François-Henri
Pinault, le patron de la maison mère PPR et multimilliardaire, devrait annoncer
prochainement qu’il veut se débarrasser de plusieurs pans de son empire, dont La Redoute et la FNAC , pour se
« concentrer » dans les activités de luxe, beaucoup plus rentables.
Avec la crise, le luxe est une valeur d’avenir pour les financiers et les
bourgeois car ils continuent à s’enrichir sur la misère des autres. Décidément,
il n’y a bien que la révolution que ces gens-là n’auront pas volée.
lundi 8 octobre 2012
Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du 7 octobre 2012
Soyons nombreux aux
manifestations du 9 octobre !
À mesure que s’aggrave la crise de l’économie capitaliste, s’intensifient les
coups du patronat contre les travailleurs. On ne compte plus les projets de
licenciements, conséquence ou pas des fermetures d’entreprises. Le pouvoir
d’achat des travailleurs diminue car les salaires ne suivent pas les hausses de
prix, sans même parler des prélèvements supplémentaires. La précarité tend à
devenir la règle : trois quarts des nouveaux embauchés le sont en intérim ou en
CDD.
Il ne faut pas s’en étonner. Le capitalisme des temps de crise, c’est la
guerre de tous contre tous : des capitalistes entre eux, des grandes entreprises
contre leurs sous-traitants ou leurs fournisseurs. Et c’est surtout la guerre de
tout le patronat, du plus petit au plus grand, contre les travailleurs.
Avec un marché en berne, le patronat s’efforce de maintenir ses profits et
les dividendes versés aux actionnaires en volant les travailleurs.
Ne nous faisons pas d’illusions : cette guerre n’est pas finie, elle risque
au contraire de s’aggraver !
Après environ cinq mois de pouvoir de Hollande, il est évident que les
travailleurs ne peuvent compter sur aucune protection, ni même aucune solidarité
de la part du gouvernement. Un Montebourg a beau s’agiter, multiplier les
discours, il n’a pas annulé un seul plan de licenciements, d’ArcelorMittal à PSA
en passant par Doux, Fralib et bien d’autres. En revanche, le gouvernement s’est
aplati devant la fronde des patrons refusant que les bénéfices réalisés en
vendant leur entreprise puissent être taxés au même taux que l’impôt sur le
revenu des salariés.
Au nom de la nécessité de rembourser la dette que l’État a faite pour aider
les banquiers et le grand patronat, le gouvernement vient d’annoncer un plan
d’austérité au moins aussi sévère que ceux de Sarkozy. Et d’autres projets sont
dans les tuyaux qui se traduiront tous par une baisse de pouvoir d’achat des
salariés, comme ce projet d’augmenter très fortement la CSG.
Il faut améliorer la compétitivité, affirment le grand patronat et le
gouvernement. Mais la compétitivité, c’est la concurrence entre capitalistes
avec la peau des travailleurs. Il est même des dirigeants syndicaux qui, toute
honte bue, reprennent le mot et en acceptent l’objectif. Ceux qui le font
montrent par là qu’ils sont bien plus proches du grand patronat que des
travailleurs et de leurs intérêts.
Les travailleurs n’ont pas à accepter d’être de la chair à canon dans la
guerre que se mènent les capitalistes. La seule guerre qui compte est celle que
le monde du travail doit mener aussi bien contre le grand patronat que contre le
gouvernement pour défendre ses conditions d’existence, pour défendre l’emploi et
le pouvoir d’achat.
Pour résister à l’offensive du grand patronat et pour la repousser, il faudra
une lutte massive de l’ensemble de la classe ouvrière. Une telle lutte ne se
déclenche pas artificiellement. Mais le patronat et le gouvernement finiront par
nous y acculer.
Il faut cependant se saisir de toutes les
occasions offertes par les confédérations syndicales. La CGT est la seule
confédération syndicale à prendre ses responsabilités en appelant à manifester
le 9 octobre prochain.
Oh, même la CGT n’a pas eu le courage de mettre en avant dans son appel les
objectifs qui concernent directement les travailleurs ! Elle préfère revendiquer
une « nouvelle politique industrielle ». Mais à qui ses propositions
peuvent-elles être adressées, si ce n’est au patronat qui possède les grandes
entreprises ?
Le rôle des organisations syndicales n’est certainement pas de devenir des
conseillers du grand patronat, de plus des conseilleurs que personne n’écoute.
Leur rôle, c’est d’avancer les revendications vitales des travailleurs face à la
crise.
Malgré l’ambiguïté de l’appel central, il est important que les travailleurs
soient nombreux aux manifestations, mais aussi qu’ils affichent les objectifs
revendicatifs qu’il leur faudra imposer dans la période qui vient s’ils veulent
sauver leur peau.
Il faut afficher clairement que contre les licenciements et la catastrophe du
chômage, il n’y a pas d’autre solution que l’interdiction des licenciements et
la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Contre la
dégradation du pouvoir d’achat du fait des augmentations de prix, il faut
imposer l’indexation automatique des salaires et des pensions sur les hausses de
prix.
Bien sûr, une seule manifestation ne suffira pas pour imposer ces objectifs
Elle montrera cependant qu’il y a au moins une minorité consciente du combat à
mener et qui est déterminée à entraîner ses camarades de travail derrière ces
objectifs.
Eurotunnel s’en prend à la sécurité incendie
Eurotunnel met fin à son contrat avec les pompiers du Pas-de-Calais pour la
sécurité incendie du tunnel. Cette activité sera confiée à une société
spécialisée dans le nettoyage, avec des salariés payés... au SMIC.
C’est peu faire cas de la sécurité, alors que le risque incendie est majeur
et bien sûr potentiellement très dangereux dans un tunnel, surtout de cette
taille. Cela principalement pour s’en prendre aux salaires qui seront ainsi pour
ce service divisés par deux. Scandaleux.
dimanche 7 octobre 2012
MANIFESTATION DU 9/10/2012 : slogans de Lutte Ouvrière
Patrons arrosés, travailleurs licenciés,
C’est le capitalisme qui ruine, qui ruine, la société
Quand les patrons haussent le ton, Hollande s’aplatit
Aux travailleurs de se faire entendre aussi.
Y en a marre qu’on nous fasse les poches pour arroser le patronat
C’est pas à l’Elysée, c’est pas à Matignon, qu’on obtiendra
satisfaction.
C’est par lutte, c’est par l’action
Les prix s’envolent, les salaires restent au sol.
Echelle mobile des salaires et
des pensions
Contre la vie chère, échelle mobile des salaires et des pensions.
Face à l’union du patronat et du gouvernement, rassemblons-nous pour
les faire reculer !
Contre les patrons et le gouvernement, c’est tous ensemble qu’il faut
lutter
La dette, c’est celle des banquiers. Ils l’ont creusée, ils en ont
profité. A eux de la payer ! Pas aux salariés !
Contre le chômage et la précarité, interdiction des licenciements,
répartition du travail entre tous sans réduction de salaire !
Contre le chômage, interdiction des licenciements. L’arme des
travailleurs, c’est la grève. Réquisition, réquisition des boîtes qui licencient.
9 octobre : des départs en car de la CGT dans le Val d'Oise
Le départ se fera à 12h devant la salle louis aragon ou 12h30 devant
revlon. (réservation UL de Bezons: 01 39 47 94 45)
Nous vous rappelons les autres départs:
Nous vous rappelons les autres départs:
- devant maison des syndicats de Cergy à 12h15 (inscription au 01 30 32 50 44)
- devant la salle Pablo Neruda à Montigny à 12h30 (UL de Montigny 01 39 97 02 79)
- devant la mairie de Gonesse à 12h15 (UL Val d'Oise ouest 01 39 90 77 17)
- devant Dassault à Argenteuil 12h15 (UL d'Argenteuil 01 34 10 55 11)
Interdiction des licenciement un article dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière
Contre la hausse continue du chômage : imposer l'interdiction des licenciements
Le nombre des chômeurs dépasse maintenant les trois millions, soit
plus de 10 % de la population active. Tels sont les chiffres publiés le
26 septembre sur l'évolution du chômage en août. Encore ne
s'agit-il que des chômeurs de catégorie A ; si l'on ajoute ceux qui
n'ont travaillé que partiellement, qui sont dispensés de recherche
d'emploi ou non-inscrits à Pôle emploi, on arrive à cinq millions
de chômeurs.
Un travailleur sur cinq vit ainsi dans la crainte du lendemain, car
derrière ces chiffres secs se trouvent des hommes et des femmes qui
perdent leur seule source de revenus, avec peu d'espoir de
retrouver un emploi, et qui par conséquent descendent rapidement dans la
pauvreté.
Le gouvernement rejette sur la majorité sortante la responsabilité de
cette hausse du chômage et promet que, fin 2013, la courbe va
s'inverser avec la mise en œuvre des emplois d'avenir ou des
contrats de génération. Discours et promesses si souvent rabâchés qu'ils
n'en sont pas crédibles ! Et en attendant d'hypothétiques jours
meilleurs, les plans de suppressions d'emplois tombent en
avalanche. La même semaine où tombaient les chiffres du mois d'août --
plus de vingt mille chômeurs supplémentaires -- étaient annoncés des
milliers de pertes d'emplois, directs et indirects, chez
Petroplus, Sanofi, Castorama et son concurrent Conforama, chez le
distributeur de presse Presstalis, les sidérurgistes de Florange, etc. À
cela s'ajoutent tous les CDD et les intérimaires en fin de
mission qui ne sont pas réembauchés et les licenciements individuels
dans les petites entreprises qui ne font pas les gros titres de
l'actualité.
Certes, on voit Montebourg, le ministre du Redressement productif, se
démener pour aller, d'un site à un autre, porter la bonne parole aux
travailleurs. Il discute aussi avec les grands patrons,
non pas pour leur interdire de jeter des travailleurs à la rue, mais
pour leur demander gentiment d'en licencier un tout petit peu moins --
ce qui fait partie du jeu traditionnel de toute négociation
: annoncer plus que ce que l'on a prévu d'obtenir, pour avoir l'air de
faire des concessions.
Agir contre le chômage est une urgence vitale pour les travailleurs.
Ils ont quotidiennement la preuve que le gouvernement n'est pas de leur
côté et qu'il laisse les mains libres au patronat. Ils
ne pourront sauver leur peau que s'ils prennent leur sort en mains et
imposent, par la crainte qu'ils inspireront, l'interdiction des
licenciements et la répartition du travail entre tous avec
maintien du salaire.
Marianne LAMIRAL
samedi 6 octobre 2012
Dassault : deux "échos" du bulletin LUTTE OUVRIERE de l'usine Dassault d'Argenteuil, du 1.10.12.
Chat échaudé...
La direction a dû mettre les bouchées doubles pour faire venir gracieusement des "animateurs" pour la journée des familles de samedi prochain. Pas étonnant ! A force de nous faire venir travailler chaque jour de la semaine en étant payé de moins en moins, on devient méfiant : on n'a pas envie qu'elle prenne l'habitude de nous faire venir gratis.
Prenons-en de la graine
Les prix ont encore augmenté de 0,7% en août, soit 2,1% sur l'année. C'est autant que nous perdons sur nos salaires. Dassault, lui, pour protéger ses revenus, peut choisir de baisser ce qu'il nous reverse en participation.
Pour renverser la tendance et maintenir notre niveau de vie, il nous faudra l'échelle mobile des salaires.
Taxation des plus values et recul gouvernemental : un communiqué de Nathalie Arthaud
Communiqué
Taxation des plus
valus sur les cessions d’entreprises : le gouvernement à genoux devant les
patrons
Il aura suffi de quelques heures de protestations du patronat, à propos de la
hausse de la taxation des plus-values sur les cessions d’entreprises, pour que
le gouvernement recule en rase campagne, sur une mesure pourtant bien
indolore.
Mercredi, le Medef affirmait que la taxation sur ces plus-values pourrait
passer de 34,5 à 62,2%, et tout ce que ce pays compte de défenseurs des patrons
se mettait à hurler à la mort, Laurence Parisot osant même parler de
« racisme anti-entreprises ».
Le gouvernement s’est aussitôt excusé, et le ministre de l’Économie a poussé
l’aplatissement jusqu’à déclarer mercredi à l’Assemblée nationale : « Vous ne
nous prendrez pas en défaut en matière d’esprit d’entreprise ! » Et jeudi,
il annonçait, au lieu de la hausse prévue, une « exonération totale » de
la taxe si la plus-value réalisée sur la cession d’entreprise était
réinvestie.
Lorsque les patrons se sentent attaqués, si peu que ce soit, ils sont
aussitôt entendus et leurs désirs sont exaucés. Il n’aura fallu que quelques
heures pour que les représentants du patronat soient reçus à Bercy, pour être
rassurés. Combien de semaines, de mois de mobilisation a-t-il fallu aux salariés
de PSA Aulnay pour être reçus par un ministre… non pour être rassurés, mais pour
qu’on leur signifie que l’État laisserait leur usine être fermée ?
La servilité de ce gouvernement, qui se prétend de gauche, face aux patrons
grands et petits, est écoeurante.
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