jeudi 17 janvier 2013

PSA-Aulnay en grève : un communiqué de Nathalie Arthaud



Vive la grève des travailleurs de PSA Aulnay !

Mercredi 16 janvier, les travailleurs de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ont entamé une grève reconductible. Face à un patron multimilliardaire qui veut supprimer 11 000 postes en France et fermer leur usine, ils ont choisi la seule voie qui leur permettra de se faire respecter.
     Depuis des mois, la direction les promène de réunion en réunion, de mensonge en mensonge, mais ne leur offre rien d’autre que la perspective du Pôle Emploi demain et, après-demain, du RSA. Ils ont mille fois raison de réagir collectivement par la lutte pour refuser cet avenir !
     En mentant comme d’habitude, la direction de PSA minimise la grève et son impact, parlant de « perturbations ». Mais quoi qu’elle dise, mercredi, la production était totalement paralysée et la grève continue.
     Les travailleurs n’ont aucun autre choix, pour sauver leur peau, que de se mettre en grève. Quel soutien pourraient-ils espérer du gouvernement qui ne fait rien depuis des mois, et d’un Montebourg qui a osé se réjouir ce matin après l’annonce de 7500 suppressions d’emplois chez Renault, sous prétexte qu’aucune fermeture d’usine n’est annoncée ?
De Renault à PSA, dans toute l’automobile, et au-delà dans l’ensemble du monde du travail, c’est licenciements sur licenciement, suppressions d’emplois sur suppressions d’emploi. Les mêmes menaces pèsent sur les travailleurs, elles appellent les mêmes réponses : la lutte collective.

                                                           Nathalie Arthaud, le 17 janvier 2013



Fermeture de Revlon : quand le parfum ne sent pas bon


L’entreprise Revlon de Bezons est en voie de fermeture. Elle fermera définitivement fin mars. Ainsi en ont décidé les actionnaires du groupe EPB qui par la liquidation de deux usines, l’une ici, l’autre outre atlantique, visent à augmenter ses profits. Chacun peut imaginer l’inquiétude sur l’avenir et l’amertume de chacun des salarié qui va se retrouver sans travail, après, pour certains, des décennies de travail dans cette entreprise.
    Tôt ou tard, la mobilisation de tous les travailleurs sera en mesure d’inverser le rapport des forces. La peur changera de camp.
    C’est à cela que les travailleurs conscients doivent se préparer.

Notaires (Lorient) : même dans une « très petite entreprise », les travailleurs peuvent réagir : un article de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière de ce jour


Lorient : trois semaines de grève dans une étude notariale -- Les salariés sont passés aux actes

À l'étude notariale Brisset-Le Touze de Lorient, les conditions de travail, le non-respect des salariés et de leur convention collective ont provoqué un mouvement de grève, du jamais vu dans ce milieu. Il aura fallu plus de trois semaines de grève, du 17 décembre au 8 janvier, pour que la mandataire nommée par le tribunal de grande instance de Lorient daigne venir de Rennes dans les locaux de l'union locale CGT de Lorient, qui soutenait le mouvement, pour négocier un protocole de fin de grève.
     Les grévistes n'ayant pu imposer le non-licenciement d'une salariée, ils ont choisi de s'en remettre aux Prud'hommes pour régler cette question, comptant que les nombreuses attestations en sa faveur permettront de réparer cette injustice. Lundi 7 janvier, la mandataire a fini par céder sur tous les points revendiqués en début de conflit concernant les qualifications, les augmentations de salaires, les congés dus, les frais kilométriques, le passage en CDI d'un CDD en grève ainsi que le paiement de la plupart des jours de grève. Mais les grévistes exigeaient aussi que la salariée licenciée bénéficie du même rappel de salaire depuis 2011 que ses camarades. La mandataire a alors claqué la porte et la grève a été reconduite le lendemain. Si bien que le procureur, responsable de la bonne marche des études notariales et le président du tribunal de grande instance sont intervenus pour que soit signé un protocole incluant tous les salariés sans discrimination.
     Mercredi 9 janvier, c'est donc applaudis par quelques militants de l'union locale CGT, après des années de harcèlement, de discrimination, que les huit grévistes ont repris ensemble le travail, fiers d'avoir relevé la tête, et ce, même si l'annulation non obtenue du licenciement laisse un goût amer à cette victoire.
    Plus rien ne sera comme avant, disaient les grévistes, et une heure après la reprise, les deux notaires ont pu s'en rendre compte. L'un d'eux a fait une réflexion à la standardiste, ce qui l'a mise à ce point hors d'elle que les pompiers ont dû intervenir pour l'évacuer. Du coup, ne voulant pas revivre les périodes de stress passées, ses camarades ont exercé leur droit de retrait, qui a été validé par l'inspecteur du travail.
Pour que le travail reprenne, un ancien officier de police judiciaire a été embauché, le temps du départ d'un des notaires, qui est un des responsables du climat insupportable à l'étude. Il a pour mission d'arrondir les angles. Mais c'est d'abord la grève qui a permis de changer les conditions de travail.
                                                            Correspondant LO

mercredi 16 janvier 2013

Régularisation de tous les sans-papiers, travailleurs français-immigrés, une seule classe ouvrière

Argenteuil, Sous-préfecture, le 16.1.13.

Renault : « Renault : un maître chanteur licencieur couvert par le gouvernement », un communiqué de Nathalie Arthaud


Renault va supprimer au moins 7500 emplois. Qu’il n’y ait pas de plan social, parce que ces suppressions d’emplois résultent en partie de départs à la retraite non remplacés, qu’il n’y ait prétendument pas de licenciement sec, n’y change rien : c’est une attaque contre tous les travailleurs. Cela fera 7500 emplois de moins, 7500 chômeurs qui auraient pu là trouver un emploi et qui seront condamnés à y rester, et autant de travail qui retombera sur le dos des ouvriers de Renault.
     Cela fait des semaines que la direction de Renault est passée à l’attaque et veut faire signer aux syndicats des accords de compétitivité qui seront autant de reculs : suppressions de jours de RTT, mobilité forcée qui obligerait un ouvrier à faire jusqu’à 100 ou 150 km voire plus par jour, aller-retour, pour rejoindre l’usine où il y aurait besoin de bras, possibilité de moduler le temps de travail et les salaires en fonction de l’activité.
     Depuis des mois le patronat flanqué du gouvernement nous explique que les accords de compétitivité préserveront l’emploi ! Renault prouve le contraire : les patrons veulent la flexibilité tout en supprimant les emplois, le beurre et l’argent du beurre. Et l’Etat, actionnaire pour 15% de Renault est complice.
     Les travailleurs n’ont pas à accepter ces sacrifices. « La débâcle de l’automobile française » a bon dos ! Il y a certes une chute des ventes en France, mais le groupe Renault continue de faire des bénéfices : 3,4 milliards en 2010, 2,1 milliards en 2011 et 786 millions d’euros de bénéfice net pour les 6 premiers mois de 2012. Fin 2011 Renault avait même 11,1 milliards de réserve de liquidité.
     Dans cette période de crise et d’explosion du chômage, il faut imposer la priorité aux emplois ! Cela fera baisser la rentabilité du groupe ? Cela leur coutera de l’argent ? Oui, et alors ! Pourquoi faudrait-il que ce soient les travailleurs qui perdent de l’argent en étant condamnés au chômage ?
     C’est aux capitalistes d’assumer les pertes sur leurs profits et, au besoin, sur leurs fortunes privées, pas aux travailleurs !

                                                      Nathalie Arthaud, le 16.01.13.

Opération « Serval » : pour marquer le territoire de l’impérialisme français


L’intervention impérialiste française au Mali a pris le nom d’opération « Serval ». Il paraît que "le serval est un petit animal qui pisse 30 fois par jour pour marquer son territoire".
      Effectivement, il s’agit, à travers cette opération, pour l’impérialisme français de marquer son territoire de puissance dominante chargée de surcroît de l’ordre impérialiste dans la région.
     En l’occurrence, il ne s’agit pas de pisse, mais de bombardements et de victimes, totalement innocentes pour un grand nombre d’entre elles.

EDF : l’État va verser des milliards à EDF... et à ses actionnaires !


L’État vient de s’engager à « rembourser » 4,9 milliards d’euros à EDF d’ici 2018. Depuis des années, EDF achète à un prix bonifié l’électricité dite « renouvelable » aux sociétés privées qui la produisent. Une taxe, la Contribution au Service Public de l’Électricité, la CSPE, devait notamment financer cette obligation. Mais la production d’électricité solaire et éolienne ayant littéralement explosé, bien au delà de ce que pouvait rapporter cette CSPE, EDF considère que la différence constitue une « charge » que l’entreprise et ses actionnaires n’ont pas à assumer...
      Et c’est donc exclusivement le consommateur et les contribuables qui paieront car, comme l’a précisé le gouvernement, « les augmentations à venir » de la CSPE « permettront par la suite de résorber progressivement le manque à gagner ». Pour le plus grand profit des actionnaires d’EDF, dont le titre a immédiatement bondi de 5 % à la Bourse !

Des services d’hébergement d’urgence... sans hébergement, ni urgence, aux conséquences dramatiques !

Il y a quelques jours, une personne sans domicile était découverte dans une encoignure d’un hypermarché à Domont. Une victime de plus d’une société barbare et de sa faillite du logement et de l’hébergement.
      Un élément supplémentaire du dossier : d’après la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), près d’un appel sur deux (49%) au numéro du Samu social, le 115, n’a pas abouti à une solution d’hébergement en décembre, par manque de place ; une proportion qui passe à 61% pour les couples avec enfants.
     Et pendant que des familles sont condamnées à rester dans la rue, la ministre du Logement continue d’étudier la possibilité de réquisitionner des logements vides... Pour l’hiver prochain peut-être ?