mardi 16 avril 2013

Expulsions des Roms : des textes ministériels aux actes : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine


"Quatre jours après avoir expulsé dix familles de Roms de leur campement, le préfet du Rhône n'avait toujours pas procédé à leur relogement. Cela, malgré une circulaire d'août dernier du Premier ministre affirmant qu'il ne peut y avoir d'expulsion sans relogement et malgré une décision de justice. Plusieurs associations ont protesté contre cette « violation de la loi » commise par un représentant de l'État censé au contraire faire appliquer les directives gouvernementales ou judiciaires.
    Mais le gouvernement n'est pas non plus blanc-bleu dans sa politique envers les Roms, à commencer par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. On continue de démanteler les camps et d'expulser comme sous Sarkozy. Plus de 4 000 Roms ont dû quitter leur lieu de vie depuis le début de l'année, soit un cinquième des Roms vivant en France. Trois mille l'ont fait suite à une intervention musclée des forces de l'ordre, les autres à cause d'un incendie ou d'une agression. Des solutions de relogement, la plupart du temps provisoires, n'ont été proposées qu'à un tiers des expulsés, tout dépend des préfectures.
     Autant dire que la signature d'Ayrault et celle des sept ministres qui ont cosigné sa circulaire ne valent pas un clou."
                                                                                         M.L.


Roms expulsés l'été dernier à Evry, la ville de Valls, chargé de donner l'exemple d'application de la loi mais qui ne l'applique pas



Complément :
Pour la première fois, à l'occasion d'une procédure concernant l'évacuation d'un camp à La Courneuve, le "Défenseur des droits" officiel, Dominique Baudis, a transmis des observations juridiques pour rappeler les obligations. Rappeler les obligations, c'est un premier pas, les faire appliquer serait nettement préférable pour les familles concernées. DM

Pour la prévention, il faut les grands moyens


Dans le Val d’Oise, il existe un petit service policier chargé d’aller dans les établissements scolaires du département. Ainsi, deux policiers chargés de cette « prévention » sont-ils allés hier à la rencontre d’élèves du collège Claude Monet, un établissement « difficile » du Val-Nord à Argenteuil.
     Que des policiers aillent discuter violence, loi, délit, etc, avec des jeunes, il n’y a aucun problème. Ils auront ainsi pu le faire à Claude Monet durant deux heures pour ces élèves, qui ont toutes les chances de ne plus participer à une telle rencontre durant toute leur scolarité.
     Quant à la véritable prévention à l’école, elle ne peut être réalisée que grâce à des  effectifs peu élevés par classe, un remplacement absolu des enseignants absents, leur formation, et cela dès la maternelle. « Vivre ensemble » pour reprendre une expression à la mode à Argenteuil, cela s’apprend en particulier à l’école, l’école de l’apprentissage de la vie collective, grâce à l’action d’adultes nombreux.

Réaliser le calme de l'extérieur dans les classes

lundi 15 avril 2013

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière daté du 15.04.13.



Pour une vraie transparence : contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises et de la bourgeoisie

Face aux rumeurs et aux doutes persistants quant au rôle de Moscovici et à la responsabilité de Hollande et d’Ayrault dans l’affaire Cahuzac, le gouvernement s’est lancé dans une opération « mains propres », la première étape étant la publication du patrimoine des ministres.
     La gauche comme la droite ont fait de cette publication un évènement majeur. « Il y aura un avant et un après l’affaire Cahuzac », a déclaré Marisol Touraine, la ministre de la Santé. Michel Sapin, le ministre du Travail, a parlé « d’un moment d’exorcisme collectif » ! Quant aux députés, ils sont nombreux, à droite surtout, à dénoncer « le voyeurisme » et « la chasse aux riches ».
     Quel cinéma ! La transparence proposée est banale : elle existe dans 24 pays européens. Et quelle hypocrisie ! Ces Messieurs-dames ne nous montrent que ce qu’ils veulent.
     On mesure déjà le ridicule de l’opération en voyant certains ministres et députés déclarer qu’ils n’ont rien sur leur compte courant et presque pas d’épargne ; ou qu’ils ne possèdent qu’une modeste maison et une vieille voiture. Et ce, alors qu’un simple député touche une indemnité parlementaire de 5 200 € nets à laquelle s’ajoutent 6 400 € bruts d’indemnité pour le loyer, les frais de réception, d’habillement, et alors qu’ils se font rembourser leurs frais de transport !
     Sous couvert d’opération transparence, on ne connaîtra qu’une petite partie de la réalité. Mais il fallait entendre Henri Guaino, député UMP des Yvelines et ancien conseiller de Sarkozy, survolté contre cette mesure qui va faire de la société, « une société du soupçon, de la suspicion, de la présomption de culpabilité ». Et de rajouter que c’est « la maladie mortelle de la démocratie, de la République et des peuples libres » !
     La publication du patrimoine des élus ne révèlera pas toute la vérité mais elle aura au moins eu le mérite de révéler l’état d’esprit de ces gens-là !
     Les travailleurs ne peuvent rien cacher de leurs comptes. Leur patron peut tout savoir d’eux. Leur banquier s’immisce jusque dans leur intimité, comme les organismes sociaux auprès de qui il faut déclarer le moindre euro perçu. La bourgeoisie et les politiciens trouvent cela tout à fait normal mais dès qu’il s’agit d’eux-mêmes, de leur argent et de leur vie, ils montent sur leurs grands chevaux.
     Les Copé, Guaino et compagnie expriment mieux que quiconque l’état d’esprit de la bourgeoisie qui ne supporte pas que la population puisse mettre le nez dans ses comptes, connaître l’origine de sa richesse et prendre la mesure de son parasitisme.
Oui, il faut une transparence totale, mais cette transparence doit s’exercer vis-à-vis de l’ensemble de la bourgeoisie, surtout la grande. Pourquoi fallait-il attendre un scandale familial pour découvrir que Madame Bettencourt, une des premières fortunes du pays, touche un million d’euros par jour, tiré des bénéfices des entreprises, dont ceux des groupes L’Oréal et Sanofi, et issu du travail de dizaines de milliers de salariés ?
     Oui, il faut une transparence totale, mais celle-ci ne passera que par le contrôle effectué par la population, par les salariés des banques, par les comptables des groupes capitalistes.
     Il y en a bien qui défendent la levée du secret bancaire, mais il ne s’agit que de donner la possibilité à quelques hauts-fonctionnaires d’accéder aux comptes suspects, jamais de permettre aux employés de banque de rendre publiques les informations qu’ils détiennent.
     Ils ne veulent pas du contrôle direct des travailleurs. Et pour cause ! Si ce contrôle était exercé par les employés eux-mêmes, les travailleurs pourraient non seulement contrôler les comptes des politiciens et de la bourgeoisie mais ils pourraient savoir d’où vient l’argent. Ils pourraient savoir à qui les banques font des facilités, pourquoi untel décroche un taux d’intérêt préférentiel, pourquoi le même établissement qui prête des millions à des Bernard Tapie refuse un découvert à un travailleur.
Ce contrôle révèlerait que, dans cette période de crise, alors que l’on nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour préserver les emplois, payer des salaires et des retraites corrects, cet argent existe bel et bien dans les caisses des grands groupes capitalistes ou sur les comptes des grandes fortunes.
     Et, surtout, ce contrôle permettrait de dévoiler le plus grand scandale de notre société : le mécanisme de l’exploitation qui concentre les richesses entre les mains d’une minorité privilégiée, au détriment du plus grand nombre.


PSA-Aulnay : les travailleurs de PSA se font entendre


Samedi matin, les dirigeants du PS réunis pour leur Conseil national ont vu leur causerie bousculée par l’irruption des grévistes de PSA Aulnay. Cela faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu autant d’ouvriers dans une instance dirigeante du PS...
     Les grévistes ont rappelé la lâcheté du gouvernement à l’égard du patronat de Peugeot : après trois mois de grève, le gouvernement refuse de nommer un médiateur, au mépris même de la loi.
     Cette action ne suffira pas à faire changer le PS d’attitude. Mais après l’occupation du siège du MEDEF il y a quelques jours, elle a de nouveau fait entendre la voix des travailleurs qui défendent leurs emplois.





Soutien aux grévistes d'Aulnay
Pour soutenir financièrement les grévistes d'Aulnay, on peut envoyer un chèque libellé à l'ordre de : "Soutien aux salariés de l'automobile du 93",  et envoyé à : LO-Argenteuil, 2 rue Rouquès, 95100 Argenteuil


     Une grève pour l’emploi, ce n’est pas seulement une grève pour la dignité et la vie des grévistes. C’est une lutte qui concerne tous les travailleurs. Solidarité ! Versez à la collecte de soutien.
    
                                                                                    Dominique Mariette, 06.99.49.98.64.

Combat populaire ne se conjugue pas avec réaction


Lorsque la droite dirige la municipalité, comme elle l’a fait de 2001 à 2008, pas de pitié pour les classes populaires. Nous avions pu le mesurer pour notre part à Joliot-Curie où nous ne reçûmes que mépris.
     Lors du dernier conseil municipal, dans l’opposition, les mêmes étaient devenus des agneaux sensibles aux quartiers populaires, devenus pour l’occasion les défenseurs patentés de l’association Conjugue qui est en délicatesse avec le maire.
     Que les membres de cette association se défendent, quoi de plus normal, mais qu’ils se méfient de ce type d’avocats de circonstances.

Agents de la Ville d'Argenteuil appelés à la grève


Suite à l’assemblée générale des personnels de ce jeudi 11 avril, les agents territoriaux de la Ville d’Argenteuil sont appelés à la grève jeudi prochain 18 avril. Un préavis de grève reconductible à compter de ce jour a été déposé.
     Les revendications des personnels sont multiples et visent entre autres le manque de concertation et de respect, mais aussi la question des salaires.
     Une assemblée générale des grévistes aura lieu à 8 heures devant l’hôtel de ville. Je serai bien évidemment présent. DM

Et s'il y a le ciel bleu...

dimanche 14 avril 2013

Agenda communiste

mardi 16 avril
Attention : les horaires des émissions peuvent être modifiés indépendamment de notre volonté

Nathalie Arthaud lors de la manifestation du 9 avril contre l'ANI

vendredi 3 mai

Prochain Groupe d’Etude-Lutte Ouvrière :
Le vendredi 3 mai 2013
2ème partie de l’exposé-débat sur l’Algérie
A 20 heures 15
Salle de l’Espace Mandela
82, bd Leclerc
A Argenteuil
« l’Algérie, de la Guerre d’indépendance à l’Algérie d’aujourd’hui »

Un exposé- un temps de libre débat


 

Entrée Libre

Les 18,19 et 20 mai, la fête de Lutte Ouvrière

La Fête de Lutte Ouvrière 2013 aura lieu, comme chaque année, lors du week-end de la Pentecôte, c'est-à-dire les samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 mai, à Presles, dans le Val-d'Oise. Pour nous, à Argenteuil, ce n’est pas loin !
     Cette année, de nouvelles attractions, artistiques, scientifiques et festives, seront au programme. Ces nouveautés sont détaillées dans le journal Lutte Ouvrière et sur le  site : « fete.lutte-ouvriere.org ».
     Les cartes d'entrée, valables trois jours, sont en vente. Jusqu'à la veille de la fête, elles seront vendues dorénavant au tarif réduit de 15 euros pour les trois jours. L'entrée sera  de 20 euros au moment de la fête. Les bons d'achat -d'une valeur de cinq euros mais vendus quatre euros - sont également disponibles. Les cartes d’entrée sont en vente auprès de nos militants. A Argenteuil, nous rappelons notre permanence du vendredi avenue Gabriel Péri au carrefour « Babou », de 17 heures 15 à 18 heures 15. Et puis, un coup de fil à Dominique ou un message sur l’adresse internet, des coordonnées pour rappeler...


 
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vendredi 12 avril 2013

Gauche populaire comme un mot vide de sens

Le député d´Argenteuil-Bezons a voté le texte ANI qui va dégrader les droits des travailleurs.
     A propos de son engagement dans le cercle PS dit gauche populaire, nous indiquions qu´il aurait une occsion prochaine de montrer ce qu´il entendait par populaire.
     La réponse est donnée.
     Rien, gauche populaire, vide de sens.