dimanche 27 décembre 2020

Argenteuil, violence dangereuse des quartiers laborieux

 

Un aspect majeur de la pourriture du capitalisme

 

                                                                  Novembre 2020

J’ai promis à Lionel de revenir sur la question de la violence qui touche nos villes populaires, à Argenteuil comme bien d’autres. Je vais le faire modestement dans une série de courtes brèves.

         Les deux derniers évènements majeurs sur ce sujet datent pour l’un d’il y a deux mois avec la période d’incidents au Val d’Argenteuil opposant des groupes de jeunes à la police, le second avec les incidents qui ont opposé dans le centre, des groupes de jeunes de quartiers différents qui se sont affrontés dernièrement. Et chacun, à un autre niveau, plus individuel, pourrait donner des exemples de violences particulières, de tensions, de ce qu’il est convenu d’appeler d’« incivilités », et des rapports entre habitants de plus en plus difficiles.

         Nous ne disposons pas des chiffres pour mesurer l’évolution des actes de violence de différentes natures à Argenteuil, mais il y a toutes les raisons de penser qu’à un moment où la crise globale de la société augmente, il en va localement de même pour ces actes.

         Ces actes touchent principalement les quartiers les plus populaires où ils compliquent une vie déjà pas facile. Mais, dans une ville où les quartiers populaires se juxtaposent à d’autres qui le sont moins, ils finissent par concerner tous les habitants.

         L’aggravation actuelle de la violence, sous ses formes dures mais aussi sous toutes celles au quotidien qui rendent les rapports sociaux plus tendus, est le fruit du pourrissement de la société. C’est ce que je voudrais expliquer dans cette série de courtes brèves.

         À l’échelle du monde, le capitalisme conduit l’humanité dans une impasse. Sa crise est majeure. Il accélère la décomposition de la société, d’autant plus que la force qui pourrait le  renverser, celle des prolétaires, a bien du mal à lui opposer sa force et ses perspectives, en tout cas pour l'instant, non seulement pour mettre un terme à la domination du Capital mais pour réduire un tant soit peu les effets délétère de la violence sociale à leur encontre.

         Les communistes révolutionnaires considèrent que le capitalisme non seulement génère l’augmentation de cette violence mais n’a nullement l’intention de se donner les moyens pour y mettre un terme.

         Tant que cela n’empêche pas la bourgeoisie de faire tranquillement ses affaires et de dormir tranquille, cela ne la concerne pas. Que les travailleurs souffrent de celle-ci, ce n’est pas son affaire, comme du reste, l’ensemble des problèmes des opprimés.

         Elle se protège dans ses propriétés et ses villes, ses quartiers bien protégés par ses clôtures, ses systèmes de vidéo-surveillance, et ses gardiens.

         Ce qui vaut pour la bourgeoisie vaut pour ses serviteurs. Leur politique ne visera jamais à la réduire. Quant à leurs effets de manche sur la question, démagogiques en conséquence, ils ne visent qu’à obtenir les suffrages du « bon peuple » qui subit la violence des rapports sociaux dans les quartiers, ou qui frissonne à l’évocation du sujet, lorsqu’elle ne la subit pas directement. À suivre, demain : Argenteuil, quartiers populaires 1970-2020 DM

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