samedi 3 octobre 2020

RATP, aux bus, à Nanterre : quand la répression rejoint l’absurde

 

Dépôt de Nanterre : une sanction qui ne passe pas

 


Mercredi 23 septembre, un débrayage a eu lieu avec succès au dépôt de bus de Nanterre, pour soutenir un collègue, militant syndical, qui passait en conseil de discipline. C’est sous un prétexte complètement délirant que la direction s’en prend à lui.

Ainsi ce travailleur est accusé d’avoir montré comment démarrer des bus à des travailleurs d’entreprises sous-traitantes, chargés du nettoyage et de la désinfection. C’est en fait encore un militant syndical de plus que la direction veut sanctionner. À l’heure où des mauvais coups se préparent contre les travailleurs de la RATP, la direction cherche à instaurer un climat de peur en s’en prenant aux militants les plus actifs.

Mais, dès la convocation connue, plusieurs dizaines de conducteurs ont décidé de se mettre en grève le jour de l’entretien. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’un rassemblement de soutien soit aussi organisé pour ce même jour. Le réseau de travailleurs d’autres dépôts, du métro, des enseignants, des étudiants qui se retrouvaient régulièrement pendant la grève et qui avaient tissé des contacts a ainsi été réactivé. Tous sont contents d’avoir montré leur réaction à la direction et bien décidés à ne pas laisser faire.

                                             Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2722)

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