Nous venons
d’apprendre par un proche que l’organisation de la La Libre pensée, une
organisation laïque, affirme que le maire d’Argenteuil a refusé de lui accorder
une salle sur la ville pour y organiser une réunion. Elle veut s’adresser aux
Argenteuillais sur la question de la création d’un « Conseil des
cultes » que les élus Lutte Ouvrière ont, quant à eux, refusé. La Libre pensée met ce
refus en parallèle avec le fait que Boutin ait, elle, pu obtenir, l’avant-veille
de la manifestation réactionnaire du 13 janvier, une salle municipale pour
réunir ses partisans.
Le droit
d’expression ne se partage pas. Il est le droit de tous. mercredi 23 janvier 2013
Droit d’expression et de réunion pour tous
Amiante : de nouveaux bâtons dans les roues de la justice
La juge en
charge de l’instruction sur le scandale de l’amiante devrait quitter ses
fonctions, car elle s’occupe de ce dossier depuis dix ans, ce qui est le
maximum prévu pour un juge spécialisé. Cela avec l’accord du gouvernement.
Elle a bien
fait avancer ce dossier, soulignent les familles des victimes. En effet, cette
juge n’a pas hésité à mettre en cause des industriels et des responsables
politiques, dont Martine Aubry qui n’avait pas pris les mesures de précaution
nécessaires lorsqu’elle était ministre du Travail. La juge avait déjà été
dessaisie d’une partie de l’enquête il y a un an et suspendue il y a 4 jours
pour avoir mis en cause des usines d’amiante de Condé-sur-Noireau.
Alors que
l’instruction dure déjà depuis 16 ans, écarter la juge qui connaît bien le
dossier et qui n’hésite pas à s’en prendre aux vrais responsables, ce n’est
rien d’autre que de la complicité pour meurtres en série.
Plastic Omnium, Renault : un chantage patronal qui appelle une réponse collective
Chez Plastic
Omnium, en Ardèche, le patron vient d’imposer aux 1 100 salariés le gel des
salaires en 2013, la suppression de trois jours de RTT et l’arrêt du versement
de la participation jusqu’en 2015, sous prétexte de sauver 3 à 400 emplois
qu’il menaçait lui-même de délocaliser.
Chez Renault, le DRH vient de menacer de
fermer des usines si les syndicats n’acceptent pas la mobilité obligatoire des
ouvriers jusqu’à 150 km
de chez eux et de sacrifier des RTT.
Partout les patrons sont à l’attaque
contre les travailleurs, en pratiquant le chantage à l’emploi. Il devient de
plus en plus urgent que les travailleurs s’organisent contre cette offensive
générale du patronat, soutenu pas le gouvernement. Sans attendre que les
patrons, entreprise par entreprise, détruisent l’emploi, réduisent les
salaires, tout en aggravant les conditions de travail.
Leurs amis les régimes islamistes
Après François Hollande en novembre dernier, c’est Arnaud Montebourg qui, les
18 et 19 janvier, est allé faire le VRP en Arabie Saoudite accompagné, entre
autres, des PDG d’EDF et d’Areva. En plus de l’inauguration d’une usine
Schneider et de la signature de contrats pour Thalès et Arianespace, il
s’agissait de faire la promotion des compétences d’EDF en matière de
construction de centrales nucléaires et de Veolia en matière de dessalement
d’eau.
Que le régime fondamentaliste de la dynastie Saoud y prive de tout droit les
travailleurs immigrés et les femmes depuis des décennies, Hollande et Montebourg
s’en moquent : s’ils parlent de « détruire » les islamistes au Mali, ils sont
prêts à leur cirer les pompes (à pétrole) là où ça peut rapporter aux
capitalistes « bleu-blanc-rouge
V. Peillon : une réalité loin de ses fanfaronnades
Selon
France Inter de ce matin, Peillon qui est un habitué du terme, n’est pas très
content des enseignants qui l’ « emmerdent » alors qui leur a
créé 60 000 postes.
Pour remettre les pendules à l’heure, nous
publions ci-dessous un article d’un des derniers numéros (du 4 janvier dernier)
de Lutte Ouvrière sur le sujet :
Création de postes d'enseignants : des
promesses à la réalité
Le
ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, avait promis de recruter 43
500 enseignants ou personnels éducatif pour la rentrée 2013. Mais cela ne
veut pas dire qu'il s'agit de la création de nouveaux postes.
La moitié des enseignants recrutés ne
ferait que combler les départs en retraite. Ce sont ceux qui ont passé les
concours instaurés par l'ancien ministre Luc Chatel et qui seront envoyés
directement devant des classes, sans formation. Ils boucheront les trous prévus
cette année, mais il restera le passif de toutes les suppressions de postes des
dernières années.
L'autre moitié des recrutements
correspond aux lauréats du nouveau concours qui, eux, auront un an de stage
pendant lequel ils effectueront un « tiers temps » devant les élèves. Voilà
comment, à cause des remplacements de ce tiers temps, on en arrive à seulement
7 000 nouveaux postes créés, soit une moyenne nationale d'un pour huit
établissements scolaires existants !
M. L.
PSA-Aulnay : des nouvelles de la grève (extrait du site PSA-cgt Aulnay : http://cgt-psa-aulnay.fr/
Communiqué
de presse de la CGT PSA
Aulnay
22/01/2013
Meeting
commun des salariés en grève
de
Renault Flins et de PSA Aulnay
Mercredi
23 janvier à partir de 10h30
sur
le parking de Renault Flins
Mercredi 23 janvier, les salariés de Renault sont appelés à se mettre en grève
contre les accords de compétitivité. La direction de Renault voudrait extorquer
la signature des syndicats, en leur faisant un chantage ignoble, en menaçant de
fermer deux usines s’ils ne signaient pas.
A PSA, la direction a affirmé qu’une fois qu’elle aura obtenu un accord sur la
fermeture de l’usine d’Aulnay, elle commencera à son tour une
« négociation » sur le même genre d’accord qui vise à bloquer les
salaires, imposer des mobilités obligatoires et continuer à supprimer des
emplois.
Le but des patrons de Renault et de PSA est clair : supprimer des emplois,
licencier, fermer des usines, puis augmenter les heures de travail et bloquer
les salaires de ceux qui restent.
Les
salariés de Renault et de PSA ont tout intérêt à se rencontrer pour faire cause
commune.
C’est l’objectif de ce meeting commun : réunir les salariés des deux
groupes, dénoncer les attaques communes de nos patrons et défendre l’idée que
c’est ensemble dans la lutte que nous pourrons nous défendre contre les
attaques de nos patrons.
Pour
les salariés de PSA Aulnay départ en bus à 9h depuis le QG de la grève Bourse du travail 19/21 rue Jacques Duclos à
Aulnay-sous-Bois.
Mise
au point sur la campagne de calomnie et d’insulte de la direction de PSA.
Depuis
2 jours, les salariés en grève sont la cible d’une scandaleuse campagne de
calomnie et d’insulte de la part de la direction de PSA. La direction a choisi
l’escalade verbale comme forme de dialogue. Cette attitude irresponsable révèle
le vrai visage d’une direction qui n’accepte pas que les salariés, qu’elle veut
licencier, relèvent la tête, s’organisent et se mettent en grève pour se
défendre.
Du
mercredi 16 janvier au vendredi 18 janvier en après-midi, les salariés en grève occupaient l’usine et
avaient imposé contre la volonté de la direction la liberté de la presse dans
l’usine. Les journalistes pouvaient faire en toute liberté leur travail. Les
grévistes ont même empêché les cadres de PSA de vouloir expulser une
équipe de BFM.
Depuis
vendredi 18 janvier en après-midi,
la direction a fermé l’usine et interdit l’accès à tous les salariés. L’usine
est entièrement sous son contrôle, surveillée en toute illégalité par une
société de vigiles privée. Et c’est, 4 jours après avoir interdit l’accès à
l’usine à tous les salariés que la direction se met subitement à parler
de dégradations et de sabotages. C’est pour le moins étonnant et suspicieux.
La
réalité est, qu’en fermant l’usine, la direction espérait désorganiser la
grève, isoler les grévistes. C’est tout le contraire qui s’est passé. La grève
tient bon, les grévistes ont renforcé leur organisation et leur détermination.
Jean-Pierre Mercier
DS CGT PSA Aulnay
DS Central adjoint CGT du groupe PSA
mardi 22 janvier 2013
Ecoles de Paris :grève massive
Presque une école sur deux fermée, avec plus de 80 % des enseignants en grève
aujourd’hui dans le primaire à Paris, la réponse des enseignants du primaire au
gouvernement est claire : non à son projet !
Le gouvernement veut les faire travailler en plus le mercredi matin, sans
réduire l’amplitude des autres jours. Les enseignants refusent de travailler
plus pour gagner moins, ils refusent aussi que les réformes sur les rythmes se
fassent sans l’avis des conseils d’écoles et que l’État se désengage et laisse
les municipalités organiser de plus en plus le fonctionnement des écoles. Car
non seulement le gouvernement Hollande-Ayrault est loin de rétablir l’ensemble
des postes massivement supprimés sous la droite, mais il essaye d’imposer
d’autres reculs aux enseignants.
La seule réponse à lui apporter c’est de se mettre à l’école de la lutte, les
journées d’action peuvent être un début : aujourd’hui, puis dans toute la
fonction publique la semaine prochaine, le 31 janvier.
La grève à PSA-Aulnay : un communiqué de LUTTE OUVRIERE
Le gouvernement et
les patrons de PSA main dans la main contre les grévistes
d’Aulnay
La direction de PSA « lock-oute » l’usine d’Aulnay, et le gouvernement oppose
les CRS aux travailleurs en grève qui défendent leur emploi. Alors que la grève
paralyse la production depuis cinq jours, la direction de l’usine a choisi de
renouer avec des méthodes d’un autre âge pour tenter de casser la grève en
fermant le site. Elle a mobilisé cadres et vigiles de sociétés privées pour
interdire l’accès de l’usine aux salariés.
Derrière les déclarations des patrons de PSA sur le « dialogue social
exemplaire », la réalité est tout autre : c’est celle d’un patron de combat qui
est prêt à tout pour tenter de démoraliser des travailleurs qui se battent
contre la fermeture de leur usine et pour leur emploi.
Quant au gouvernement, son attitude est celle d’un valet dévoué aux intérêts
de la famille Peugeot : il a envoyé les CRS par cars entiers avec l’objectif,
vendredi dernier, d’expulser et d’interpeller les ouvriers d’Aulnay qui sont
allés à la rencontre de leurs camarades de Saint-Ouen et, samedi, de protéger le
site de Poissy.
Le gouvernement n’a à la bouche que le mot de « bataille pour l’emploi ».
Mais ceux qui la mènent, la bataille pour l’emploi, pour leurs emplois, ce sont
les grévistes d’Aulnay !
Le gouvernement et le patronat craignent que la grève d’Aulnay redonne
confiance aux militants et aux travailleurs qui, partout en France, sont frappés
par les licenciements et leur donne des idées de lutte
LUTTE OUVRIERE, le 22.01.2013
Inscription à :
Commentaires (Atom)