Écart abyssal entre les proclamations et la réalité
Ce n’est pas le maire qui signe les permis de construire ? En l’occurrence, un figure à côte de cette publicité.
S’activant à l’approche des élections, la municipalité a lancé une campagne de promotion, soit disant démocratique, à propos de l’avenir du secteur « Guienne-Héloïse » dans le centre d’Argenteuil. L’affaire a fait plouf, car elle a fait mine d’avoir oublié que six mois avant les élections municipales, le maire devait faire un effort de discrétion dans l’utilisation des moyens de promotion municipale, dont les habitants peuvent mesurer depuis le 1er septembre dernier la profondeur.
Pour en revenir à l’aménagement du secteur Guienne-Héloïse, les promoteurs immobiliers n’ont pas attendu les conclusions de l’affaire pour prendre des initiatives et annoncer leurs projets. On ne peut pas imaginer que cela se fasse sans la participation municipale.
Bref, nouvel exemple de l’écart entre les proclamations et la réalité. Côté jardin, la municipalité affirme la nécessité d’une réflexion globale et une démarche dite « participative » pour mettre les habitants dans le coup dans les projets d’aménagement urbain. Côté cour, les promoteurs prennent des initiatives. Loin des discours et de projets d’aménagement globaux, c’est ce que j’appelle le mitage de l’espace urbain que l’on décide sans réflexion sur tout ce qu’il impliquera demain pour la vie sociale et communale. DM
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