Une Ville aux habitants, au-delà de toutes les difficultés
J’ai trouvé que la dépense pour imprimer et diffuser en juin ce Bilan de mandat municipal méritait un petit effort estival. Très partiel je le reconnais. Et pour le dire tout net, pas passionnant. Tant de vantardise, tant d’affirmations et de chiffres invérifiables et surtout sans commentaires au niveau des difficultés mais aussi des réussites.
Mais le défaut principal est ailleurs. Il est de mélanger ce qui a été réalisé et ce qui est projeté, l’action municipale 2020-2026 et les intentions de cette équipes pour la suite.
Je reviens sur cette question des difficultés et des obstacles. Nulle part une présentation de la Ville, une ville qui demeure extrêmement populaire, résultat de son passé industriel, et du rôle de la municipalité du PCF qui a choisi d’assumer la construction de dizaines de milliers de logements dits sociaux pour répondre à une crise majeure du logement.
Argenteuil est également caractérisée par un territoire important. L’urbanisation des années 1960 s’ajoutant à cette caractéristique territoriale engendre l’existence de quartiers populaires très périphériques.
Ville populaire marquée par la crise du capitalisme qui monte depuis les années 1970 et dont les conséquences s’amplifient.
La municipalité a en tête la transformation « sociologique » de la commune. Elle regarde du côté d’Asnières voire de Levallois. Mais elle le fait sans projets globaux, et même sans la réflexion préalable qui ne peut-être qu’à l’échelle de tout le territoire. On l’a vu dans l’affaire Jean Vilar.
En attendant, les distances se creusent entre les quartiers, et c’est un problème majeur. Un fait très révélateur m’avait frappé. Pour la fête du réseau de la municipalité, ce n’est pas lui faire injure de le souligner, la fête des vendanges, des navettes pour s’y rendre au piémont de la butte de Cormeilles, mais jamais de navettes pour amener par exemple les habitants des quartiers périphériques à la fête très populaire des Berges par exemple.
Un commentateur d’une de mes brèves sur le Bilan a écrit pour résumer : « Mais qu’est-ce que vous feriez à leur place ? ». L’avis personnel sur cette question serait que nous serions extrêmement prudents, que la question du bien-être des agents territoriaux et de l’union des quartiers serait une préoccupation principale, que la culture et l’éducation seraient des priorités. Surtout, nous essaierions de stimuler de toutes les façons possibles l’engagement de la population, sa réflexion, son contrôle, et bien au-delà de structures de « démocratie locale » totalement étriquées aujourd’hui.
Mais de tout cela, nous aurons peut-être l’occasion de reparler dans les mois qui viennent si les mobilisations et les luttes des travailleurs nécessaires nous en laissent le temps. DM

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