lundi 26 mai 2025

Argenteuil, se déplacer, une question centrale véritablement jamais débattue. Une préoccupation municipale à géométrie variable.

 

Chacun devrait pouvoir se déplacer sans difficulté

 

 Ils sont où les cyclistes ?

Le propre d’un individu est sa mobilité. À l’extérieur, son utilité est multiple : rejoindre des services, se rendre au travail, les loisirs… La marche, les transports en commun, et les deux cycles sont utilisés. Bien évidemment, et nous parlons d’un pays riche tel que le nôtre, il y a une hiérarchie sociale que l’on retrouve à l’échelle des transports intra-Argenteuil et aux échelles plus larges des mobilités au niveau de la région parisienne, entre banlieue et le centre parisien, et au niveau inter-banlieues.

         Nous laisserons de côté la marche qui devrait pour la santé concerner chaque jour tout le monde. Nous avons déjà largement évoqué la question des trottoirs. Mais dans une grande ville comme la nôtre où les périphéries sont très éloignées du centre, pour l’essentiel, les transports en commun et la voiture jouent le premier rôle.

         Aujourd’hui, ces transports en commun sont principalement dans la Ville le « privilège » des catégories les plus populaires de la population, en particulier pour joindre les services et le travail. La voiture est, toute chose étant égale,  largement utilisée par des catégories plus aisées. Le vélo est –il suffit d’observer-  utilisé par une très petite minorité, en tout cas pour aller au travail, et par une minorité plus importante pour le loisir, mais de façon minoritaire tout de même.

         Mon propos est d’aborder la question du traitement des mobilités par la municipalité qui, rappelons-le, ne peut certes pas tout mais peut tout de même beaucoup.

         Les transports en commun ne lui disent pas grand-chose, même si elle proteste de temps en temps sur sa situation calamiteuse. Elle voudrait nous faire rêver avec le bus en site propre. Quant au T11, elle l’a découvert dernièrement.     

         Le ton qu’elle emploie régulièrement à propos de la voiture indique que ce n’est pas de ce côté-là que va son cœur. Les difficultés s’y additionnent. Il reste donc… le vélo.

         Oui, la municipalité s’est découvert une passion pour la petite reine qui concerne pourtant qu’une minorité de pratiquants, et même si les réalisations relèvent davantage du symbolique que d’avancées véritables. C’est que cette dame a une très belle image. Même si la fraction de la population qui supporte la municipalité -ou qui la supportait- ne pratique pas le vélocipède, elle aime bien l’idée du vélo.

         Alors tout cela n’est ni égal ni juste, et à défaut de pouvoir créer les conditions de mobilités correctes pour tous qui relèvent d’autres déterminants, la municipalité pourrait au moins travailler dans cette direction, et commencer à débattre du sujet. DM

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