez Goodyear. Il peut laisser La Redoute supprimer 1 200 emplois sans avoir à s’expliquer.
Le gouvernement peut aller chercher jusqu’au dernier euro dans la poche des plus pauvres en augmentant la TVA, s’attaquer aux droits sociaux et aux services publics sans avoir de compte à rendre.
Pendant ces 15 jours de répit, le gouvernement a multiplié les tractations avec le patronat pour mettre au point leur pacte contre les travailleurs. Car ce « pacte de responsabilité », concocté par le patronat et le gouvernement, ne sera rien d’autre que de nouveaux sacrifices imposés aux travailleurs au prétexte de créer des emplois. Un million d’emploi prétend même le patronat !
Mais de qui se moquent-ils ? Le patronat et le gouvernement n’ont même pas été capables de réduire le nombre de chômeurs en un an, et ils veulent nous faire croire qu’ils vont créer un million d’emplois !

Des bonimenteurs, il y en a décidément de tous les genres ! Eh bien, il ne faut pas que les travailleurs tombent dans le panneau ! Ni dans celui des démagogues à la Dieudonné qui désignent à la vindicte des boucs émissaires, ni dans celui des démagogues qui gouvernent !

Une liste Lutte Ouvrière aux prochaines élections municipales à Argenteuil

Dans le texte et la motion adoptés lors de la dernière conférence nationale de Lutte Ouvrière (texte in extenso ci-dessous), nous écrivions :
     "...En conséquence, pour les élections municipales, nous présenterons partout des listes Lutte Ouvrière sans participer à aucune liste dite d’union. Nous n’accepterons d’être présents nulle part sur la liste d’un parti qui participe au gouvernement ou qui se considère, fût-ce avec des critiques, comme faisant partie de la majorité présidentielle.
Lutte Ouvrière se présentera aux élections municipales partout où elle est en situation de constituer une liste indépendante et uniquement là...".
     Et plus loin dans la motion : 
     "...Lutte Ouvrière se présentera aux élections municipales partout où elle est en situation de constituer une liste indépendante et uniquement là...".


     A Argenteuil, une liste de Lutte Ouvrière sera présente aux élections municipales de mars prochain.

Elections municipales et européennes : le texte adopté par la dernière conférence nationale de Lutte Ouvrière de décembre 2014

                                                Les élections de 2014

Tous les systèmes électoraux de la démocratie bourgeoise transforment, déforment, voire faussent du tout au tout, non seulement la représentation de la population dans les assemblées législatives, conseils régionaux, généraux et municipaux, mais aussi l’expression de l’opinion publique. Cette opinion publique ne peut s’exprimer qu’à travers une série de filtres, pas nécessairement les mêmes d’une consultation à une autre.
     La question des alliances électorales, l’attitude au second tour ou un éventuel appel à voter pour une organisation réformiste sont, pour une organisation révolutionnaire, des questions tactiques, qui tiennent compte du mode de scrutin mais aussi de la situation politique générale et de la taille de l’organisation, de sa capacité à se faire entendre.
     Nous avons eu, au cours de notre histoire, des attitudes variées en matière de tactique électorale. L’histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire est bien plus riche encore de façons de procéder pour tenter de faire entendre sa voix à l’occasion d’une élection par-delà les limites légales et malgré les obstacles du mode de scrutin.
     Bien que les deux élections qui se succéderont en 2014, les municipales et les européennes, aient un caractère différent, nous les considérons comme deux phases successives d’un même moment électoral et qui nécessitent d’adopter une même démarche.
   Les conditions actuelles sont marquées par la crise de l’économie capitaliste, avec toutes ses conséquences aussi bien sur la situation des classes exploitées que sur le fonctionnement général de l’économie, marquées en France par la politique antiouvrière menée par le Parti socialiste au pouvoir et par le fait que, même ceux qui prétendent critiquer le Parti socialiste sur sa gauche, continuent à se revendiquer de la gauche officielle, voire de leur appartenance à la majorité présidentielle. Dans ces conditions également marquées par la perte des repères de classe de la classe ouvrière, par sa désorientation politique et par sa désorganisation, nous proposons de nous présenter au nom d’un programme de lutte pour la classe ouvrière face à la crise et sur la base des idées communistes révolutionnaires, le plus clairement exprimées, sans que cette orientation qui est la nôtre dans toutes les élections puisse être obscurcie par des choix tactiques d’alliances ou d’attitudes au second tour.
     En conséquence, pour les élections municipales, nous présenterons partout des listes Lutte Ouvrière sans participer à aucune liste dite d’union. Nous n’accepterons d’être présents nulle part sur la liste d’un parti qui participe au gouvernement ou qui se considère, fût-ce avec des critiques, comme faisant partie de la majorité présidentielle.
       Il en ira de même, à plus forte raison, aux élections européennes.
Nous n’avons pas plus l’intention de présenter des listes communes avec le NPA, contrairement à ce que nous avons fait parfois dans le passé avec la LCR.
     Même si une partie de ce que nous avons l’intention de dire sera ou pourrait être dit par le NPA, dans le contexte politique d’aujourd’hui nous tenons à mettre l’accent sur ce qui nous différencie, et pas sur ce qui nous est commun. Nous n’avons pas l’intention de noyer l’expression de ce que nous appelons sur nos affiches «faire entendre le camp des travailleurs»dans d’autres préoccupations, aussi dignes d’intérêt soient-elles, telles que l’écologie, la défense de minorités opprimées, le féminisme, etc.
     Par ailleurs, en nous adressant à la classe ouvrière, nous voulons nous adresser à elle, non pas comme à une classe à plaindre, mais comme à la seule classe capable de transformer la société; non pas comme à une classe ouvrière désorientée, rejetant toute politique, mais comme à la classe ouvrière qui relève la tête et qui veut exprimer clairement une politique correspondant à ses intérêts de classe et ses perspectives historiques.
     En décidant ce choix global concernant les deux élections, nous aurons à subir des pressions à différents niveaux, venant aussi bien des grands partis de gauche que de ceux qui se considèrent comme l’extrême gauche critique, de Mélenchon au NPA en passant par le PCF.
    Nous avons l’habitude des pressions de cet ordre, mais il faut être conscient qu’elles seront de plus en plus fortes.
     Ce vote implique donc de résister aux pressions sur l’unité, qu’elle prenne la forme de l’unité de toute la gauche contre le Front national ou l’unité de ceux qui rejettent la politique du Parti socialiste au gouvernement et se posent en alternative pour la gauche. Cette unité-là est toujours un moyen de faire taire ceux qui veulent s’exprimer au nom de la lutte de classe du prolétariat et de la perspective communiste.
                                                    Motion
Lutte Ouvrière se présentera aux élections municipales partout où elle est en situation de constituer une liste indépendante et uniquement là.
Elle présentera aux élections européennes des listes Lutte Ouvrière dans les 7 circonscriptions électorales de la métropole.

dimanche 12 janvier 2014

Ca l'affiche vraiment très mal

Pas facile de placer une modeste affiche annonçant la prise de parole dimanche 26 janvier à 12 heures 45, à l'occasion de la fete et du banquet d'Argenteuil de Lutte Ouvrière sur les panneaux municipaux dits d'affichage "libre". Arrachage, recollage, et pour ce qui est de ces affiches, une haine particulière des afficheurs UMP à notre encontre.
     Ils ne doivent pas etre pour la liberté d'expression.
     Les uns et les autres préfèrent mettre les memes affiches à l'identique, les unes à coté des autres, comme si les passants étaient atteints de strabisme.

Grèce : un « sauvetage » mortel pour la population

Même s’ils demandent de nouveaux efforts au gouvernement grec, les représentants de la Troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) saluent les mesures de privatisation, les licenciements dans la fonction publique, et parlent même de sortie de crise prochaine.
      Mais pour les travailleurs grecs, c’est une misère croissante, des menaces d’expulsion des logements qui se précisent, et un chômage qui bat des records : près de 30% de la population active et près de 60% des jeunes.

     Tout un peuple est plongé dans l’abîme, mais les banques sont sauves… On ne saurait mieux décrire la folie de ce système.

samedi 11 janvier 2014

Logement : d'abord une construction massive, ensuite l'équité

La droite locale avance dans l'annonce de ses thèmes de campagne pour les prochaines élections municipales. Parmi eux, concernant le logement, ce n'est pas l'engagement à augmenter le nombre de logements dont la population mal logée a besoin qui a retenu son attention, c'est la 'transparence" dans l'attribution des logements du "parc HLM" !
     Certes, cette transparence, comme dans bien d'autres domaines, n'existe pas, à Argenteuil comme ailleurs. 
       Elle mettrait déjà en évidence la faiblesse du nombre de logements de ce type disponibles sur la localité tout comme la marge d'attribution limitée du service logement de la Ville ou d'AB-Habitat.

      Quant à la transparence totale des attributions qui devrait effectivement etre de mise, monsieur Mothron a tout de meme eu tout le loisir de démontrer son action en la matière. Il a présidé et il préside encore un des principaux bailleurs dits sociaux du département, Val d'Oise Habitat. Pour les Argenteuillais comme pour les autres Val d'Oisiens, cela signifie-t-il l'application de ce qu'il prone s'il redevenait maire demain  dans la commune ?
    Poser la question est y répondre.

    La réponse est non. Mais quand la démagogie nous tient...