samedi 2 mars 2013

Dassault : côté profits, et côté condition des travailleurs



Cela plane pour eux
Dassault annonce une hausse de son chiffre d’affaires de 19%. L’une des raisons en est la progression de la vente des « Falcon », ces avions d’affaires que se paient ceux qui ont les moyens, et ce n’est pas le commun des mortels. La crise, c’est pour ceux d’en bas.


Extraits du bulletin Lutte Ouvrière de chez Dassault Argenteuil du 28.02.13.

 DOUBLE PEINE
Après la participation, c’est maintenant sur l’intéressement que Dassault veut nous ponctionner les cotisations sociales qui sont normalement à sa charge.
Les salaires patinent, la participation et l’intéressement plongent et Dassault encaisse. On est une grande famille, paraît-il !
IL DIVISE POUR MIEUX RÉGNER
Une partie croissante d’entre nous ; intérimaires, prestataires, n’ont droit ni à la participation ni à l’intéressement. La direction ne manque pas de jouer sur ces divisions pour nous faire avaler, chacun à notre tour, les reculs successifs qu’elle destine à tous : moins pour les uns, rien pour les autres…
Alors, quel que soit notre contrat, notre intérêt commun c’est de jouer collectif dans ce jeu de massacre.
TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER
MOINS : C’EST NON !
Des études de postes se déroulent sur les différents stades du Rafale. Objectif affiché : diviser les temps de moitié, nous dit-on. Cerise sur le gâteau pour la direction, avec ce gain de productivité elle envisagerait à terme d’en finir avec le travail en équipe.
Plus de travail fourni pour toucher un salaire amputé ? Pas d’accord !
Nous notre priorité c’est notre pouvoir d’achat.
CE SOIR ON VOUS MET LE FEU
Pas de chauffage hier matin au Hall 2000 : 10°. La direction anticipe le printemps, elle veut faire des économies d’énergie.
On peut également faire la même chose.
BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN
Une opération « d’évaluation à l’exposition au bruit » s’est déroulée dans les ateliers. Ce n’est pas la première du genre. La direction fait périodiquement ce genre d’esbroufe… et les nuisances sonores n’en perdurent pas moins. La direction a même fait disparaître le peu de protections collectives existantes.
Il n’y a pas pire sourd…
EN DERANGEMENT
Jusqu’à présent, il était possible de passer des communications à partir de l’atelier. Apparemment, il semble que la ligne soit coupée.
On pourra toujours sortir dans la cour faire des signaux de fumée.

Une loi d’amnistie sociale a minima

174 sénateurs sur 171 ont voté pour la loi d’amnistie sociale. Certains militants syndicalistes condamnés pour des actions dans le cadre de mouvements sociaux – si cette loi était adoptée, mais il faut pour cela que la chambre des députés la vote –seraient amnistiés.
       Bien que le projet de loi déposé par les sénateurs du Front de gauche ait été au départ très limité, la loi votée a été amendée par les sénateurs socialistes pour en réduire encore plus la portée.

      Rien d’étonnant, alors que le gouvernement, par la voix de Valls, lançait : « Il n’y a pas de place pour la violence ». Cette mise en garde visait les travailleurs qui se défendent contre les plans de licenciements qui déferlent sur eux, pas les patrons qui jettent à la rue des centaines de milliers de salariés.

Retraites : le gouvernement socialiste dans les pas de Sarkozy

Le Premier ministre a installé hier une commission sur « l’avenir des retraites », façon de préparer l’opinion à de nouvelles mesures d’austérité concernant les retraités. Plusieurs pistes sont envisagées, toutes au détriment des travailleurs : baisser les pensions, cotiser davantage et cotiser plus longtemps. Pour justifier cette nouvelle attaque, Henri Emmanuelli a osé affirmer « Je vois des gens qui auront passé plus de temps dans la retraite que dans la vie active ». Autour de lui, sur les bancs de l’Assemblée nationale, on veut bien le croire. Il devrait sortir un peu plus souvent de cette Chambre.

PSA : les grévistes continuent à se battre comme des lions

Les travailleurs de PSA Aulnay sont entrés dans leur septième semaine de grève. Ils se battent contre la fermeture de l’usine et les licenciements décidés par PSA. Leur lutte rencontre le soutien de bien des travailleurs dans ce pays. Ils ont donc récolté 260 000 euros, qu’ils se sont distribués entre grévistes pour pouvoir continuer la lutte.
      La solidarité ouvrière, ça paye ! Mais, comme leur combat continue, la solidarité doit continuer et se renforcer.

vendredi 1 mars 2013

Hôpital d’Argenteuil : pour qui sonne le glas ? Il sonne pour moi peut-être, mais il sonne tout autant pour toi.


Pour la direction de l’hôpital d’Argenteuil, s’il faut s’en prendre à la situation d’un tiers du personnel, c’est que les comptes de l’hôpital sont dans le rouge.
       Cette chanson là, les personnels la connaissent depuis des années. Elle est inadmissible, et elle n’aura pas de fin.
      Les salariés doivent continuer à se mobiliser contre ces mauvais coups. Ceux directement concernés aujourd’hui. Mais aussi tous les salariés de l’hôpital.
      Aujourd’hui c’est moi, si tu ne bouges pas, ce sera toi demain.

CPAM Argenteuil : réduction drastique du service public


La CPAM du Val d’Oise prévoit la suppression de deux centres de sécurité sociale périphériques à Argenteuil, celui du Val-Nord et celui du Val notre-dame. L’activité sera concentrée dans un seul centre, celui du centre ville.
     Cela aura des conséquences négatives pour les personnels, comme cela en aura pour les usagers : du temps supplémentaire de déplacement et des frais de transports en plus.
     Année après année, par tous les bouts, les services publics sont attaqués.
     Ils sont tellement nécessaires aux plus pauvres, aux plus démunis, mais aussi à tous. Il faut les défendre avec force et énergie. Non à la fermeture de ces deux centres !

Au travail, les morts des uns et celle des autres, tout autant scandaleuse


La semaine passée, deux policiers étaient dramatiquement tués en service du côté du périphérique. Hier, ce sont au tour de deux ouvriers d’une entreprise de sous-traitance de décéder à la suite de la chute de leur nacelle à la centrale nucléaire de Cattenom en Moselle.
     Les honneurs de la république comme ils disent pour les premiers. De vagues entrefilets de quelques lignes dans la plupart des titres de la presse.

Après la morte d’Ali Ziri, cachez définitivement cette affaire que je ne saurais juger ! La poursuite de policiers ne peut avoir lieu ! Vérité et Justice pour Ali Ziri !


La « justice » vient de confirmer le non lieu pour l’affaire de la mort d’Ali Ziri en juin 2009. Selon l’article de Frédéric Naizot dans l’édition du jour du Parisien : « Au cours de l’audience de la chambre de l’instruction, qui s’est déroulée à huis clos le 17 janvier, l’avocat général avait requis la confirmation du non-lieu. Il avait alors estimé que les techniques policières employées n’étaient pas normales, que la prise en charge d’Ali Ziri dans le commissariat puis à l’hôpital posait des difficultés et que le juge d’instruction aurait dû procédé aux interrogatoires ». Mais comme les rapports d’expertises sont contradictoires, comme, selon cet avocat général, une instruction ne pourrait pas permettre d’aller plus loin, qu’il y aurait toujours un doute, eh bien : affaire close, non-lieu !
     On se met à regretter de n’être pas au XVIIIème siècle, en des temps où tout cela était banal mais où il y avait des Voltaire.