mercredi 12 août 2015

Maires des grandes et des petites communes, pas le même traitement


Elus, une sinécure pour certains, pas dans les petites communes

 
Dans une ville comme Argenteuil, les indemnités allouées aux élus de la majorité sont très importantes. Pour la plupart, elles ne représentent pas seulement un complément de salaire, mais un véritable salaire qu’envieraient bien des travailleurs.

         Elles sont d’autant plus discutables, que l’on n’en connaît pas officiellement le détail et que l’on ne voit pas très bien à quelles tâches effectuées et à quel temps de travail elles correspondent.

         Tout cela relève de l’opacité qui entoure les affaires municipales, à l’image du fonctionnement de toute la société, où il n’est pas question de rendre des comptes à la population, et où le secret est loi.

         C’est justement ce qui distingue les élus des petites communes du pays. Ceux-ci sont sous le regard en continu de la population qui peut contrôler leur activité et leur engagement.

         Mais là, il n’est plus question de grasses indemnités. Un maire d’une petite commune doit se contenter autour de 600 euros d’indemnité mensuelle, pour une activité qui tiendrait la comparaison avec nombre de maires des grandes villes. Pour les maires de ces petites communes, c’est souvent une activité qui double leur temps de travail, avec l’aide seulement d’un secrétaire de mairie à mi-temps. Dans une grande ville comme Argenteuil, l’essentiel du travail de maire est effectué par une pléthore de hauts cadres et de membres d’un « cabinet » dont on recherche souvent l’utilité.
          Grandes et petites communes, deux mondes, mais surtout une inégalité de traitement.

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