mercredi 27 février 2013

"Jour de carence" : ce genre de député bien au service du capital


Selon Le Parisien, la ministre de la fonction publique du gouvernement PS a été  "malmenée" par le groupe PS de l’assemblée.  Ses petits camarades ne lui ont pas fait fête alors qu’elle leur demandait leur soutien sur la suppression du jour de carence pour les fonctionnaires, que le gouvernement vient d’annoncer.
    L’un deux, appointé aux alentours de 20 000 euros « tout » compris par mois il faut le rappeler, lui a dit que « les efforts demandé aux Français doivent être justement répartis ».
     Il doit en connaître un rayon celui-là sur comment les efforts sont répartis du côté de Mrs Pinault, Arnault, Peugeot, et l’on en passe. Jamais malades,  ces messieurs,  de voir leurs richesses pas réparties, et pour cause.
     Attention donc aux salariés de la fonction publique : même cette annulation du jour de carence n’est pas gagnée.

Vallangoujard : la lutte des parents, c’est l’intérêt de tous, parents d’élèves, enfants, personnels, mais également celui de l’Ecole publique


Les parents d’élèves de l’école élémentaire de Vallangoujard dans le département luttent contre le projet de fermeture d’une classe de l’école communale. Cette suppression entraînera la hausse des effectifs des classes restantes et le nombre de « niveaux » enseignés dans les classes restantes, ce que l’Inspection académique assume sans état d'âme.
       Si cela se faisait, cela ne manquerait pas d’encourager des familles à aller voir… du côté de l’enseignement privé !
       Les parents de Vallangoujard en lutte pour le maintien de la classe se battent pour l’Ecole publique.

Ecole, « rythmes scolaires » : l'intérêt des enfants est celui des personnels, et vice-versa, des intérêts communs pour refuser une telle réforme


Certains amis du gouvernement voudraient faire flèche de tout bois pour appuyer la mise en place de ladite « réforme des rythmes scolaires ». On a lu ainsi dans un projet de déclaration d’une de ces organisations apparemment sœur du PS, et dont nous tairons le nom par décence : « L’argument avancé par certaines équipes enseignantes selon lequel les enfants risqueraient d’être mal pris en charge par les municipalités durant une pause méridienne allongée, n’est pas valable : cette question se pose déjà pour le mercredi et les vacances mais ne les préoccupaient pas beaucoup jusqu’à présent. (souligné par nous, D.M.)… l’intérêt et le confort des adultes doivent s’effacer devant le bien-être et le respect des rythmes des enfants. »
     Ces gens-là voudraient-ils allumer une guerre scolaire entre les parents d’élèves et les personnels, enseignants mais également personnels des communes, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
     Ce projet est une immense usine à gaz qui , au forceps, à la va-vite, et à la carte, met en difficulté les communes, sans améliorer la vie des élèves qui, grosso modo, resteront dans un carcan d’encadrement du matin au soir.
     Il n’y a pas d’intérêt des élèves d’un côté, et celui des adultes de l’autres. Celui des uns et celui des autres sont liés. Il en va de même pour le « confort » des uns et des autres qui mérite bien évidemment la mise en place de cette Ecole sur cinq jours, mais certainement pas dans ces conditions.

mardi 26 février 2013

Chômage : pour faire face à une situation catastrophique, il faut une politique révolutionnaire


Le chômage ne cesse pas depuis des mois sa longue courbe ascendante. Les statistiques officielles  pour le mois de janvier sont à nouveau  très sombres. Il y avait, selon elles, fin janvier, 43 900 demandeurs d'emploi sans activité complète supplémentaires. Il y avait à cette date 3 169 300 chômeurs dans le pays : +1,4% sur un mois, +10,7% sur un an...
    Mais combien de chômeurs réellement, si l’on compte les chômeurs radiés, les travailleurs à temps partiel imposé, etc ? Combien ? 5 millions ? 6 millions ? Un « actif » sur cinq dans le pays ?
    Face à ce fléau aux conséquences sociales dramatiques, il faut une politique révolutionnaire : pour commencer l’arrêt immédiat de tous les licenciements, que l’on répartisse le travail entre tous, et que ceux des capitalistes momentanément en difficulté prennent sur leurs profits accumulés. Que l’on embauche massivement dans les services publics ! Que l’on augmente les salaires et les pensions, ce qui ne manquera pas de stimuler la demande de produits utiles à fabriquer !

La Poste : des travailleurs mobilisés


Les postiers de la distribution du courrier sont appelés à faire grève dans le Val d’Oise aujourd’hui. En question, le projet de la restructuration du tri et de la distribution du courrier, avec, à la clé, la suppression de plusieurs dizaines de postes.
     Défense des emplois, des postes, arrêt de la dégradation des conditions de travail, il est grand temps de reprendre l’offensive.
     En grève aujourd’hui, il faudrait être également dans la rue le 5 mars, car ce n’est pas seulement les travailleurs du privé (et il y en a de plus en plus à la Poste) qui sont concernés par le projet de dégradation du code du travail qui doit passer à l’assemblée nationale, mais par ricochet, tous les travailleurs de l’Etat ou assimilés sont concernés. D’abord le privé, puis, le public est dans le collimateur. 

Sannois : notre prière : qu’il cesse !


Le maire de Sannois part en guerre contre les « gens du voyage ». Des caravanes occupent un ancien site industriel délaissé depuis des années, dans un espace complètement isolé de la commune, il initie une pétition contre eux.
     Non, ce n’est pas contre une friche industrielle inutilisée contre laquelle s’élève le maire, alors que c’est tout de même un sacré gâchis social. Non, c’est contre des personnes qui y ont trouvé refuge avec leurs caravanes.
S’acharner sur les gens dont la vie n’est pas facile : après une vieille dame devant le Monoprix, les gens du voyage, pour lui, une spécialité !
    On a cherché : paternotte est une transformation de «paternôtre », terme du vieux français qui signifie « notre père ».
     Comme le disait Prévert : « notre père qui êtes aux cieux, restez-y » et laissez les gens du voyage tranquilles.

Ecole : Sarkozy l’avait rêvé, Peillon veut le faire !


Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, voudrait faire travailler les enseignants quinze jours de plus en été. Tout ça sans les moyens financiers indispensables, et en annonçant que les salaires des fonctionnaires resteront bloqués. Le gouvernement veut que, dans le service public comme dans le secteur privé, les salariés travaillent plus et gagnent moins.
     Il s’agite beaucoup pour faire croire que ces mesures seraient destinées à améliorer les conditions d’accueil des enfants. Mais sans les moyens – et l’aspect financier est essentiel –, cela restera bidon.

RATP-Nanterre : le verso du bulletin Lutte Ouvrière du dépôt de bus de Nanterre (au recto : l'éditorial des bulletins d'entreprise du 25.02.13.


NANTERRE

NOTRE COLÈRE EN AUGMENTATION
Le 26 février, la direction ouvre les négociations salariales annuelles.
On sait d’avance qu’il ne faut pas s’attendre à grand-chose.
Pour obtenir quelque chose de substantiel, il faudra aller le chercher par nous même, par la grève.

TOUT VIENT À POINT À QUI SAIT ATTENDRE
Sur le 272, il aura fallu attendre longtemps pour enfin avoir nos services.
Le problème vient d’un changement de logiciel d’après la direction.
La migration sur Urbanweb ne s’était déjà pas faite sans problème pour nous.
Décidément, l’informatique à la RATP loin de nous simplifier la vie, nous la complique toujours plus.

C’EST DU VOL
Quand les ADUM ne délivrent pas la plaquette, on se retrouve parfois de 50€ de notre poche si la différence n’est pas retrouvée par la caisse.
La direction s’en fiche et ne cherche aucune solution à notre problème.
Si on vient travailler c’est pour gagner de l’argent, pas pour en perdre !

RÉPARTISSONS LE TRAVAIL ENTRE TOUS
La direction a annoncé la disparition des référents NEF qui venaient valider la conduite seul des nouveaux entrants.
Désormais ce sont les AF qui feront la validation. Une fois de plus, la direction supprime des emplois de maîtrise pour faire le travail par des machinistes.
En plus de l’économie de paye, la direction entend bien pouvoir aussi réduire la période de roulage en double.
Assez de suppressions de postes !

rien n’a changé
Le ministre des transports vient de faire parvenir la lettre de mission au PDG de la RATP pour les années à venir.
En fait, cette lettre est dans la continuité de celle faite par Sarkozy en 2009. La politique de la direction restera de faire des économies en supprimant toujours plus de postes et en augmentant la productivité sur notre dos.
Encore une fois, pour défendre nos conditions de travail et nos emplois, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes !

on ne valide pas leur politique
Depuis le 18 février, la direction de la RATP mène une campagne pour faire valider les Navigo, et promet 5€ d’amende si cela n’est pas fait.
Souvent les appareils de validation fonctionnent mal. Mais, la direction a quand même décidé de faire suer les voyageurs.
Validation ou pas, pour nous, ça ne change rien.
Ce n’est qu’une affaire de gros sous qui ne nous concerne pas.

ON récompense n’importe qui
La RATP vient de se voir décerner le prix « Top employeur 2013 » pour l’intégration, la gestion des parcours professionnels et la formation.
Mais nous, nous savons que la direction refuse toute négociation sur les déroulements de carrière et annonce qu’elle va diminuer de moitié le budget de formation.
Il faudrait plutôt lui décerner le prix du flop-employeur.

sans arrêt c’est encore plus rapide
On apprend par la presse, que pour diminuer le retard sur la ligne A du RER, la direction demande aux conducteurs de ne pas s’arrêter parfois à certaines stations.
La direction se défend en disant qu’elle le fait si un autre train suit à moins de 6 minutes.
Faire descendre les voyageurs et les obliger à attendre un autre train pour gagner du temps, c’est tout de même gonflé.

boite à sardine
Vu que la facture du Grand Paris gonfle constamment, Huchon a eu une idée : diminuer d’un quart la longueur des quais des stations
Plutôt que d’entasser les voyageurs dans des rames plus petites, on aurait pu réduire la marge bénéficiaire des Bouygues, Eifage, Alstom, et autres profiteurs des marchés publics.
Mais ça, même un socialiste comme Huchon, n’y pense même pas.

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