jeudi 16 mai 2013

La grève à PSA-Aulnay : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de ce jour


PSA Aulnay-sous-Bois : après 17 semaines de grève, la direction se résout à négocier
En grève depuis le 16 janvier 2013, quelque 200 grévistes maintiennent la pression sur la direction de PSA et sur le gouvernement. Après le long week-end de l'Ascension, ils se sont retrouvés en assemblée générale lundi 13 mai et ont voté la poursuite de la grève. Ils ont notamment reçu les encouragements fraternels de militants argentins de l'usine de céramique Zanon, en autogestion depuis une décennie, ainsi que de militants ouvriers d'Haïti. Cette solidarité internationale entre travailleurs fait chaud au coeur.
    Lundi 13 mai, pour dénoncer l'inaction du gouvernement sur le dossier PSA, les grévistes sont allés à la rencontre de la ministre et porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, en visite au lycée Paul-Robert des Lilas (Seine-Saint-Denis) pour y promouvoir l'« esprit d'entreprise ».
     Un comité d'accueil de deux compagnies de gendarmes mobiles s'était prépositionné pour accueillir les grévistes et s'interposer entre eux et la ministre, qui n'a pas jugé bon de les rencontrer. Quelque 200 gendarmes, c'était beaucoup d'honneur pour les 80 grévistes d'Aulnay, qui ont interpellé la ministre aux cris de : « Interdiction des licenciements ! Aucune usine ne doit fermer ! » et « Hollande, sosie de Sarkozy ! ». Un peu plus tard, les paniers à salade arrivaient – mais trop tard, les grévistes étaient déjà repartis !
     Pendant des semaines, la direction a refusé toute négociation. Mais cela n'a pas entamé la détermination des grévistes, qui enchaînent les actions ; la production est toujours quasiment nulle. Aussi, depuis quelque temps, la direction cherche-t-elle à négocier, ce que les grévistes ont accepté, sur la base de leurs revendications : la réintégration des quatre grévistes licenciés ; l'abandon de toutes les poursuites pénales ; la garantie écrite des mutations vers d'autres sites du groupe et des reclassements externes pour ceux qui le demandent ; et une somme forfaitaire pour ceux qui quitteront l'entreprise lors de la fermeture de l'usine, annoncée le 31 décembre 2013.
     Lors d'une nouvelle réunion de négociation lundi 13 mai, la direction a proposé un protocole de fin de grève qui reprend ces différents points, mais de façon partielle, parfois peu claire, et sans les garanties exigées. Aussi les grévistes ont-ils reconduit la grève mardi 14 mai, en exigeant que le protocole soit amélioré.
     En attendant, le moral reste au beau fixe et la détermination est intacte !

                                                                                      Correspondant LO

G.Mothron : entre une Ténébreuse affaire et la Comédie humaine

Une ténébreuse affaire (roman balzacien)

Lorsqu'il est question du nouveau Parc des Berges qui sera inauguré ce samedi, les amis de GM font la fine bouche lors du conseil municipal.
     Quant il est question de la friche Balzac au Val-Sud, il réclame l'aménagement d'un "poumon" vert", comme il y est fait allusion dans la dernière livraison de la feuille monthronesque.
     Bref, jamais contents. Quand il y en a, ça ne leur va pas, quand il n'y en a pas, ils en réclament.
     Question respiration, ils ne manqueraient pas d'air par hasard ?

PS : ils étaient au pouvoir municipal de 2001 à 2008. Ils nous disent maintenant qu'ils voulaient..., qu'ils ont tenté..., que ça allait se faire...  Sept ans !


La Comédie humaine ou quand on compte sur l'amnésie de son public

Mais l'UMP et consorts serait-elle amnésique quand elle divague aujourd'hui sur cette friche Balzac, en faisant mine de s'opposer au projet du maire actuel la concernant. Mais, en octobre dernier, n'a-t-elle pas voté aux côtés de celui-ci la délibération prévoyant pour l'essentiel la construction d'un futur lycée catholique sur cette friche. Oui, ce soir-là, il n'y eut que deux votes contre le projet : ceux des élus Lutte Ouvrière !

Incontestablement, la preuve d'un gâchis ancien.

Lefebvre forge sa réputation d’homme de droite

Le député PS-ex-maire de Cergy a tenu à apporter son petit coup de patte en faveur du « travail du dimanche » pour lesquels des enseignes du bricolage en particulier mènent campagne depuis des années, via ou pas un certain nombre de travailleurs désorientés. Pour ces enseignes, les affaires sont les affaires, pas de bricolage, faut que ça ouvre le dimanche !
    Ce nouveau député marque une nouvelle fois son camp, en faisant ce petit signe qui sera interprété comme il se doit.
    Son camp, celui du grand patronat.

Dassault : deux brève du bulletin Lutte Ouvrière de l'usine d'Argenteuil


Une grande famille ? Mon œil !

Dans notre précédent bulletin, nous notions l’augmentation de 12,8% des 10 plus hauts salaires de la société pour l’année 2012. Cette seule augmentation s’élève donc à quelque 6000 euros mensuels supplémentaires pour chacun de ces salaires haut de gamme (53 000 euros de salaire mensuel en moyenne).
     On fait peut-être partie de la même société, mais sûrement pas du même monde.

Pas gênés

En empruntant au chef du personnel sa façon de vanter nos maigres augmentations individuelles (il les cumule sur 20 ans pour les rendre moins ridicules), les rallonges  que nos dirigeants se sont octroyés s’élèvent à plus de 1,5 million s d’euros, en moyenne pour chacun d’entre eux.
     Mieux que la française des jeux… et sans gratter.

mercredi 15 mai 2013

Arrestation d'enfants de "sans papiers" dans les écoles : COMMUNIQUE COMMUN FCPE, FSU, CGT Educ’action, SNUIPP-FSU, Sud-Education CIMADE, GISTI, LDH, MRAP, RESF


14 mai 2013
L’ARRESTATION DES ENFANTS DE SANS-PAPIERS DANS LES ECOLES
EST-ELLE LEGITIME SELON LE MINISTRE DE L’INTERIEUR MANUEL VALLS ?
La question mérite en tout cas d'être posée suite aux événements survenus la semaine dernière dans une école de Nîmes.
    Le 6 mai, Khava Plieva, réfugiée tchétchène déboutée de sa demande d’asile était arrêtée et placée en rétention pour être expulsée vers la Pologne en application des accords dits Dublin 2. Ses deux enfants étaient en classe, à l’école Gustave Courbet à Nîmes, l’un en maternelle, l’autre en primaire. La police téléphonait aux directeurs pour leur demander de retenir les enfants afin qu’ils soient arrêtés après la sortie des élèves, sans doute pour ne pas procéder à leur interpellation sous les yeux des autres enfants et des parents.
     Mais, un voisin, dûment autorisé par la mère des enfants, s’est présenté et les a emmenés. Il faut se réjouir que l’intérêt supérieur des enfants soit passé avant les considérations policières et qu’ils n’aient pas attendu pour être emprisonnés avec leur mère. Arrivés avec deux voitures et un fourgon les policiers ont dû constater leur absence.
     La préfecture du Gard a finalement reculé : Khava Plieva a été libérée après 48 heures de rétention, le 8 mai vers 21 h, une mesure prise « dans l’intérêt supérieur des enfants » assure le préfet. Une préoccupation étonnante de la part d’un haut fonctionnaire qui venait d’emprisonner une mère et de tenter de faire arrêter ses enfants à la porte de l’école pour les enfermer avec elle avant de les expulser. Mère qui aujourd’hui craint de ramener ses enfants à l’école par peur d’une interpellation.
     S’il s’agit d’une initiative malheureuse d’un préfet, il faut que le ministre la condamne et annonce les mesures propres à empêcher qu’elle se reproduise. Ne pas le faire reviendrait à autoriser que l'on  arrête des enfants de sans-papiers dans les écoles, une pratique qui évoque de bien mauvais souvenirs. Rappelons que, quand il était Ministre de l'Intérieur M. Sarkozy avait tenté de systématiser le procédé. L'indignation des enseignants, des parents d'élèves l'avait contraint à pratiquement y renoncer tout comme ses successeurs Hortefeux et Besson. Les dernières opérations de police connues aux abords d’une école, des faits isolés en réalité, datent du 1er décembre 2008, à Grenoble, puis du 7  janvier 2011 à Langeac (43).
     La pratique de l’arrestation des enfants dans ou à la porte des écoles est inacceptable. La société civile ne l’a pas tolérée sous Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas plus acceptable aujourd’hui.

AB-Habitat :ce n'est pas une fable même si ça en a tout l'air

La direction d'AB-Habitat avait infligé cinq jours de mise à pied à un travailleur de l'office HLM d'Argenteuil-Bezons. Il lui était reproché d'avoir utilisé son véhicule de fonction dans des conditions non réglementaires.
     Sur la foi de quoi ce reproche était-il fondé ?
     Une dénonciation calomnieuse... d'un policier.
    L'affaire est passé devant le tribunal des prud'hommes d'Argenteuil... Elle est très vite passée, car il n'y avait plus d'affaire à juger : la direction d'AB-H avait retiré la sanction. L'agent bénéficiera en outre de 750 euros en guise de dommages et intérêts.
     En tout cas, bravo pour l'agent ainsi maltraité. Quant aux calomniateurs et à ceux qui les entendent...
   

Travail du dimanche : méfions-nous du piège

Depuis des années, des enseignes du bricolage du Val d'Oise et d'ailleurs rêvent d'ouvrir le dimanche. Pour ouvrir ce jour-là, elles sont prêtes, dans ce cas-là, à appuyer voire encourager pour le moins une mobilisation de salariés.
     Ainsi, des salariés de magasins de bricolage ont manifesté à Paris pour porter au ministère du Travail une pétition réclamant que les magasins qui les emploient aient le droit d’ouvrir le dimanche. Cette manifestation fait l’affaire des grandes enseignes du secteur, qui l’ont d’ailleurs sponsorisée. Ils maintiennent leurs employés sous pression en les menaçant de suppressions d’emplois si la loi n’évolue pas en leur faveur.
      Ce que les salariés veulent, ce sont les 100 € de salaire supplémentaire que leur rapporte le fait de travailler un dimanche.
      Mais si le travail du dimanche finit par se banaliser, il est probable que ces salariés seront obligés de venir au travail ce jour-là, sans bénéficier de la majoration salariale, au prétexte que ce sera un jour comme un autre. Dans cette affaire, les patrons y gagnent bien plus que leurs salariés.

mardi 14 mai 2013

L'argent des Argenteuillais pour des grévistes de la commune

Comme élu municipal d'Argenteuil, je touche une indemnité substantielle, que je reverse, comme il était de tradition dans le mouvement ouvrier et communiste, totalement à mon parti, Lutte Ouvrière. Mais avec mes camarades, il a été entendu que lors de mouvements grévistes, privant des travailleurs de leurs ressources, une partie de cette indemnité pouvait aller soutenir ces grévistes. Depuis 2008, nous avons procédé plusieurs fois de cette façon. Ainsi, en février dernier, nous avons versé la moitié de cette indemnité au fond de soutien des grévistes de l'usine PSA d'Aulnay. 
     Cette-fois-ci, sur celle d'avril, nous avons décidé de donner un soutien individuel aux grévistes d'Argenteuil qui en ont toujours bien besoin. C'est chose faite depuis ce soir. DM