Un gouvernement qui sert les patrons en
prenant aux plus modestes.
C'est
l’État qui est responsable de cette situation. Il vient de décider de réduire
la dotation aux municipalités, à Bezons comme ailleurs, alors qu'il a encore
augmenté les dépenses qu'elles doivent assumer. Les emplois et le service
public en pâtissent.
Et
pourquoi l’État a-t-il pris cette décision ?
Pour
obéir aux injonctions des actionnaires et des banquiers qui demandent toujours
plus.
Il leur
faut toujours plus d’aides, ce sont eux qui bénéficient en grande partie du
remboursement des emprunts…sans parler des baisses d’impôt.
Ce qui
revient à en faire supporter la facture à la population laborieuse avec plus de
chômage et des services publics moins bons.
Assez de
payer pour les riches.
Des suppressions d'emplois à la ville de
Bezons
Le
syndicat CGT des agents territoriaux de la ville de Bezons a adressé au Maire
une Lettre ouverte pour dénoncer la décision de supprimer des emplois. La ville
prévoit de ne pas remplacer les départs et de mettre fin à plusieurs CDD ou
d'en raccourcir la durée. Le syndicat dénonce les conséquences prévisibles de
la décision de réduire de 17% le prochain budget de fonctionnement. Le service
public risque de fonctionner moins bien et les agents devront subir une
dégradation de leurs conditions de travail.
Ils ne
veulent pas subir cette situation et ils ont bien raison.
« Groupe d’Etude
Ouvrière » à Argenteuil
Prochaine
réunion
Le jeudi 20 novembre
2014
A 20 heures 15
Un exposé de 30 à 40 mn suivi d’une
heure de débat
Espace Nelson Mandéla, 82 bd Gl
Leclerc
« Karl Marx, un théoricien du communisme,
un combattant »
-un covoiturage est organisé pour le retour-
Cette réunion est ouverte
à tous. Elle portera bien sûr sur les origines du mouvement communiste, et sur
le rôle de Karl Marx. Celui-ci comme penseur révolutionnaire et comme militant
de la construction d’organisations communistes eut un rôle fondateur
déterminant il y a moins de deux siècles.
Mais cette réunion peut être aussi l’occasion d’échanges
fraternels avec d’autres militants, du PCF en particulier, aujourd’hui
désorientés non seulement par les difficultés de la situation mais par la
politique de leurs dirigeants.
PCF : la « force tranquille » et « l’union de la gauche » comme
seule perspective
Après avoir fustigé la politique
de Hollande et de Valls, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent s’est dit
prêt à engager le combat pour « gagner des batailles »... électorales dans
l’union avec « tous les socialistes, écologistes, républicains » « convaincus
de l’impasse actuelle ».
Loin
d’ouvrir une « perspective gagnante » -en tout cas pour la population
laborieuse- les dirigeants du PCF reprennent une politique qui a désarmé les
travailleurs et l’a réduit à n’être qu’un timide supplétif du PS.
Pour
imposer un recul aux exploiteurs et à ses valets politiques, il faudra une
contre-offensive d’ensemble du monde du travail, et pas des frondes
parlementaires de pacotille.
Girouettes tournant au gré de leur propre vent
Un lecteur perspicace, averti et curieux
a retrouvé la prise de position suivante de l’Union des Maires du Val d’Oise.
Elle avait été adoptée à l’unanimité par une association qui est dirigée par
les amis politiques de Messieurs Mothron, Métézeau, et Péricat. Alors, c’est
vrai, cette motion date de … septembre 2013, c’est-à-dire avant les élections
municipales, et que les girouettes sur les églises se dirigent au gré du vent.
Mais tout de même… En tout cas nous
portons ce texte à la connaissance des habitants inquiets de la perspective de
la liquidation de la CAAB et des grandes manœuvres politiciennes en cours.
« Les
élus de l'Union des Maires du Val d'Oise ont adopté à l'unanimité une motion
contre la Métropole de Paris lors de leur dernier conseil d’administration.
Réunis
la semaine dernière au Conseil général du Val d'Oise, les élus du conseil
d'administration de l'Union des Maires du Val d'Oise ont voté à l'unanimité une
motion contre la Métropole de Paris. Malgré leurs différentes couleurs
politiques, les représentants ont les mêmes inquiétudes. Ainsi, selon eux, « la
règle qui obligerait les Communautés d’Agglomération à dépasser le seuil de 200
000 habitants remettrait en cause le schéma départemental de coopération
intercommunale (SDCI) et éloignerait encore plus le citoyen des centres de
décision ». Une mesure d'autant plus symbolique que Val d’Oise a été le premier
département en France à adopter son schéma à l’unanimité.
Autre
point noir, l’obligation de remettre en cause la carte intercommunale au
lendemain des élections municipales qui serait pour les maires « un terrible
déni de démocratie ». Et d'ajouter : « L’aboutissement des contrats de
développement territorial des pôles de Roissy et du Bourget serait rendu
difficile par la disproportion de taille de la métropole du Grand Paris et des
communes limitrophes du Val d’Oise, notamment Roissy et Bonneuil-en-France ».
En fin, les élus craignent les conséquences économiques que peut engendrer la
création d'une super intercommunalité : « La création d’une intercommunalité de
6 millions d’habitants exercera naturellement une pression sur l’enveloppe financière
globale de la DGF (déjà en réduction sur 2014 et 2015) dévolue à toutes nos
communes et intercommunalités ». »
Vrais billets pour Mestrallet et faux c… du gouvernement !
Selon l’AFP, le ministre de
l'Economie, Emmanuel Macron, a confirmé en marge d'un déplacement en Algérie
que la "retraite chapeau" du PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet était
"acquise", rappelant toutefois que le gouvernement "désapprouve
ce type de rémunération".
Gaz, électricité : augmentations
scandaleuses
Les tarifs du gaz et de
l'électricité vont augmenter le 1er novembre. Pour le gaz, ce sera 2,31 % de
plus, alors que le 1er octobre il avait déjà subi une hausse de 3,9 %.
Le gouvernement avait expliqué
que dorénavant il y aurait une autre formule de calcul des prix, pas uniquement
indexés sur les cours du pétrole, mais aussi sur les prix de gros du gaz
naturel. Or les cours du pétrole baissent de peu, mais ils baissent tout de
même. Quant aux prix de gros sur le marché dit spot, ils baissent également.
Par quelque bout qu'on prenne cette question, le prix du gaz devrait baisser.
Quant à
l'électricité une hausse de 2,5 % est prévue, que le gouvernement doit
confirmer. Là aussi on nous explique qu'EDF doit récupérer ses coûts de
production. Soit, mais il semble bien qu'EDF les récupère et largement
puisqu'elle fait de coquets bénéfices : 3 milliards d'euros en 2011, 3,3
milliards en 2012, 3,6 milliards en 2013 et encore 3,1 milliards rien que pour
le 1er semestre 2014. Cela crève les plafonds !
Il n'y a
donc aucune raison d'augmenter les prix, si ce n'est qu'à la veille de l'hiver,
EDF tout comme GDF Suez veulent s'en mettre plein les coffres.
André
Victor
(Lutte Ouvrière N°2413 du 31 octobre dernier)
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