mercredi 11 janvier 2012

Seafrance : un communiqué de Nathalie Arthaud

À Seafrance et partout ailleurs : interdiction des licenciements !

Après la décision du tribunal de commerce rendue hier, les salariés de Seafrance sont plus que jamais en danger de se retrouver jetés à la rue. Commencent à présent des négociations de marchands de tapis avec des « repreneurs » éventuels qui ne reprendraient, pour certains, que la moitié des salariés – et iront encore demander l’aide de l’État pour cela.
     Quant à l’idée scandaleuse émise par Sarkozy, proposant aux salariés de sacrifier leurs indemnités de licenciement dans le capital d’une Scop, elle a fait long feu, car une bonne partie des travailleurs de l’entreprise n’ont aucune intention de se faire arnaquer une seconde fois. Ils ont raison.
     Chaque jour, dans tous les secteurs de l’économie, ce sont des centaines de salariés qui sont ainsi jetés à la rue, parfois sous le feu des projecteurs, le plus souvent dans l’ombre. Ces vagues de licenciement font du chômage un problème collectif, qui ne pourra être réglé entreprise par entreprise. D’un côté, le patronat dans son ensemble mène la guerre sociale contre les travailleurs ; en face, il faudra que les travailleurs prennent l’offensive, collectivement, pour imposer l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans baisses de salaire.

                                                                 Nathalie Arthaud, mardi 10 janvier 2012


mardi 10 janvier 2012

Retraités des Pays-Bas : les banquiers leur font les poches


Les pensions de retraite de millions de travailleurs des Pays-Bas vont être réduites. En effet, les banques qui gèrent les fonds de pensions complémentaires, ING ou ABN Amro, ont pris prétexte de la crise financière pour annoncer une baisse de 2,5 % des versements dès 2013. Et cela pourrait être pire car le gouvernement est prêt à accepter jusqu’à 7 % de baisse.
      C’est d’autant plus choquant que ces banques ont déjà vidé les caisses publiques en bénéficiant de milliards d’euros de cadeaux depuis 2008. Quel que soit le pays, pour sauver leurs conditions de vie, les travailleurs devront mettre fin au parasitisme des banquiers et de l’ensemble des capitalistes.

Le prisonnier a droit à l’intimité

Selon l’Observatoire International des Prisons, la prison d’Osny dans le Val d’Oise présente un taux d’occupation de 129 %. Celui de Bois-d’Arcy dans les Yvelines est encore plus important : 160 %.
     A Osny, cela signifie que près d’un tiers des détenus doivent cohabiter avec un autre prisonnier.
    A leur sortie de prison,  les prisonniers devraient pouvoir retrouver une vie normale. Leur rendre la vie difficile durant leur enfermement ne peut que rendre cela encore plus compliqué.

Postes supprimés à l'Education : Communiqué de Lutte Ouvrière-Val d’Oise, le 10.1.12.


Le budget pour 2012 prévoit 14 000 suppressions d’emplois à l’Education nationale à la rentrée 2012. Elles viendront s’ajouter aux 66 000 suppressions de postes déjà opérées à l’Education depuis 2007. Le Recteur de l’Académie de Versailles a annoncé la traduction de ces nouvelles suppressions pour son académie qui comprend le Val d’Oise : une baisse de 260 postes dans les maternelles et l’élémentaire, et une autre de 495 postes dans les collèges et les lycées. Dans un cas comme dans l’autre, cela se produit alors que le nombre d’élèves à scolariser va continuer d’augmenter. La liquidation de l’aide aux élèves en difficulté va se poursuivre dans les maternelles et les écoles primaires. La hausse du nombre d’élèves par classe va continuer. La situation critique du remplacement des enseignements absents va encore se dégrader.
     Lutte-Ouvrière-Val d’Oise dénonce cette situation scandaleuse. Les impôts de la population doivent bénéficier à celle-ci. L’éducation des jeunes est une priorité.
     D’autant que, dans une situation où le chômage augmente, il faut répartir le travail entre tous. Et ce n’est pas ce qui manque au niveau des tâches d’éducation. S’il est un secteur, au-delà du rétablissement de tous les postes supprimés, où il est possible d’embaucher des centaines de milliers de personnes, c’est bien l’Education nationale : enseignants, surveillants, employés d’entretien, administratifs, d’aide à la vie scolaire des établissements, personnel de santé manquent. Il faut les embaucher !

Banquet des amis de Lutte Ouvrière à Argenteuil : jour pour jour dans deux mois !

Depuis 1989, chaque année, a lieu le banquet des amis de Lutte Ouvrière à Argenteuil, qui perpétue cette tradition du banquet ouvrier, ouvert à tous, et qui donne l'occasion d'échanger sur les questions de l'heure, de se recontrer tout en participant à un bon moment convivial.
     Il aura lieu le samedi 10 mars prochain, dans le complexe Jean-Vilar à Argenteuil, à partir de 19 heures.
     Cette année encore, et cette fois comme candidate communiste à l'élection présidentielle, notre camarade Nathalie ARTHAUD sera parmi nous. Elle prendra la parole dans la grande salle à 20 heures.(entrée libre pour cette intervention).
     Il faut réserver dès maintenant sa soirée : un chèque à l'ordre de Dominique Mariette par courrier (6 euros pour les enfants de 5 à 14 ans - courrier à adresser au 2 rue Rouquès à Argenteuil), ou en espèces et en chèques auprès des militants.
     Faisons une nouvelle fois de ce 10 mars prochain un grand moment de fraternité, de convialité mais aussi de rencontre entre militants ouvriers.    

Hôpital américain de Neuilly sur Seine :colère du personnel

En décembre, le personnel apprenait par hasard que les primes du personnel pour 2011 allaient d'une centaine d'euros pour l'immense majorité du personnel soignant et administratif à 12 000 euros pour les hauts cadres, avec un record de 70 000 euros pour le directeur général. Ces sommes distribuées sont à la mesure de cet établissement huppé privé qui soigne une clientèle très riche.
     Rien ne va plus à l'Américain depuis cette découverte. Réunions, débrayage, la directionn a bien été obligée de lâcher du lest, mais très partiellement, et la colère légitime est toujours là.
     Il n'y a pas d'ilôt protégé : la même exploitation, la même lutte des classes, et un jour, la colère.
     En tout cas, déjà une belle preuve que lorsque les travailleurs le veulent, ce qui était caché peut arriver sur la place publique. Alors là, plus de secret des affaires et des petits arrangements et autres primes entre amis.

lundi 9 janvier 2012

Haïti : triste anniversaire

Deux ans après le séisme qui a tué 200 000 personnes et détruit la capitale d’Haïti, 500 000 sinistrés de Port-au-Prince doivent toujours survivre sous des tentes et des bâches, dans des conditions d’hygiène indescriptibles. La moitié des débris n’ont toujours pas été enlevés de la ville. Du sauvetage à la reconstruction en passant par le déblaiement, c’est la population elle-même qui a assumé l’essentiel, avec des moyens techniques dérisoires.
     Si la moitié de l’aide promise par la communauté internationale - plusieurs milliards de dollars – a bien été versée, ces sommes ne sont pas arrivées jusqu’aux sinistrés. Elles ont été interceptées par une brochette de profiteurs, locaux ou internationaux, pour qui l’aide humanitaire est un marché juteux. Plus encore que du séisme, les pauvres d’Haïti sont aujourd’hui victimes de l’impérialisme qui entretient la misère.

Taxe "Tobin" : un communiqué de Nathalie Arthaud

Taxe sur les transactions financières : le bluff ridicule de Sarkozy

Sarkozy prétend instaurer une taxe sur les transactions financières d’ici au mois de février. Qu’il évoque cette mesure à cent jours de l’élection présidentielle, alors que, pendant ses cinq ans de présidence, il en a été l’adversaire, en dit long sur sa sincérité. Mais quand bien même Sarkozy aurait vraiment l’intention et les moyens de créer cette taxe, qu’est-ce que cela changerait ? La taxe Tobin est un prélèvement ridiculement bas, ayant pour prétention de réguler un peu la finance tout en ne faisant pas mal aux financiers. Aujourd’hui, le gouvernement hésite d’ailleurs sur le nombre de zéros après la virgule : pour ne pas être trop douloureuse aux riches, faut-il une taxe de 0,5%, de 0,05% voire, comme le proposait Kouchner en 2009, de … 0,005% ?
     Leur lâcheté devant les puissants est écœurante ! Tous ces gens ne font pas autant de manières quand il s’agit d’augmenter la TVA, le gaz, le train, la CSG ou les sodas – c’est-à-dire quand ils décident de frapper les classes populaires.
      Pour empêcher les spéculateurs de nuire, il faudra bien autre chose qu’une taxe ridicule. Il faudra les exproprier et les placer sous le contrôle de la population. Mais de telles décisions – pourtant vitales pour sauver la société du marasme – ne seront prises ni par un Sarkozy, ni par un Hollande.

                                                                         Nathalie Arthaud, lundi 9 janvier 2012