lundi 19 avril 2021

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky (27.). La Commune, devenue symbole de la lutte des classes entre le prolétariat et la bourgeoisie. La Semaine sanglante

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder le 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Le texte de cet exposé intitulé « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposerons jour après jour en « feuilleton » le présent blog « lo argenteuil »

La Commune, devenue symbole de la lutte des classes entre le prolétariat et la bourgeoisie

La Semaine sanglante

En tout et pour tout, la Commune aura duré 72 jours, fauchée en plein vol. Après des semaines de bombardements et de combats, les versaillais réussissent à entrer dans Paris. Au cours de la Semaine sanglante, du 21 au 26 mai 1871, ils fusillent à tour de bras et sans autre forme de procès tous les Parisiens pris les armes à la main, soupçonnés d’avoir participé aux barricades ou simplement jugés sur leur allure, leur hostilité affichée envers les soldats, leur mine et leurs vêtements de pauvres. Ils tirent des obus incendiaires sur les quartiers ouvriers, provoquant les premiers incendies de la ville, qu’ils accuseront ensuite les communards d’avoir brûlée parce que, dans leur retraite désespérée, ceux-ci mettent aussi le feu à des bâtiments.

Il faudra pourtant cinq jours entiers pour conquérir toutes les barricades qui se dressent devant les soldats. Ils transforment alors le Père-Lachaise, Montmartre, le jardin du Luxembourg et d’autres endroits encore en lieux d’exécution. Nuit et jour. Ils n’épargnent ni les femmes ni les enfants. Bien des témoignages ont immortalisé certaines scènes, comme celle où ce jeune garçon de 15 ans pris sur une barricade, qui revient se placer de lui-même devant un peloton d’exécution alors qu’il pourrait fuir. Toute la rage de la bourgeoisie est contenue aussi dans l’assassinat de Varlin: reconnu dans la rue, traîné à Montmartre, conspué et battu sur le chemin par les bourgeoises et les bourgeois, défiguré et à lagonie, il est fusillé sur une chaise.

En quelques jours, les jardins, les cimetières, sont envahis de cadavres entassés les uns sur les autres. Le massacre ne cesse que par crainte du choléra qui menace de se répandre.

De nos jours, les historiens se disputent encore pour savoir combien de milliers de communards ont vraiment été tués. Les généraux de l’armée versaillaise, eux, parlent alors de 17000 fusillés. Et la répression nest pas finie. Après la Semaine sanglante, on arrête 40000 rescapés du massacre. Environ 10000 dentre eux sont condamnés par des conseils de guerre et 4000 déportés dans les bagnes de Nouvelle-Calédonie. Plusieurs milliers de femmes et dhommes ayant réussi à échapper aux versaillais prennent la route de lexil.

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 (Demain, La Commune : La Commune, devenue symbole de la lutte des classes entre le prolétariat et la bourgeoisie. La haine de classe de la bourgeoisie)

Le texte de cet exposé du Cercle Léon Trotsky « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » vient de paraître en brochure. 2 euros. Nous pouvons vous la transmettre. DM

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