samedi 20 avril 2013

Ecole : un conseil : l’urgence de moyens d’urgence


De septembre à février, depuis la rentrée scolaire 2012  jusqu’à aujourd’hui, il y a eu 35 % de plus de conseils de discipline en comparaison avec la période correspondante de l’année scolaire 2011-2012. Cela, au niveau de l’Académie de Versailles à laquelle relève le département du Val d’Oise.
     35 %, ce n’est pas rien. Quoi que l’on pense des conseils de discipline, des orientations de l’Education nationale en la matière, orientations qui peuvent varier d’une année sur l’autre, cette augmentation est le signe évident qu’il y a un malaise.
     Des jeunes vont mal. L’Ecole va mal.
     L’urgence de trouver et d’obtenir les moyens pour soigner le mal.

Eau ? Sale eau plutôt !


Un employé de Veolia Eau, avec vingt ans d’ancienneté, vient d’être licencié parce qu’il refusait de couper l’eau aux consommateurs en difficulté financière.
Dans la société capitaliste, il est légal de monopoliser un bien indispensable à la vie, de le vendre hors de prix et de sanctionner ceux qui n’ont plus les moyens de payer. Cela s’appelle « la liberté »... des affaires.
    Pour avoir refusé cette logique, un employé vient de le payer de son emploi. C’est révoltant.


Le directeur général : s'y connaît apparemment en sale eau

Mariage pour tous : des opposants « mal élevés et bornés » pour commencer

« Les gens bien élevés en ont assez. Ça va péter », disait à Nanterre un manifestant anti-mariage pour tous. Ces gens « comme il faut », souvent de milieu aisé, étalent surtout leurs préjugés de plus en plus ouvertement homophobes. Certains passent à l’action violente, attaquant un local PS à Lyon, ou un bar gay à Lille.
Tous ces gens-là refusent de reconnaître le droit et la liberté de tous de se marier... ou pas !
      Pas bien élevés, mais ennemis de la liberté individuelle très certainement.

vendredi 19 avril 2013

Le 1er mai prochain, manifestons !




1er mai 2013

De la Bastille à la Nation

Départ cortège des organisations syndicales
15 heures


A l'époque de la lutte pour la journée de travail de 8 heures, manifestation du 1er mai 1906 à Paris


 

Immigrés, jeunes, roms : Hollande dans les pas de Sarkozy

Bientôt un an après le remplacement de Sarkozy par Hollande, la Ligue des Droits de l’Homme publie un rapport qui met en évidence la continuité entre la politique de la gauche et celle de la droite vis-à-vis des travailleurs immigrés et des jeunes des quartiers populaires.
Le droit de vote des étrangers aux élections municipales ? Les récépissés lors des contrôles de police ? Repoussés aux calendes grecques. L’accompagnement social des familles roms ? Inexistant, tandis que les démantèlements de camps et les expulsions continuent de plus belle.

     Même des mesures qui ne coûteraient pas un centime aux patrons, le PS n’a pas le courage de les prendre.

Expulsion de Roms à Bobigny

Jeune ou vieux, être socialiste c’est préparer le renversement du capitalisme



Le mouvement des jeunes socialistes fait une campagne militante devant certains lycées du Val d’Oise pour mettre en garde les jeunes contre les dangers représentés par le FN. Nous proposons fraternellement à ces jeunes socialistes de méditer la chose suivante.
     Dans l’article extrait de notre hebdomadaire de cette semaine concernant la radicalisation de la droite et de ses dangers, rapporté ci-dessous, il est dit : « …il y a également un an, le PS et son candidat à la présidentielle promettaient, eux, « le changement maintenant ». En fait de changement, ceux des électeurs populaires qui avaient voté pour Hollande et le PS n'ont pas eu à attendre pour constater que la nouvelle majorité ne tenait pas même ses plus timides promesses en matière d'emplois, de salaires, de retraites, etc. Pire : c'est elle qui mène maintenant l'attaque contre la classe ouvrière.
     Le PS a ainsi ouvert un boulevard à la droite, à l'extrême droite et à leur démagogie réactionnaire. »
    Oui, c’est bien la politique de leurs aînés au gouvernement qui favorise la montée de l’extrême-droite.
     Parmi les jeunes socialistes, ceux uniquement préoccupés de l’avenir de la société et pas seulement de leur propre avenir de carrière politique, peuvent prendre conscience de cette situation. Ce ne serait pas la première fois dans l’histoire du mouvement ouvrier que des jeunes militants ne suivraient pas la voie politicienne de leurs aînés.

jeudi 18 avril 2013

CGT PSA Aulnay : trois mois de grève ! Bon anniversaire ! Soutenez financièrement les travailleurs de PSA en grève !

Les camarades de Lutte Ouvrière d'Argenteuil suivent avec attention la grève chez PSA-Aulnay. Nous continuons, parmi d'autres, à transmettre nos soutiens financiers. C'est à ce titre, en particulier, que nous recevons la "Lettre d'information" de la CGT PSA Aulnay. Nous venons de lire la n°13 qui célèbre le troisième anniversaire mensuel de la grève démarrée le 16 avril. Nous extrayons pour nos lecteurs les deux extraits suivants de cette lettre :

                                     PSA poursuit ses tentatives d'intimidation

La direction de PSA a envoyé deux nouvelles lettres de licenciement à deux militants CGT de la grève. Et comme provocation, elle ne pouvait pas faire mieux : pour Abdel le reproche invoqué est « agression sonore en ayant joué du tambour » alors que la direction nous impose habituellement de travailler dans des ateliers où le volume sonore dépasse largement les 120 décibels. Pour Rachid, c'est un jet d'œuf et un jet de boulon qui lui sont reprochés, un jour où il n'était pas dans l'usine. Qu'importe à cette direction de mentir ou de licencier sans motif, le but recherché est de faire baisser la tête à tous les grévistes.

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 Samedi 13, nous nous sommes invités au conseil National du PS. Nous avons pu leur dire entre autre que si les délégués socialistes s'étaient sentis trahis par Cahuzac, bon nombre d'ouvriers de PSA Aulnay se sentaient trahis depuis un an par le gouvernement qui n'a fait que s'aplatir devant les patrons et notamment la famille Peugeot. Nous avons aussi tenu à dénoncer la politique du gouvernement qui finira par ouvrir un boulevard au Front national, ce qui serait une véritable catastrophe pour le monde du travail. 

Les grévistes envahissent le Conseil national du Parti Socialiste
Conseil national du PS : l'occasion pour les dirigeants du PS de voir des grévistes qu'ils ont totalement laissé tombés (légende Dominique M.)


Soutien aux grévistes d'Aulnay

Pour notre part, à nouveau localement, nous contribuerons à la "paie" d'avril des grévistes de PSA. Nous nous donnons jusqu'à ce mercredi 24 pour collecter des soutiens.
    Pour soutenir financièrement les grévistes d'Aulnay, on peut envoyer un chèque libellé à l'ordre de : "Soutien aux salariés de l'automobile du 93",  et envoyé à : LO-Argenteuil, 2 rue Rouquès, 95100 Argenteuil. On peut me téléphoner, joindre les militants de LO,...
     A ce jour (vendredi après-midi 19.04), nous avons déjà 505 euros !

Droite qui se radicalise : un article de Lutte Ouvrière n°2333 du 19.04.13.


Encouragée par les reculs du gouvernement, la droite se radicalise

Depuis des mois, la droite s'en donne à coeur joie sur le mariage pour tous, ou plutôt contre cette loi à venir dont le cardinal Vingt-Trois, porte-parole d'une Église arc-boutée dans la défense de la « loi divine », prétend qu'elle prépare une « société de violence ».
La violence, elle se trouve pourtant dans les cortèges des amis de l'UMP et de l'Église, où parade l'extrême droite. S'y sentant comme des poissons dans l'eau, ses gros bras y font le coup de poing contre la police, crient leur haine de la « loi Taubira » – la couleur de peau de la ministre de la Justice ajoutant à leur fureur – voire, comme à Nantes, traquent une journaliste connue pour défendre le mariage pour tous.
La droite parlementaire, qui ne veut pas laisser au Front national le monopole de la défense des préjugés les plus crasses, en rajoute dans la surenchère.
Par la voix du député Laurent Wauquier, elle a déjà dénoncé un « coup de force » du gouvernement quand le Sénat a ratifié la loi. Et elle ne relâche pas la pression : d'autres manifestations ont été programmées, dont une le 5 mai, et bien sûr une le 26 mai, pour la fête des Mères : Pétain, qui en fut l'instaurateur, serait ravi...
Le patron de l'UMP, Copé, a mis en garde le gouvernement contre « un coup de force parlementaire », lui demandant « d'entendre la colère des Français, de suspendre la discussion sur le texte du mariage pour tous et de ne s'occuper que d'une seule chose : la lutte contre le chômage, qui est aujourd'hui la préoccupation majeure des Français ».
Invoquer la lutte contre le chômage, cela s'appelle avoir un sacré culot quand on dirige l'UMP et qu'il y a à peine un an un gouvernement et un président UMP menaient la charge contre le niveau de vie des classes populaires.
Seulement voilà, il y a également un an, le PS et son candidat à la présidentielle promettaient, eux, « le changement maintenant ». En fait de changement, ceux des électeurs populaires qui avaient voté pour Hollande et le PS n'ont pas eu à attendre pour constater que la nouvelle majorité ne tenait pas même ses plus timides promesses en matière d'emplois, de salaires, de retraites, etc. Pire : c'est elle qui mène maintenant l'attaque contre la classe ouvrière.
Le PS a ainsi ouvert un boulevard à la droite à l'extrême droite et à leur démagogie réactionnaire. La droite saisi l'occasion du vote de la loi sur le « mariage pour tous ». Mais un autre prétexte aurait tout aussi bien pu faire l'affaire : l'automne dernier, l'UMP, aiguillonnée par le Front national, avait cherché à rameuter contre le droit de vote aux élections locales pour les ressortissants d'États non membres de l'Union européenne.
Dans ce système où, dès qu'un parti bourgeois s'est usé au pouvoir, un autre le remplace et mène fondamentalement la même politique au service des possédants, la moindre occasion peut servir pour tenter de récupérer le mécontentement, si c'est sur un terrain qui ne menace en rien les intérêts de la bourgeoisie. Cela fait partie de ce que certains appellent le « jeu démocratique » et qui est un jeu de dupes. Dans toute cette affaire, les intérêts des exploités ne sont défendus par personne, au contraire. C'est en eux-mêmes qu'ils devront trouver la force et la volonté d'opposer la défense de leurs propres intérêts de classe, de leur propre politique, aux tenants de l'ordre établi.

                                                                     Pierre LAFFITTE