lundi 1 avril 2013

Editorial des bulletins d'entreprises Lutte Ouvrière, de ce lundi 1er avril

Opposer la force des travailleurs à la dictature du grand capital
 
Dix mois de gouvernement socialiste ont suffi pour faire la démonstration que, de Sarkozy à Hollande, c’est du pareil au même. Les mêmes attaques contre les travailleurs, les retraités et les chômeurs, les mêmes cadeaux aux riches, la même incapacité à s’opposer aux licenciements, la même servilité vis-à-vis du grand patronat.
     À une différence près : Sarkozy n’a jamais caché qu’il était dévoué corps et âme aux riches. Hollande, lui, a fait mine de s’en prendre à la finance et s’est fait élire par l’électorat de gauche. Par les électeurs du PS, son parti, mais aussi par toute la gauche réformiste, du PCF au Parti de Gauche de Mélenchon. Ces formations, tout en se vantant de leur rôle dans l’élection de Hollande, se placent aujourd’hui dans une demi-opposition. Elles ont cependant leur responsabilité dans l’escroquerie qui a consisté à présenter l’un des camps de politiciens de la bourgeoisie comme étant plus favorable aux travailleurs, alors qu’on voit bien aujourd’hui que c’était un mensonge grossier. Cela contribue à la démoralisation de leur propre électorat.
     Seuls les plus naïfs ont pu espérer que le numéro de comédien de Hollande, à la télévision, apporterait quoi que ce soit aux salariés, aux retraités et aux chômeurs. « La courbe du chômage sera renversée en fin d’année 2013 », a-t-il affirmé ! Outre qu’il n’en sait rien, c’est une façon de dire que d’ici là le chômage continuera à s’aggraver.
       Hollande a annoncé une nouvelle attaque contre les retraites. Les salariés devront cotiser plus longtemps pour toucher une pension qui se réduit. Ce 1er avril, est entrée en application la décision de détacher le montant des retraites complémentaires des hausses de prix, ce qui se traduit par un recul du pouvoir d’achat des retraités. Et le pouvoir d’achat diminue aussi pour toutes les familles ouvrières, même quand on a un salaire stable : chacun le constate en faisant ses courses.
      Hollande n’a aucune prise sur la vie économique, il n’a aucun poids sur le grand patronat, sur les banquiers, qui dirigent l’économie, et surtout il ne veut pas en avoir. Son rôle est, au contraire, de justifier la politique qui lui est dictée par le grand patronat, de la faire passer pour la seule politique possible. Son rôle est de faire passer pour une vérité absolue que l’économie doit être compétitive, ce qui, dans le langage patronal, signifie qu’il faut que les travailleurs acceptent la flexibilité, les réductions de salaire. Son rôle est de présenter le remboursement de la dette de l’État aux banquiers comme une nécessité, alors que cette dette a été faite pour sortir les banquiers de la faillite qu’ils ont eux-mêmes provoquée par leurs spéculations.
     Avec Hollande, les travailleurs font, une fois de plus, l’expérience qu’ils n’ont rien à attendre des dirigeants de l’État, quelle que soit leur couleur politique. Une équipe politique n’est acceptée à la tête de l’État qu’à condition qu’elle soit dévouée à la bourgeoisie, surtout la grande, et à ses intérêts.
     Il en est toujours ainsi dans le système capitaliste où, si les hommes politiques occupent le devant de la scène, c’est l’argent qui commande, c’est-à-dire ceux qui en disposent. Comprendre cette vérité-là est le début de la conscience de classe.
     Mais la bourgeoisie a bien d’autres pantins dans ses réserves. Les uns brandissent le drapeau réactionnaire du FN. D’autres prétendent critiquer Hollande sur sa gauche mais sans oser s’en prendre au grand patronat, au système capitaliste. L’espoir pour les travailleurs n’est pas de jeter les marionnettes usées de la bourgeoisie pour en prendre de nouvelles. Il n’est pas non plus de se détourner de la politique. Aux nuances politiques qui se placent sur le terrain du capitalisme, il faut opposer une autre politique qui oppose la classe ouvrière à son ennemi social : la classe capitaliste qui vit de l’exploitation. Il faut une autre politique qui ait pour objectif de préserver les intérêts de ceux qui travaillent.
     Et aujourd’hui, cette politique signifie imposer l’interdiction des licenciements et l’indexation des salaires et des retraites sur les hausses de prix.
         Les confédérations syndicales qui prétendent défendre les intérêts des salariés sont loin d’avancer ces objectifs de lutte. Elles privilégient toutes la politique de négociation alors même que le patronat ne veut rien négocier. Certaines proposent cependant une journée de grèves et de manifestations pour le 9 avril. Il faut y participer, ne serait-ce que pour leur dire que leur devoir serait de proposer aux travailleurs une stratégie de luttes.
     Au-delà du jeu des pantins de la politique ou de la couardise des confédérations syndicales, les travailleurs représentent une force sociale, seule capable de s’opposer à la dictature du grand capital. Nous devons apprendre à nous en servir.

Agenda militant



Mardi 2 avril
Assemblée des militants CGT pour préparer la journée du 9 avril
Maison des syndicats à Cergy
16 heures 30

Lundi 8 avril
19 h.30
Conseil municipal d’Argenteuil

Mardi 9 avril
Journée de mobilisation CGT contre l’ « accord Médef »

Vendredi 12 avril 2013 - 20h30
Cercle Léon Trotsky
Il aura pour sujet :
La gestion capitaliste de l’eau, irresponsabilité et racket
Théâtre de la Mutualité
24, rue Saint-Victor Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité - ligne 10
Participation aux frais : 3 euros

Samedi 13 avril
Journée de présence militante à Argenteuil

PSA-aulnay : le soutien aux grévistes toujours nécessaire !

Dans la "lettre d'information" des grévistes de PSA-Aulnay que nous recevons suite à nos initiatives de soutien, lettre datée de ce jour 1er avril, il y avait l'article suivant :
"Vendredi 29 mars : jour de paie !
Ainsi après avoir passé la semaine à agir et à porter des coups contre ceux qui les attaquent, les grévistes ont fini en beauté, en organisant la distribution des 290 000 € de la caisse de grève. Chaque travailleur ayant fait grève quatre semaines, a touché entre 900 euros et 1300, en fonction des aides individuelles des mairies. De quoi partir en week-end regonflés et convaincus qu'il vaut mieux lutter que se laisser faire.
Comme s'y attendaient les grévistes, la réunion avec la direction et le gouvernement, n'a été qu'un tour de chauffe. Néanmoins, la direction s'est engagée à discuter de toutes les sanctions et poursuites pénales lors d'une prochaine réunion prévue mercredi 3 avril. 
En attendant, les grévistes comptent bien maintenir la pression, tant sur PSA que sur le gouvernement, complice de PSA !"
Une grande satisfaction pour nous, à Argenteuil, qui avons collecté ces dernières semaines 1240 euros, somme que nous avons transmise ce mercredi. L'occasion de dire un merci à tous ! Un grand merci provisoire, car, la grève se poursuivant, la collecte continue.

dimanche 31 mars 2013

La fête de Lutte Ouvrière, c'est bientôt ! Achetez maintenant votre carte d'entrée !


La Fête de Lutte Ouvrière 2013 aura lieu, comme chaque année, lors du week-end de la Pentecôte, c'est-à-dire les samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 mai, à Presles, dans le Val-d'Oise. Pour nous, à Argenteuil, ce n’est pas loin !
     Cette année, de nouvelles attractions, artistiques, scientifiques et festives, seront au programme. Ces nouveautés seront détaillées ces prochaines semaines dans le journal Lutte Ouvrière et sur le  site : « fete.lutte-ouvriere.org ».
     Les cartes d'entrée, valables trois jours, sont en vente. Jusqu'au 14 avril, elles seront vendues au tarif réduit de 12 euros pour les trois jours. Les bons d'achat -- d'une valeur de cinq euros mais vendus quatre euros -- sont également disponibles. Les cartes d’entrée sont disponibles auprès de nos militants. A Argenteuil, nous rappelons notre permanence du vendredi avenue Gabriel Péri au carrefour « Babou », de 17 heures 15 à 18 heures 15. Et puis, un coup de fil à Dominique ou un message sur l’adresse internet, des coordonnées pour rappeler...

 
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    Il suffit de faire les commandes  jusqu'au 14 avril inclus pour avoir des entrées à 12 euros, et réserver des bons (eux jusqu'à la fête). Le prix augmente après : 15 euros, 20 euros sur place !

M. Delon Litanda doit pouvoir rester en France ! Régularisation de tous les "sans-papiers"

Originaire de la République Démocratique du Congo, arrivé en France en 2009, père de 3 enfants scolarisés dans des collèges et lycée d'Ile de France, M. Delon Litanda a vu sa demande d'asile politique refusée par la France, et une obligation de quitter le territoire (OQTF)  lui a été adressée par le préfet du Val d'Oise. RESF (Réseau Education Sans Frontière) soutient ce parent d'élève, et a mené ces dernières semaines une campagne en sa faveur pour qu'il sorte du centre de rétention de Vincennes et ne soit pas expulsé. La mobilisation, à laquelle ont participé des militants de Lutte Ouvrière, a poussé la préfecture à libérer M. Delon Litanda. Il reste encore à abroger l'OQTF et à faire ce qui serait juste : régulariser une famille qui ne demande qu'à vivre normalement.

samedi 30 mars 2013

Education : « pour l’école M. Peillon, il faut vite du pognon ! »



Lot ordinaire d’une école ordinaire d’un quartier populaire d’Argenteuil

Je participe à un conseil d’école, celui de l’élémentaire Croix-Duny. Les élèves sont originaires des pavillons environnants, et surtout des cités proches de l’école.
       Les enseignants et les élèves, dans cette école très dynamique, sont confrontés à la montée de difficultés importantes. Ce sont celles de la société partout dans le pays : hausse du chômage, de la pauvreté, des difficultés pour certaines familles. Elles se traduisent par la montée des déviances et de la violence parmi ces jeunes enfants.
      Tout cela est inacceptable.
       « Cerise » sur le gâteau : sur approximativement  un total de 60 journées d’absences d’enseignants (un chiffre très faible) depuis la rentrée… 3 seulement ont été l’objet d’un remplacement !
     Bref, la « cerise » sûre explique le gâteau.

Secondaire : rentrée 2013, loin des peillonmontades !

Dans le secondaire, au niveau du département, les organisations syndicales enseignantes viennent de boycotter une réunion paritaire avec l’Inspection académique chargée d’informer sur les postes mis à disposition des collèges et des lycées pour la rentrée prochaine.
      Dans le secondaire du 95, il y aurait bien 100 postes supplémentaires. Mais il est prévu d’accueillir dans les établissements du département, collèges et lycée, plus de 1200 élèves supplémentaires. Par ailleurs, les suppressions de postes des années précédentes ont été très importantes. Donc, pas de quoi vraiment améliorer les choses. La rentrée 2013-Peillon, selon les syndicats, sera aussi difficile que la rentrée 2012-Chatel.

AB Habitat : tous logés à la même enseigne, restons-y !


La section CGT de l’office intercommunal local AB Habitat interpelle actuellement le maire de Montigny sur le projet de vente d’une partie du patrimoine d’AB-Habitat, celui justement de Montigny les Cormeilles.
     Alors que les maires d’Argenteuil et de Bezons assument cette vente, celui de Montigny est aux abonnés absents sur la question.
     Cette vente apportera peut-être de l’argent frais pour AB Habitat sur Argenteuil et Bezons. Mais elle se fera sur le dos des locataires de Montigny qui auront à supporter les emprunts qui auront servi à l’achat de leurs logements par un nouveau bailleur, des logements aujourd’hui pourtant amortis. Quant à AB Habitat, il offre un service de proximité que le nouveau bailleur n’offrira pas.
    Tous locataires d’AB Habitat, tous unis, que nous habitions Argenteuil, Bezons, ou Montigny, tous unis contre la vente !

Hollande : Pédagogie de café du commerce et démagogie plein pot


Hollande a baratiné son monde jeudi, en parlant d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année. Comme il n’est pas question pour lui de contraindre le patronat à interdire de licencier, ce sont des paroles en l’air.
     Mais ce qui n’est pas du baratin, ce sont les aides versées au patronat, dont Hollande se glorifie : crédit d’impôt de 20 milliards. Au nom de l’ANI, accord qui répond aux vœux patronaux sur la flexibilité, que Hollande s’est engagé à faire passer dans la loi, des travailleurs pourront travailler plus en gagnant moins. Et il a annoncé un nouveau cadeau aux entrepreneurs. Ceux qui reprendraient des sites menacés de fermeture bénéficieraient d’une fiscalité allégée.
     Klesch, un repreneur-dépeceur des sites d’Arkema dans le sud-est qui, huit mois après l’opération de reprise, supprime 1 300 emplois, démontre l’efficacité… toute patronale d’une telle mesure.