samedi 5 novembre 2011

Les licenciements à "Paru vendu" : un communiqué de Nathalie Arthaud

Paru vendu : 1650 licenciements, au bonheur du groupe Hersant
 L’éditeur et l’imprimeur du journal gratuit Paru Vendu ont été mis hier en liquidation judiciaire. 1650 salariés vont être licenciés. Plusieurs centaines d’entre eux manifestaient hier dans les rues de Lyon.
     Leur colère est mille fois justifiée et je suis entièrement solidaire de leur combat. On leur explique que leur entreprise « n’a pas su prendre le virage de l’Internet » ? Quelle mauvaise blague ! Paru Vendu n’était pas une PME artisanale. C’était une des parutions du groupe Hersant Média, dont elle fut une vache à lait pendant une dizaine d’années, avant que Hersant ne la sacrifie. Hersant contrôle encore 27 titres de presse, deux chaînes de télévision et sept stations de radio. Et aujourd’hui, malgré quelques revers, il demeure une des plus grandes fortunes françaises… en Suisse. On peut donc tout à la fois pratiquer l’évasion fiscale, gagner de l’argent avec des journaux et licencier.
     Alors, si nous voulons éviter que d’autres Hersant ne plongent demain des milliers de familles dans la misère, il faut interdire d’urgence les licenciements et imposer que les travailleurs contrôlent les comptes des entreprises.

                                                              Nathalie Arthaud, le 4.11.11.   

vendredi 4 novembre 2011

La mobilisation paie

Question contrats dits "aidés", au lycée Georges Braque, le contrat de l'employée qui n'avait pas encore vu son contrat renouvelé, vient de l'être.
     Le jour de la rentrée, on annonçait que 16 collègues dans cette situation allaient bientôt se retrouver à la porte. Deux mois plus tard, tous les contrats de ceux qui le souhaitaient ont été renouvelés.
     Entre ? Pas de mystère, la mobilisation des personnels, titulaires et contractuels.


Des postes sans travailleur : des embauches dans les services publics !

La majorité socialiste du Sénat dénonce une diminution programmée des crédits d'Etat pour l'emploi, et en particulier pour le financement des contrats dits "aidés". Du côté du gouvernement, on rétorque qu'il n'en est rien, et qu'il y aurait même un reliquat important de crédits de 2011 non utilisés pour cela.
    Dans le Val d'Oise, ce sont pourtant des centaines et des centaines de travailleurs qui n'ont pas vu leur contrat renouvelé à l'Education nationale, et des centaines de postes d'accompagnement aux élèves handicapés qui ne sont toujours pas pourvus.

La nécessité d'une prudence extrême pour un fléau extrême

Le syndicat CGT d'AB-Habitat proteste contre le percement d'un passage entre le siège de l'office HLM et les locaux inutilisés actuellement de l'ancienne Caisse d'Epargne adjacente. Ils s'élèvent contre le fait que les travaux commencent sans qu'il y ait la certitude qu'il n'y a, à l'occasion de ces derniers, aucun risque lié à l'amiante.
     Quand on connaît les ravages mortels causés  par ce fléau, on ne peut que pratiquer avec la plus extrême des prudences.

Claude Guéant joue avec le feu des préjugés réactionnaires

Jamais à court d’un clin d’œil du côté droit, le ministre de l’Intérieur Guéant a cru bon de décerner l’absolution aux intégristes chrétiens en affirmant qu’à la différence des islamistes, ils « protestent, ils expriment aussi des opinions, ils ne brûlent pas. » Cela à propos des manifestations de certains d’entre eux contre une pièce jouée au Théâtre de la Ville.
     Point n’est pourtant besoin de remonter à la Sainte Inquisition et à Giordano Bruno pour trouver des chrétiens prompts à jouer avec les allumettes. Qu’on se rappelle, par exemple, l’incendie du cinéma le Saint-Michel, dans les années 1980, qui avait fait un mort.
     Mais si Paris valait bien une messe (à propos de la conversion intéressée d’Henri IV), les prochaines élections, pour Guéant, valent bien une petite amnésie  religieuse et xénophobe.

jeudi 3 novembre 2011

À propos de Charlie...

Ces derniers jours, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a été victime d’une double attaque : l’une qui a visé son site internet, l’autre qui a incendié la façade de ses locaux. Il ne fait guère de doute que ces attaques soit provoquée par la teneur du numéro que le journal s’apprêtait à sortir, consacrée à la dénonciation de la montée de l’islamisme en Libye et en Tunisie.
   On peut aimer ou pas l’humour et les choix de cet hebdo, ne pas être politiquement d’accord avec ce qu’on y lit, et ce que l’on y voit mais cela vaut cent fois mieux que le silence auquel les intégristes certainement derrière ces attaque voudraient réduire la population, ici, mais aussi dans les pays qu’ils contrôlent, ou qu’ils visent à contrôler.


La Grèce et le duo Serkozy-Merkel : un communiqué de Nathalie Arthaud

Des brigands au service des banquiers

Le duo Sarkozy-Merkel, les chefs de file des deux petites puissances impérialistes qui dirigent la zone euro, a convoqué le Premier ministre grec Papandréou à la veille du sommet du G20. Il lui est reproché d’avoir simplement envisagé un référendum au sujet de l’accord concocté la semaine dernière à Bruxelles, qui impose au peuple grec des mesures d’austérité supplémentaires.
     Le but de cette séance de dressage était de rappeler au chef d’un Etat prétendument indépendant que son devoir était d’exécuter sans rechigner, et même sans avoir l’air de rechigner, les ordres des puissances impérialistes d’Europe qui, dans cette affaire, se sont fait les exécuteurs de la volonté des banques et des groupes financiers.
     Les remontrances ont l’air d’avoir porté leurs fruits puisque Papandréou a accepté de poser, dans son référendum, une question pipée : « Voulez-vous rester ou non dans la zone euro ? ».
     Il n’était évidemment pas question pour Sarkozy et Merkel, pas plus pour Papandréou lui-même, de poser la seule question concrète au peuple grec : « Voulez-vous tous, ouvriers, employés, chômeurs, retraités, payer les intérêts usuraires aux banques pour des prêts dont vous n’avez pas vu la couleur ? ».
     Quelle que soit la réaction de l’électorat grec face à un référendum pipé, la solidarité des travailleurs doit aller aux exploités de la Grèce, victimes comme tous les exploités d’Europe des groupes capitalistes, de leurs spéculations et de la servilité de leurs dirigeants.

                                                Nathalie Arthaud, le 3.11.11.

PS : créer des emplois... en en supprimant ailleurs

François Hollande a promis de restaurer s'il est élu les 60 000 postes supprimés depuis 2007 à l'Education nationale.
     Michel Sapin, qui passe pour être le second de Hollande, vient de préciser que ce nombre d'emplois nouveaux se ferait à nombre de fonctionnaires constant. Cela revient à dire que Sarkozy a eu raison de supprimer 60 000 postes, mais n'aurait pas supprimé ceux qu'il fallait. Un poste rétabli dans l'Education nationale, ce sera donc un poste enlevé ailleurs dans la fonction publique ?