lundi 4 décembre 2017

Argenteuil, Education, face à une politique sans moyens, il faut justement des moyens !


Une question de faisabilité en trouvant... les moyens !

 
Ecole de La Croix-Duny

Suite à notre article sur la classe de 32 élèves à l’école de la Croix-Duny, nous avons reçu le commentaire suivant d’un « inconnu » : « Dénoncer c'est bien mais proposer c'est mieux ! c'est bien grâce au gouvernement et à la municipalité qui a joué le jeu que 3 écoles en REP+ possèdent des classes de CP à 12.
Si on veut étendre la mesure aux REP CP et CE1 c'est plus de 100 classes à créer juste en primaire pour la rentrée prochaine tout à fait impossible et ce n'est pas une question de moyens mais une question de faisabilité. »
         Nous n’avons eu depuis six mois guère de commentaires de la municipalité sur cette question. Il est vrai que l’on ne peut pas à la fois avoir de fait soutenu Macron au printemps dernier et dénoncer une politique qui n’indique pas les moyens de l’appliquer et laisse aux maires le soin de se débrouiller.
         En tout cas, il n’y a aucune raison d’accepter la situation d’écoles et de classes surchargées. Cette surcharge dans des quartiers populaires est catastrophique.
         Quand il s’est agi non loin de cette école Croix-Duny d’aider l’installation d’une école, confessionnelle derrière les apparences, hors contrat de surcroît, il n’y a pas eu de difficulté de « faisabilité » qui tienne.
         C’est bien sûr à l’Etat d’abonder les moyens nécessaires. Mais en attendant, la municipalité doit trouver les solutions, et si c’est mission impossible, elle peut toujours démissionner.



Un autre lecteur vient d’ajouter : « Le dispositif "classes de CP en REP+ à 12 élèves" a été fait à moyens constants, ce qui est du jargon pour dire que des profs ajoutés pour ces classes dédoublées avaient déjà une activité ailleurs, en général le dispositif appelé "plus de maitres que de classes", qui permettait d'avoir un 2è prof dans pas mal de classes. C'était (et c'est toujours) un défi coté locaux, mais pour le nombre de profs, il n'y a pas eu les recrutements nécessaires. Parce que ce gouvernement, comme les précédents, n'a pas l'intention de piocher dans les bénéfices des grandes entreprises pour améliorer ce service public qu'est l'éducation nationale. »

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