Sauver l’emploi ? Non, les profits
des patrons. Exemple-type.
Face à la crise économique
accélérée par l’épidémie, le ministre Bruno Lemaire a annoncé une aide directe
de l’État, de 31 millions d’euros, au groupe Arc. Le ministre de l’économie se
cache derrière les milliers d’emplois qui risqueraient de disparaître si cette
aide directe n’était pas versée aux actionnaires de ce groupe mondial. Cette
nouvelle aide de l’État ne devrait être qu’un début puisque l’agglomération de
Saint-Omer (Capso) a annoncé dès le début de la crise qu’elle ferait elle aussi
un geste, tout comme la région Hauts-de-France.
Mais
pour les travailleurs, pas de quoi être rassurés par cette annonce. L’an
dernier, lors du dernier « plan d’aide » de l’État de plusieurs
dizaines de millions d’euros, les patrons d’Arc annonçaient en même temps un
plan de suppression de 700 postes.
Cela
fait des années que les patrons de ce groupe mondial serinent la même vieille
rengaine de l’entreprise qui va mal. Mais depuis toutes ces années,
l’entreprise est toujours « leader mondial des arts de la table ».
Les
propriétaires du groupe Arc continuent de s’enrichir sur l’exploitation des
travailleurs qui ne cesse de s’aggraver et grâce à l’argent public qui leur est
versé depuis des années. Difficile d’en faire le total, mais en quelques
années, c’est plusieurs centaines de millions d’euros que le groupe a perçu
grâce aux aides publiques.
Si, aujourd’hui, les hôpitaux
manquent cruellement de moyens pour pour faire face efficacement à l’épidémie
de covid-19, c’est parce que les grandes entreprises capitalistes, comme Arc, vivent
sous perfusion massive d’argent public depuis des dizaines années.

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