lundi 9 avril 2012

Editorial de ce lundi des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière

Un vote de travailleurs conscients de leurs intérêts politiques
 
À moins de deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, il apparaît à peu près certain que la présidence de la République se jouera au deuxième tour entre Sarkozy et Hollande.
    Sarkozy a amplement démontré pendant ces cinq ans de présidence qu’il était le président des riches, du grand patronat et des banquiers, et un ennemi ouvert des travailleurs. Hollande, de son côté, n’a rien fait ni même rien dit pour mériter la confiance des travailleurs.
     Au deuxième tour, il ne nous reste donc qu’un faux choix. Quel que soit le président, nous pouvons être certains qu’il ne protègera en rien les salariés, les classes populaires, des coups redoublés auxquels la poursuite de la crise amènera le grand patronat. Du point de vue des exploités, l’élection se résume à ceci : pile, ils gagnent, face, nous perdons.
     C’est ce constat qui a amené une fraction croissante de l’électorat ouvrier à se détourner des élections et à s’abstenir. Les sondages annoncent cette fois-ci un record d’abstentions pour une élection présidentielle.
     Mais si s’abstenir peut être le signe qu’on ne se fait pas d’illusions, c’est quand même choisir de se taire. Au premier tour, les électeurs ont un choix, ils peuvent au moins s’exprimer. Refuser de choisir entre des candidats qui, au-delà de la variété de leur langage, restent tous sur le terrain du capitalisme, de ses lois économiques et institutionnelles, se comprend. Mais cela n’a pas la même signification que de voter pour une politique fondée sur les intérêts de la classe ouvrière.
      Lutte Ouvrière présente la candidature de Nathalie Arthaud au nom d’une telle politique. Une candidature de témoignage, disent avec mépris bien des commentateurs. En dehors des deux vedettes préfabriquées qui seront présentes au deuxième tour, tous les autres candidats seront des candidats de témoignage ! Mais de quoi témoignent-ils ?
Voter pour Nathalie Arthaud, c’est montrer qu’on en a assez des alternances entre deux grands partis, l’un clairement de droite, l’autre se disant de gauche, qui ne changent rien à la politique menée. Mais pas seulement !
     Ce vote montre aussi que la contestation vient des travailleurs, de ces femmes et de ces hommes qui font tourner l’industrie et le commerce, qui font rouler les trains, construisent, soignent, enseignent, qui font fonctionner toute l’économie mais n’ont en contrepartie que, au mieux, un salaire dérisoire et, au pire, la queue devant Pôle Emploi.
      Voter pour Nathalie Arthaud, c’est une façon d’affirmer qu’on ne s’oppose pas seulement à l’homme qui occupe l’Élysée mais à tout le système qu’il sert et qui est dominé par l’argent, par les grandes dynasties bourgeoises qui ont le véritable pouvoir, celui de disposer de l’emploi et de la vie de leurs travailleurs en fermant une entreprise, celui de peser sur les salaires.
    Voter pour Nathalie Arthaud, c’est affirmer que l’on ne croit plus aux programmes électoraux bidon et aux rares promesses jamais tenues, mais que l’on sait que, si les travailleurs veulent obtenir quelque chose, il faut qu’ils luttent et que leur lutte soit assez puissante pour changer le rapport des forces avec la classe capitaliste et son gouvernement.
     Voter pour Nathalie Arthaud, c’est aussi se prononcer pour un programme de lutte dont l’exécution ne dépend pas de l’homme installé à l’Élysée mais de l’action collective, consciente, de toute la classe ouvrière.
     Voter pour Nathalie Arthaud, c’est affirmer qu’on est d’accord avec ce programme qu’elle a répété tout au long de sa campagne :
-  l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire et la création d’emplois utiles en nombre suffisant dans les services publics ;
-  l’augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations, et leur indexation automatique sur les hausses de prix ;
-  imposer aux entreprises le contrôle des travailleurs, des consommateurs et de la population, afin que les patrons soient obligés de rendre des comptes, dire ce qui dans leurs profits va aux actionnaires et à la spéculation, et dévoiler leurs plans de licenciements à l’avance afin que les travailleurs concernés et la population puissent réagir à temps.
     C’est à ce programme de lutte et à sa nécessité que sera consacré le meeting de Nathalie Arthaud, le dimanche 15 avril à 15 heures, au Zénith – porte de Pantin à PARIS. VENEZ NOMBREUX (entrée libre) !
              LE 22 AVRIL, VOTEZ ET FAITES VOTER POUR NATHALIE ARTHAUD.

 

 

dimanche 8 avril 2012

G. Mothron : deux faces toutes les deux pas jolies à voir

Comme Conseiller général du 95, avec ses amis, G. Mothron supprime la subvention à la Maison pour tous du Val-Nord, et la met en difficulté.
    Grand seigneur, GM promet le versement de dizaines de milliers d'euros sur sa "réserve parlementaire" en guise de compensation.
   C'est ainsi, les encore-députés disposent d'une telle réserve. Fonds presque secrets ? Clientélisme ?
     Le contrôle de la population, ce n'est pas seulement le contrôle des comptes des entreprises, ceux de toutes les collectivités, mais également le contrôle voire la suppression totale de ce genre de "réserve".

Sécurité sociale-Argenteuil : non à la suppression de l'antenne du Val Nord

Le dernier conseil d'administration de la la CPAM-95 a voté majoritairement dernièrement la liquidation de l'antenne de Sécurité sociale du Val-Nord à Argenteuil qui reçoit pourtant une centaine d'allocataires chaque jour.
     Cette antenne sera fermée en 2013... à moins que la mobilisation des habitants ne fasse changer d'avis la direction de la CPAM.
     Donc mobilisation ! Lutte Ouvrière peut aider à celle-ci.

samedi 7 avril 2012

Locataires de Montigny-les-Cormeilles : succès du premier rassemblement


Le rassemblement devant l’antenne de Montigny-les-Cormeilles d’AB-Habitat a réuni près de 80 personnes dont des locataires concernés qui représentaient l’essentiel des personnes présentes.
     Il y a eu plusieurs prises de parole. Un membre de la Confédération Nationale du Logement a résumé le problème. Une déléguée de la CGT d’AB-Habitat a développé la question des dangers d’une telle vente. Le maire de Montigny tout en affirmant sa solidarité avec les locataires mobilisés a tenu à évoquer qu’il fallait tout de même prendre acte d’une délibération votée. Un militant du PCF est quant à lui intervenu sur la situation générale du logement populaire actuellement.
     J’ai tenu à être personnellement présent à ce rassemblement, et j’ai pu y prendre la parole au nom des deux élus Lutte Ouvrière du Conseil municipal d’Argenteuil, Patrice CRUNIL et moi-même.
     Nous avons élu le maire d’Argenteuil tout comme nous l’avons délégué à AB-Habitat. Quand il y a lieu de le faire, il y va de notre responsabilité d’exprimer notre désaccord comme nous l’avons fait par écrit dans la lettre que nous lui avons destinée dès que nous avons eu connaissance de ce projet.
     Nous sommes en désaccord sur le fond et sur la méthode.
     Jamais la proximité qui est celle aujourd’hui d’AB-Habitat ne sera celle de tout autre bailleur : une proximité géographique et morale. Il n’est pas question de déshabiller Pierre de Montigny pour améliorer la situation de Jean d’Argenteuil. Ces calculs localistes ne sont pas justes. Une fois vendus, quelle serait la politique, demain ou dans quelques années, du nouveau bailleur ?
     Quand à la méthode, nous avons suffisamment reproché à la droite argenteuillaise de ne pas se comporter correctement pour l’accepter de quiconque quand c'est le cas. Ce qui était vrai pour Joliot-Curie à Argenteuil l’est tout autant à Montigny-les-Cormeilles. Rien ne doit se faire au détriment des locataires, et l’ordre des projets, pour nous, doit toujours être : information-concertation-décision. Car leur logement, est le cœur de la vie des locataires.
                                                          
                                                                       Dominique MARIETTE

Ecole : un rassemblement est envisagé le 12 mai


Pas question de baisser les bras. Il faut des moyens supplémentaires. Et dès le premier jour de la rentrée prochaine. Les parents de l’école Romain Rolland du Val-Nord nous montrent la voie en ayant obtenu l’annulation de la fermeture d’une classe prévue.
     Une réunion de préparation aura lieu ce mercredi 11 avril à 18 heures 30 à l’espace  Nelson Mandéla. Elle doit réunir le maximum de personnes et de représentants, de toutes les organisations de parents, affiliées aux fédérations ou pas, et de syndicats des personnels.


L’Europe de la faim


Le Secours Populaire français a effectué une première distribution d’aide alimentaire en Grèce, dans un chantier naval près du port du Pirée. En 2008, 6 500 personnes y travaillaient, contre moins de 500 aujourd’hui. Avec la crise, de plus en plus de Grecs ne parviennent plus à se nourrir correctement. Partout en Europe, le constat est le même : selon Eurostat, 115 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2010, plus d’un européen sur six.
     Pour enrayer cette plongée des classes populaires vers la misère, il va falloir agir pour mettre fin à la dictature des banquiers et des capitalistes sur l’économie.

Grèce : un suicide symbolique des conséquences des mesures contre la population


Un pharmacien à la retraite de 77 ans s'est tiré une balle dans la tête mercredi devant le Parlement grec. D'après des témoins, il a crié "j'ai des dettes, je n'en peux plus", avant de se suicider. Selon un passant, il a également dit: "Je ne veux pas laisser mes dettes à mes enfants."
     Une note retrouvée sur lui met en cause la classe politique et les milieux financiers. "Je préfère choisir une fin digne, plutôt que fouiller dans les poubelles à la recherche de ma subsistance".

Dictature patronale : il n’y a pas qu’Ikéa


Après les révélations qui n’en finissent pas sur le comportement de la direction d’Ikéa, un livre révèle au grand public les pratiques ordinaires de nombreux patrons : espionnage des salariés par divers moyens, embauche de faux vigiles, voire de « taupes », au sein même des syndicats.
     La démocratie, déjà toute relative dans une société où règne le pouvoir de l’argent, s’arrête complètement à la porte des entreprises. À l’intérieur, la dictature du capital s’exerce sans beaucoup de retenue… jusqu’à ce que les travailleurs y mettent le holà !