Le gouvernement et
les patrons de PSA main dans la main contre les grévistes
d’Aulnay
La direction de PSA « lock-oute » l’usine d’Aulnay, et le gouvernement oppose
les CRS aux travailleurs en grève qui défendent leur emploi. Alors que la grève
paralyse la production depuis cinq jours, la direction de l’usine a choisi de
renouer avec des méthodes d’un autre âge pour tenter de casser la grève en
fermant le site. Elle a mobilisé cadres et vigiles de sociétés privées pour
interdire l’accès de l’usine aux salariés.
Derrière les déclarations des patrons de PSA sur le « dialogue social
exemplaire », la réalité est tout autre : c’est celle d’un patron de combat qui
est prêt à tout pour tenter de démoraliser des travailleurs qui se battent
contre la fermeture de leur usine et pour leur emploi.
Quant au gouvernement, son attitude est celle d’un valet dévoué aux intérêts
de la famille Peugeot : il a envoyé les CRS par cars entiers avec l’objectif,
vendredi dernier, d’expulser et d’interpeller les ouvriers d’Aulnay qui sont
allés à la rencontre de leurs camarades de Saint-Ouen et, samedi, de protéger le
site de Poissy.
Le gouvernement n’a à la bouche que le mot de « bataille pour l’emploi ».
Mais ceux qui la mènent, la bataille pour l’emploi, pour leurs emplois, ce sont
les grévistes d’Aulnay !
Le gouvernement et le patronat craignent que la grève d’Aulnay redonne
confiance aux militants et aux travailleurs qui, partout en France, sont frappés
par les licenciements et leur donne des idées de lutte
LUTTE OUVRIERE, le 22.01.2013
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