jeudi 7 mars 2013

Le 8 mars : l'origine militante et communiste de cette "journée des femmes"


La militante révolutionnaire allemande Clara Zetkin fut une dirigeante, aux côté de Rosa Luxembourg, de l’aile gauche du parti social-démocrate allemand. Elle lança l’idée d’une Journée internationale des femmes.
      C’est à Copenhague en 1910, lors de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, que l’allemande Clara Zetkin propose, pour la première fois, d’organiser une « Journée internationale des femmes » en vue de servir à la propagande pour le vote des femmes. 
Clara Zetkin

Conseil général : non à la réduction des services publics !



Le Conseil général du 95 prévoit un nouveau budget d’austérité avec de nombreuses coupes sombres. Son président reconnaît que ce sera moins de service public, et il reprend à son compte l’air connu qui est effectivement une réalité : « le désengagement de l’Etat ».
Ce genre de formule ne faisait pas partie du vocabulaire de ce monsieur à l’époque de l’ancien gouvernement. Il la pratique sous le gouvernement Ayrault.
Désengagement de l’Etat de gauche ou de droite, c’est toujours moins de service public.
En attendant ce n’est pas aux usagers d’en faire les frais. Au niveau de l’Etat comme au niveau du département, non aux restrictions de budget et des services à la population correspondants.



Le Figaro rime avec Renault (et ses actionnaires) : la presse bourgeoise vous ment, lisez la presse ouvrière, lisez Lutte Ouvrière !


Le Figaro rime avec Renault (Renault des actionnaires) : la presse bourgeoise vous ment, lisez la presse ouvrière, lisez Lutte Ouvrière !

 Le Figaro titrait ainsi hier un article sur son site internet : « Les salariés de Renault acceptent de travailleur plus » à propos de la signature par des syndicats amis de la direction Renault d’un accord qui veut faire travailler davantage les travailleurs de l’usine pour moins de salaire.
     Ce genre de journalistes qui écrivent cela sans vergogne mentent effrontément, faisant mine de confondre le stylo de quelques bureaucrates syndicaux n’ayant rien à voir ni avec les vrais militants syndicaux ni surtout avec les salariés qu’ils voudraient contribuer à voir travailler davantage. Tout ces gens-là, ce type de plume, ces faux syndicalistes appartiennent au même monde que les gens qu’ils servent, même si ces derniers les laissent plus ou moins languir à la porte de service.

Pour une information des travailleurs, voilà ci-dessous une correspondance d’entreprise parue dans le numéro de la semaine passée de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière

Groupe Renault - Satisfait des résultats financiers 2012, Ghosn veut toujours faire payer les salariés
Le 15 février, comme bien d'autres capitalistes du CAC 40, Renault annonçait par la voix arrogante de son PDG, Carlos Ghosn, que « dans un contexte particulièrement difficile en Europe, le groupe pouvait se targuer d'un situation financière saine ».
« Saine » ou pas, c'est une autre histoire. En tout cas les bénéfices de Renault sont, malgré ce que pouvaient laisser croire des pleurs réguliers destinés à émouvoir Bercy et à préparer des mauvais coups contre les salariés, largement avantageux. Outre un bénéfice net de 1,73 milliard, Ghosn annonce que le groupe s'est désendetté et dispose même de 1,5 milliard de « liquidités », comme disent les experts en spéculation, qui viendront, gageons-le, s'agréger aux quelque 13 milliards déjà dans les caisses. Et tout cela, malgré une baisse du chiffre d'affaires...
Pour faire accepter des sacrifices aux salariés le PDG s'est déclaré prêt à sacrifier une part ridicule de sa confortable rémunération. Mais à condition que l'accord dit de compétitivité, au bas duquel Renault a l'intention de faire signer certains syndicats, soit mené à son terme dans les prochaines semaines.
Cet accord de « compétitivité », des milliers de travailleurs de tous les sites Renault ont montré, ces dernières semaines, par des débrayages souvent massifs, qu'ils n'en voulaient pas. Et pour cause : outre les 8 200 postes à supprimer, Renault entend augmenter la durée du travail de 17, 20 ou 21 jours selon les usines, « mutualiser » les dépanneurs, formateurs, employés amenés à se déplacer sur plusieurs sites, et bloquer pratiquement les salaires pendant trois ans.
Devant l'importance du mécontentement, la direction s'est sentie obligée de reculer au moins sur l'aspect obligatoire qu'elle entendait donner à la mobilité inter-usines des travailleurs, censée lui permettre d'adapter les effectifs à sa production. Et qui aurait fait les frais de cette commodité ? Les travailleurs, déplacés à 100 ou 150 kilomètres de chez eux sans indemnité, et contraints à des journées ou des semaines épuisantes.
Ce premier recul de la direction était un résultat des mobilisations. Mais le reste du plan de régression de Renault restait programmé et, le 20 février, des débrayages ont réuni encore des centaines de travailleurs, toujours pas d'accord, en particulier à Flins, au Mans, à la Sovab Batilly et à Cléon.
De toute façon, signé ou pas, ce plan de la direction n'engagera qu'elle et, lorsqu'elle essaiera de le faire appliquer, il n'est pas certain qu'elle parvienne à jubiler comme l'a fait Carlos Ghosn en vantant ses résultats.
                                                  Correspondant LO

mercredi 6 mars 2013

Logement, précarité : un monde à bouleverser de fond en comble !

Bords de Seine vers Bezons

Un ami bien affirmé de Parisot


D. Lefebvre est le seul parmi les cinq députés du PS du Val d’Oise à avoir signé un texte de 100 de ses compères favorables à voter tel quel l’accord qui risque de dégrader considérablement les droits des travailleurs s’il était voté.
     Cela laisse aux quatre autres la possibilité de rejeter purement et simplement un tel texte, car amendé ou pas, il est le texte anti-ouvrier du Médef.

Nathalie Arthaud à Public Sénat ce soir


mercredi 6 mars
Attention : les horaires des émissions peuvent être modifiés indépendamment de notre volonté

Après la journée d’action du 5 mars : quelles perspectives ? Le communiqué de la CGT au soir du 5, et un court commentaire personnel


Mobilisation du 5 mars

L’austérité, la flexibilité ça suffit !

mardi 5 mars 2013
La journée nationale d’action interprofessionnelle du 5 mars 2013 à l’appel de la CGT et de FO avec le soutien de la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse est un véritable succès.
Dans 175 manifestations et rassemblements plus de 200 000 salariés actifs, retraités et privés d’emploi ont indiqué au MEDEF, au gouvernement et aux parlementaires leur refus de la précarité, de la flexibilité, du chômage et des bas salaires. Ils ont porté l’exigence d’une véritable sécurisation de l’emploi.
Avec la présence de nombreuses entreprises en lutte dans les cortèges, confrontées à des plans de suppressions d’emplois ou à des accords de compétitivité-emploi, les salariés ont envoyé un message clair à la majorité qu’ils ont élue en 2012. Moins de droits pour les salariés plus de liberté de licencier pour les employeurs : c’est non !
Le contexte de crise économique et sociale vécu durement par des milliers de salariés, exige au contraire une véritable politique sociale, plus de sécurité et de garantie dans les parcours professionnels, de nouveaux droits pour intervenir dans les choix des entreprises, orienter les richesses vers les investissements, la formation professionnelle, l’emploi et les salaires.
La CGT sera fortement présente le 14 mars à Bruxelles dans le cadre de la journée d’action à l’appel de la CES pour dire non à l’austérité et oui à l’emploi des jeunes.
La CGT va poursuivre sa campagne d’information et de mobilisation en vue du prochain débat parlementaire en avril pour gagner des mesures favorables aux salariés.
Montreuil, le 5 mars 2013


Mon modeste commentaire :
« Les salariés ont envoyé un message clair à la majorité qu’ils ont élue en 2012 ». Il faudrait ajouter : « mais qui mène une politique soumise aux intérêts du patronat. « Forte avec les faibles, mais faible avec les forts » comme le disait le texte d’une pancarte que nous reproduisons dans un article ci-dessous ». 
« La CGT va poursuivre sa campagne d’information et de mobilisation… pour gagner des mesures favorables aux salariés ». Oui, il faut informer les travailleurs, mais dans le cadre de cette mobilisation qui doit se développer à travers une nouvelle journée de mobilisation, avec comme premier objectif du retrait du projet Médef-signataires-gouvernement ; cet objectif-là atteint permettant dans la foulée de s’en donner bien d’autres.
D.M., conseiller LO mais également membre de la Commission Exécutive de l’Union Locale d’d’Argenteuil



Brève extrait du site Lutte-Ouvrière.org :


Non à la loi scélérate !

Hier, plusieurs dizaines ce milliers de travailleurs sont descendus dans les rues du pays pour dire non au projet de loi sur la flexibilité, qui dégraderait considérablement les droits des salariés si elle passait.
      Il est évident que des manifestations d’un jour ne peuvent suffire à faire reculer le gouvernement. Pour cela, il faudra lui mettre une pression bien plus forte, et faire en sorte que cette journée ne reste pas sans lendemain.

mardi 5 mars 2013

La journée de mobilisation d’aujourd’hui : un début, une première étape !

Nous étions des dizaines de milliers voire bien davantage de manifestants à travers le pays pour protester contre l’accord dit de flexi-sécurité, qui organise bien l’aggravation de la flexibilité pour les travailleurs tout en augmentant surtout leur insécurité. Le gouvernement Ayrault veut faire ratifier au plus vite cet accord qui enchante le Médef. Cette journée d’action et de manifestation est un premier pas. Elle doit être suivie dès maintenant, par un deuxième temps qui soit, dans un délai proche, l’occasion d’une nouvelle étape dans le développement de la mobilisation nécessaire pour faire reculer le gouvernement.




Le gouvernement, fort avec les faibles, faible avec les forts
Conclusion : devenons plus fort

Pour rappeler la teneur de ce projet, voilà un article d’un numéro de février de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière :

Contre l'accord Medef-CFDT-CFTC-CGC : dans la rue et en grève le 5 mars !
La CGT et Force ouvrière appellent à une journée de mobilisation le 5 mars contre l'accord signé entre les organisations patronales et les confédérations CFDT, CGC et CFTC. Cet accord du 11 janvier, dit de flexi-sécurité, rédigé sous forme de projet de loi, sera présenté au Conseil des ministres le lendemain 6 mars.
En décidant d'inscrire dans la loi cet accord s'appliquant au niveau national et à l'ensemble des salariés, le gouvernement montre son empressement vis-à-vis du patronat. Cette loi de flexibilité sera en effet une nouvelle arme pour tous les patrons. Elle leur donnera la possibilité de licencier plus vite et moins cher. Elle les autorisera à baisser les salaires, à imposer la mobilité, à rallonger le temps de travail.
Le seul titre de l'accord, « Accord national interprofessionnel, ANI, (...), au service de la compétitivité des entreprises » montre que l'objectif est de subordonner la vie, le salaire, les conditions de travail des salariés à cette « compétitivité », c'est-à-dire aux bénéfices patronaux. D'un bout à l'autre, article après article, ce sont les souhaits du patronat qui se trouvent exaucés.
Ainsi l'article 18 ouvre la possibilité aux patrons de modifier le temps de travail et de baisser les salaires durant deux ans, sans garantie de maintien des emplois. L'article 15 prévoit la mobilité interne forcée, qui permettrait aux employeurs de muter les travailleurs sur un autre poste, à l'autre bout du pays. Si le salarié refuse, il serait licencié pour motif personnel ! C'est exactement à un accord de ce type que les travailleurs de Renault et de Sevelnord s'opposent.
Le patronat pourrait aussi recruter dans des petites entreprises de certaines branches avec un contrat à durée indéterminée dit « intermittent », c'est-à-dire un contrat totalement flexibilisé, le travail se faisant quand le patron le décide, aux horaires et au poste qu'il décide. L'article 22 précise que le salaire de ces travailleurs sous contrat de travail intermittent serait « lissé » c'est-à-dire indépendant de l'horaire réel.
L'accord prévoit aussi que la procédure de licenciement collectif pour motif économique serait simplifiée et sa contestation limitée dans le temps.
Quant aux droits nouveaux prétendument prévus par l'ANI, ils n'existent pas. Tout ce qui devrait être soi-disant une avancée pour les travailleurs se réduit à une promesse d'engagement de négociation. Les droits rechargeables à l'assurance chômage sont envisagés à l'article 3, à condition que cela ne coûte rien, « les partenaires sociaux devant veiller à ne pas aggraver ainsi le déséquilibre financier du régime d'assurance chômage ».
Cet accord est la généralisation du chantage que le patronat exerce déjà dans nombre d'entreprises. Aussi est-il à souhaiter que le plus grand nombre de travailleurs possible soient en grève et dans la rue le 5 mars prochain, pour empêcher qu'il passe dans la loi.