Prendre l’air, respirer, faire un break
Un peu d’espace
Eh oui, il en a bien besoin. Une année active derrière nous. Une autre semblable, voire encore davantage nous espérons, cela signifierait que les combats avancent. Mais un petit temps de repos ne lui fera pas de mal. Reprise : le samedi 26 août au matin. Bien sûr, si des évènements de grande importance l’exigeait, il reprendrait ponctuellement son service. En attendant, chacun dispose de notre site à l’échelle du pays qui lui ne prend pas de vacances : lutte-ouvrière.org .
Chaque jour néanmoins, vous trouverez sur lo argenteuil un conseil de mes très bonnes lectures de ces deux dernières années.
Pour terminer, bonnes vacances à ceux qui filent vers l’ailleurs, courage et tranquillité aux autres qui restent at home. Et comme je le dis chaque jour sur Facebook, en le pensant vraiment, Salut et fraternité. Dominique
Les prochaines permanences prévues :
-Vendredi 25 août, de 17 h.15 à 18 heures 15.
-Vendredi 1er septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15.
Toutes les semaines sauf le numéro du 18 août, l’hebdomadaire Lutte ouvrière sera en vente au Presse-papier.
Les enfants endormis, d’Anthony Passeron, aux éditions Globe
Ce récit a obtenu le prix Wepler Fondation La Poste. Il le mérite, et peut-être est-ce là bien le minimum. C’est un roman simple, mais touchera de près de très nombreux lecteurs.
Simple comme la morsure qui abîme tous ceux que la drogue a massacré des proches voire eux-mêmes à un moment où à un autre de leur vie. Et l’une des plus effroyables addictions qui soit, l’héroïne.
Car il s’agit en l’occurrence de vieux adolescents ordinaires dans un espace entre Nice et l’arrière-pays niçois, milieu de commerçant ou de petits entrepreneurs. Et l’enchaînement, la pente, la chute.
Et nous ne sommes pas à n’importe quel moment que la vie bascule dans l’addiction. Nous sommes dans la décennie 1980, où un effroyable virus va remplir les cimetières, le Sida.
Voilà le cœur du livre, et il en faut du cœur pour poursuivre.
Un roman qui raconte le drame, la famille écrasée à jamais, mais aussi celui de ces enfants portant la maladie dans leur plus pure innocence.
Un roman entrecoupé d’éléments racontant comment des scientifiques, mois après mois, vont progresser dans l’identification de la maladie nouvelle, dans le collectif mais aussi dans la concurrence, car quand il s’agit de santé publique, les trusts pharmaceutiques ne sont pas loin.
Au final, ce n’est pas un récit gris. L’auteur raconte, c’est tout. Et l’on partage -certes de loin, le temps d’une lecture- la peine née de tout ce gâchis. À lire donc, pour réfléchir et pour nous donner des armes pour lutter contre toutes les addictions et aller vers les temps de la conscience et de la vraie liberté.

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