vendredi 10 mai 2013

Nouvelles du monde ouvrier : la grève à PSA-Aulnay : un article dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine


PSA - Aulnay-sous-Bois : à la dix-septième semaine de grève, une détermination intacte
Mardi 7 mai, plus d'une centaine de travailleurs en grève sont allés manifester dans les locaux de la Direction générale de l'emploi pour protester contre l'attitude de blocage de PSA qui avait refusé de mettre par écrit le résultat des négociations concernant les revendications des grévistes.
     Comme à leur habitude, les travailleurs sont rentrés sans effraction et se sont invités dans les bureaux de la Direction générale de l'emploi, en déjouant encore une fois la surveillance policière qui s'est pourtant largement renforcée.
     Cette manifestation en direction du ministère du Travail avait pour but de rappeler au gouvernement que les grévistes étaient toujours mobilisés face à l'entêtement de Peugeot, et qu'il avait sa part de responsabilité, en refusant d'exercer la moindre pression sur la direction de PSA.
     La grève est entrée dans sa dix-septième semaine, et les grévistes sont toujours très actifs. De désespoir, la direction a retiré ses « pots de fleurs », les cadres censés impressionner les grévistes... avec le succès que l'on sait, puisqu'elle est toujours incapable de sortir la moindre voiture de l'usine d'Aulnay.
     Mardi 30 avril, les grévistes ont organisé leur troisième paye. La solidarité financière a fonctionné aussi bien que les deux mois précédents. Un versement de 1 000 euros a été assuré à chaque gréviste, de quoi continuer la grève et tenir tête à la direction. En effet, malgré les tentatives du gouvernement et de la direction de PSA d'enterrer la grève, la mobilisation des grévistes est toujours très populaire, elle est devenue un exemple de la ténacité de travailleurs en lutte contre la famille Peugeot, l'une des plus grosses fortunes du pays.
     À la manifestation parisienne du Premier mai, le cortège des grévistes de PSA-Aulnay a été très applaudi, tout au long du parcours. La collecte auprès des manifestants a été un succès puisqu'elle a rapporté 11 000 euros, et beaucoup ont tenu à se procurer le tee-shirt ou les badges de la grève, arborant « On se battra comme des lions ».
     Vendredi 3 mai, les grévistes ont rendu visite au préfet de Seine-Saint-Denis à la préfecture de Bobigny, et au directeur départemental du Travail. Aucun des deux n'a voulu se montrer. Pourtant le directeur départemental du Travail est le fameux « facilitateur » nommé par le gouvernement pour régler le conflit d'Aulnay. Mais ce monsieur a fait savoir qu'il était trop occupé pour recevoir les grévistes. Qu'il n'y ait rien à attendre de lui, voilà qui n'étonne plus personne, mais les grévistes ont ainsi fait savoir au gouvernement que la grève continuait et que rien n'était réglé.
     Le gouvernement le sait bien, d'ailleurs, puisque, le même jour, dix-huit cars de CRS cernaient le siège de PSA avenue de la Grande-Armée à Paris, craignant qu'une action surprise ne prenne de court, une fois de plus, la surveillance policière. Que les grévistes inspirent cette crainte au gouvernement socialiste montre une fois de plus qu'il est un adversaire des travailleurs de PSA et qu'il se place dans le camp du patron.
     Lundi 6 mai, la cohésion des grévistes était intacte. La direction, comme à son habitude, a tenté de redémarrer la chaîne au Montage, qui s'est arrêtée immédiatement. Plus de cinquante intérimaires s'étaient donné le mot pour débrayer afin de réclamer le paiement des 29 et 30 avril sur la paye d'avril et non de mai, ce que refusait PSA. Pour la direction, il n'y a pas de petites économies.
     Une délégation d'intérimaires a été reçue, et il ne leur a pas fallu longtemps pour obtenir par écrit le paiement légitime de ces deux jours sur la paye d'avril, et les deux heures de débrayage payés. Bref, bonne ambiance pour un début de semaine !
     Par ailleurs, tant que la direction, dans le cadre d'un protocole écrit, ne réintègre pas les quatre salariés honteusement licenciés, n'annule pas toutes les poursuites pénales, ne garantit pas par écrit les mutations et les reclassements externes, la grève continue.
                                                                                   Correspondant LO

Nouvelles de la réaction


Pas beau


A propos de la manifestation qui va narguer la population ouvrière d’Argenteuil aujourd’hui, un de ses initiateurs locaux a déclaré au Parisien : « la banlieue ne veut pas du mariage pour tous ».

     Ce petit monsieur prend ses désirs pour la réalité. A moins qu’il entende par banlieue Neuilly, Courbevoie, Le Vésinet, Andilly,… cela dit sans offenser les quelques milieux populaires qui, par hasard, peuvent habiter ces communes.

     Quant à la banlieue largement populaire, ouvrière, travailleuse, elle a tout à craindre de ces gens qui, derrière le combat contre la liberté et l’égalité de traitement des homosexuels, cachent la mobilisation de la droite et de l’extrême-droite.



Le Pen, poison violent

(extrait du numéro de cette semaine de Lutte Ouvrière)


« Il faut maintenant un vrai chef, un chef qui agisse, enfin ! La France ne peut plus attendre ! En ces temps obscurs où tout est flou, où tout avenir paraît incertain, où la mollesse de nos dirigeants le dispute à un véritable laxisme d'État, nous avons besoin d'autorité, et dans tous les domaines ! »

     C'est ainsi avec la plus grande clarté que, dans son discours du 1er mai, Marine Le Pen a défini ce que serait demain la politique qu'elle mènerait si elle arrivait au pouvoir. Et de conclure : « Vous connaissez nos valeurs. Vous avez compris, mes chers compatriotes, ma méthode de gouvernement, ma conception du pouvoir ! » En effet, on est averti de la façon dont voudrait gouverner la cheftaine Le Pen : à la baguette !

jeudi 9 mai 2013

Argenteuil : les conseillers municipaux Lutte Ouvrière



Une présence nécessaire



Les agents de la CAAB, de la communauté d'agglomération d'Argenteuil-Bezons sont appelé à se rassembler mercredi 14 mai à 9 heures dans le bâtiment de cette CAAB pour discuter de leurs problèmes. Un employé de la CAAB a tenu à m'informer. Comme nous l'avons fait systématiquement au niveau du personnel municipal 'Argenteuil, je me rendrai à cette réunion, pour marquer ma solidarité, et entendre les revendications de travailleurs dont avec la municipalité de Bezons, celle d'Argenteuil a la responsabilité. DM


L'argent des Argenteuillais


Comme élu municipal d'Argenteuil, je touche une indemnité substantielle, que je reverse, comme il était de tradition dans le mouvement ouvrier et communiste, totalement à mon parti, Lutte Ouvrière. Mais avec mes camarades, il a été entendu que lors de mouvements grévistes, privant des travailleurs de leurs ressources, une partie de cette indemnité pouvait aller soutenir ces grévistes. Depuis 2008, nous avons procédé plusieurs fois de cette façon. Ainsi, en février dernier, nous avons versé la moitié de cette indemnité au fond de soutien des grévistes de l'usine PSA d'Aulnay. Cette-fois-ci, sur celle d'avril, nous donnerons un soutien individuel aux grévistes d'Argenteuil qui en ont bien besoin. DM

Conseil général du 95 à majorité UMP : le "populaire" de UMP concerne les coups portés aux classes populaires

Lors de la prochaine réunion du Conseil général du Val d'Oise le 24 mai prochain, les dirigeants de droite de celui-ci prévoient de voter une augmentation des tarifs de "rest'o collège". C'est le service de restauration des élèves des collèges dont les conseils généraux ont la charge. Par tranche, les prix augmenteraient entre  15cts et 20cts. Cette hausse va entraîne une hausse très significative de tous les tarifs, quelles que soient le quotient familial.
     C'est la dernière contribution de ces ennemis des travailleurs à la hausse de tous les prix qui accroît les difficultés du monde ouvrier.

« Emplois d’avenir » : les patrons en demandaient… Ils les obtiennent !


Le ministre du Travail, Michel Sapin, s’est dit mardi « favorable » à « étendre plus qu’aujourd’hui au secteur privé » les emplois d’avenir, ces contrats censés être destinés aux jeunes pas ou peu qualifiés, dont l’État paye une partie du salaire. Dans le privé, cette part se monte à 35 % de la rémunération.
      La présidente du Medef, Laurence Parisot, avait exprimé, fin avril, cette revendication. Parisot en avait rêvé, le gouvernement Ayrault le réalise.

Slovénie : plan d’austérité


En Slovénie, ce petit État issu de l’éclatement de la Yougoslavie, le gouvernement prépare un plan d’austérité. D’après un quotidien slovène, un « impôt de crise » sur tous les salaires serait en préparation, ainsi qu’une taxation des biens immobiliers et une augmentation de la TVA. Le gouvernement va également « négocier » une baisse des salaires dans la fonction publique - après une première diminution de 8 % en 2012 ! - ainsi que l’extension du gel des retraites imposé l’an dernier.
     Austérité, chômage et misère, c’est le seul avenir que le capitalisme soit capable d’offrir aux peuples d’Europe. Il est vraiment urgent de changer ce système devenu complètement fou !




mercredi 8 mai 2013

Division du travail de régression, à toutes les échelles territoriales



Division du travail, à toutes les échelles territoriales
Le forfait améthyste gratuit ou semi-gratuit permet aux personnes reconnues handicapées de pouvoir se déplacer en utilisant les transports en commun. Depuis début avril, ce système est intégré dans la carte navigo.
     Mais dorénavant, pour l’obtention de cette carte gratuite ou semi gratuite, les postulants handicapés doivent verser une somme forfaitaire de 30 euros. Cette somme a été décidée par le Conseil général.
     30 euros, ce n’est peut-être rien pour un conseiller général. Mais c’est lourd pour des personnes à très faibles revenus. Tel est le cas de la plupart des personnes handicapées.
     Au gouvernement, le PS attaque la situation des classes populaires. La droite opère la même chose au niveau du conseil général.

Fête de Lutte Ouvrière : le programme du cinéma : films et documentaires. L'occasion de voir ce que vous avez raté




Le cinéma à la fête de Lutte Ouvrière
Il y a deux salles de cinéma sur la fête, qui projettent en continu une série de films et de documentaires récents. Comme tous les spectacles de la Fête, les séances sont comprises dans le prix de la carte d’entrée.
  • Barbara (Christian Petzold )
  • Le capital (Costa Gavras )
  • Les femmes du bus 678 (Mohamed Diab )
  • La Parade (Srdjan Dragojevic )
  • La part des anges (Ken Loach )
  • La petite Venise (Andréa Segre )
  • La Pirogue (Moussa Touré )
  • Margin Call (J.C. Chandor )
  • La Françafrique (documentaire de Patrick Benquet )
  • Camille redouble (Noemie Lvovsky )
  • A royal affair (Nikolaj Arcel )
  • 5 caméras brisées (Emad Burnat )
Une nocturne en plein air
Pendant la nuit du dimanche au lundi, si le temps le permet, il y aura une séance en plein air...

23h50 : Spartacus (Stanley Kubrick )
Le chapiteau Friedrich Engels

samedi 18 mai
11h00 : Nucléaire, la bombe humaine (Elsa Fayner )

13h00 : Poussière mortelle, le grand procès de l’amiante (Niccolo Bruna et Andrea Prandstrallet )

15h00 : Ce qu’ils savaient, les alliés face à la Shoah (Virginie Linhart )



17h30 : L’été froid de 1953 (Aleksandr Prochkine )
Ce film de fiction est sorti en 1988. L’action se déroule à l’été 1953 dans un petit village isolé de Sibérie. Staline est mort en mars de la même année et Beria a fait voter en mai une amnistie pour les « droit commun ». Dans les camps, comment la mort de Staline est-elle vécue ?

19h00 : La Françafrique (Patrick Benquet )

dimanche 19 mai



10h30 : Les suffragettes : ni paillassons, ni prostituées (Michèle Dominici )
En France, le droit de vote n’a été accordé aux femmes qu’en 1944. Bien après la Nouvelle-Zélande en 1893, la Finlande en 1906, les États-Unis (1920), l’Uruguay (1932), la Turquie (1934) ou la Grande-Bretagne (1938). Dans ce pays, la lutte des femmes pour obtenir ce droit fut particulièrement intense. Un demi-siècle de mobilisations, de vexations et de sanctions. Ce documentaire de Michèle Dominici revient sur ces années de combat des Anglaises pour parvenir à obtenir le droit de vote.

12h15 : Les nouveaux chiens de garde (Yannick Kergoat, Gilles Balbastre et Serge Halimi )

16h00 : Les pirogues des hautes terres (Olivier Langlois )
La grève des cheminots africains qui, en 1947, paralysa pendant cinq mois l’activité économique de l’Afrique-Occidentale française (A.-O.F.)

18h30 : La saga des Conti, au cœur d’une révolte ouvrière (Jérôme Palteau )

21h00 : Zambie, à qui profite le cuivre (Audrey Gallet et Alice Odiot )
 lundi 20 mai
11h00 : Profession Domestique (Julien Brygo )

13h00 : Goodyear : la mort en bout de chaîne (Mourad Laffitte )

16h00 : La bataille du Chili (Patricio Guzman )

18h30 : Nucléaire, la bombe humaine (Elsa Fayner )