mercredi 12 novembre 2014

Bezons comme Argenteuil, Agenda militant, PCF, Métropole du Grand Paris et girouettes, Mestrallet et gazoduc sonnant et trébuchant



Un gouvernement qui sert les patrons en prenant aux plus modestes.

C'est l’État qui est responsable de cette situation. Il vient de décider de réduire la dotation aux municipalités, à Bezons comme ailleurs, alors qu'il a encore augmenté les dépenses qu'elles doivent assumer. Les emplois et le service public en pâtissent.
Et pourquoi l’État a-t-il pris cette décision ?
Pour obéir aux injonctions des actionnaires et des banquiers qui demandent toujours plus.
Il leur faut toujours plus d’aides, ce sont eux qui bénéficient en grande partie du remboursement des emprunts…sans parler des baisses d’impôt.
Ce qui revient à en faire supporter la facture à la population laborieuse avec plus de chômage et des services publics moins bons.
Assez de payer pour les riches.


Des suppressions d'emplois à la ville de Bezons

Le syndicat CGT des agents territoriaux de la ville de Bezons a adressé au Maire une Lettre ouverte pour dénoncer la décision de supprimer des emplois. La ville prévoit de ne pas remplacer les départs et de mettre fin à plusieurs CDD ou d'en raccourcir la durée. Le syndicat dénonce les conséquences prévisibles de la décision de réduire de 17% le prochain budget de fonctionnement. Le service public risque de fonctionner moins bien et les agents devront subir une dégradation de leurs conditions de travail.
Ils ne veulent pas subir cette situation et ils ont bien raison.



« Groupe d’Etude Ouvrière » à Argenteuil
Prochaine réunion
Le jeudi 20 novembre 2014
A 20 heures 15
Un exposé de 30 à 40 mn suivi d’une heure de débat
Espace Nelson Mandéla, 82 bd Gl Leclerc
« Karl Marx, un théoricien du communisme, un combattant »
                                                 -un covoiturage est organisé pour le retour-

Cette réunion est ouverte à tous. Elle portera bien sûr sur les origines du mouvement communiste, et sur le rôle de Karl Marx. Celui-ci comme penseur révolutionnaire et comme militant de la construction d’organisations communistes eut un rôle fondateur déterminant il y a moins de deux siècles.
         Mais cette réunion peut être aussi l’occasion d’échanges fraternels avec d’autres militants, du PCF en particulier, aujourd’hui désorientés non seulement par les difficultés de la situation mais par la politique de leurs dirigeants.

PCF : la « force tranquille » et « l’union de la gauche » comme seule perspective

Après avoir fustigé la politique de Hollande et de Valls, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent s’est dit prêt à engager le combat pour « gagner des batailles »... électorales dans l’union avec « tous les socialistes, écologistes, républicains » « convaincus de l’impasse actuelle ».
Loin d’ouvrir une « perspective gagnante » -en tout cas pour la population laborieuse- les dirigeants du PCF reprennent une politique qui a désarmé les travailleurs et l’a réduit à n’être qu’un timide supplétif du PS.
Pour imposer un recul aux exploiteurs et à ses valets politiques, il faudra une contre-offensive d’ensemble du monde du travail, et pas des frondes parlementaires de pacotille.



Girouettes tournant au gré de leur propre vent

Un lecteur perspicace, averti et curieux a retrouvé la prise de position suivante de l’Union des Maires du Val d’Oise. Elle avait été adoptée à l’unanimité par une association qui est dirigée par les amis politiques de Messieurs Mothron, Métézeau, et Péricat. Alors, c’est vrai, cette motion date de … septembre 2013, c’est-à-dire avant les élections municipales, et que les girouettes sur les églises se dirigent au gré du vent. Mais tout de même…   En tout cas nous portons ce texte à la connaissance des habitants inquiets de la perspective de la liquidation de la CAAB et des grandes manœuvres politiciennes en cours.

« Les élus de l'Union des Maires du Val d'Oise ont adopté à l'unanimité une motion contre la Métropole de Paris lors de leur dernier conseil d’administration.

Réunis la semaine dernière au Conseil général du Val d'Oise, les élus du conseil d'administration de l'Union des Maires du Val d'Oise ont voté à l'unanimité une motion contre la Métropole de Paris. Malgré leurs différentes couleurs politiques, les représentants ont les mêmes inquiétudes. Ainsi, selon eux, « la règle qui obligerait les Communautés d’Agglomération à dépasser le seuil de 200 000 habitants remettrait en cause le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) et éloignerait encore plus le citoyen des centres de décision ». Une mesure d'autant plus symbolique que Val d’Oise a été le premier département en France à adopter son schéma à l’unanimité.

Autre point noir, l’obligation de remettre en cause la carte intercommunale au lendemain des élections municipales qui serait pour les maires « un terrible déni de démocratie ». Et d'ajouter : « L’aboutissement des contrats de développement territorial des pôles de Roissy et du Bourget serait rendu difficile par la disproportion de taille de la métropole du Grand Paris et des communes limitrophes du Val d’Oise, notamment Roissy et Bonneuil-en-France ». En fin, les élus craignent les conséquences économiques que peut engendrer la création d'une super intercommunalité : « La création d’une intercommunalité de 6 millions d’habitants exercera naturellement une pression sur l’enveloppe financière globale de la DGF (déjà en réduction sur 2014 et 2015) dévolue à toutes nos communes et intercommunalités ». »



Vrais billets pour Mestrallet et faux c… du gouvernement !

Selon l’AFP, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a confirmé en marge d'un déplacement en Algérie que la "retraite chapeau" du PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet était "acquise", rappelant toutefois que le gouvernement "désapprouve ce type de rémunération".
        

Gaz, électricité : augmentations scandaleuses

Les tarifs du gaz et de l'électricité vont augmenter le 1er novembre. Pour le gaz, ce sera 2,31 % de plus, alors que le 1er octobre il avait déjà subi une hausse de 3,9 %.

Le gouvernement avait expliqué que dorénavant il y aurait une autre formule de calcul des prix, pas uniquement indexés sur les cours du pétrole, mais aussi sur les prix de gros du gaz naturel. Or les cours du pétrole baissent de peu, mais ils baissent tout de même. Quant aux prix de gros sur le marché dit spot, ils baissent également. Par quelque bout qu'on prenne cette question, le prix du gaz devrait baisser.
Quant à l'électricité une hausse de 2,5 % est prévue, que le gouvernement doit confirmer. Là aussi on nous explique qu'EDF doit récupérer ses coûts de production. Soit, mais il semble bien qu'EDF les récupère et largement puisqu'elle fait de coquets bénéfices : 3 milliards d'euros en 2011, 3,3 milliards en 2012, 3,6 milliards en 2013 et encore 3,1 milliards rien que pour le 1er semestre 2014. Cela crève les plafonds !
Il n'y a donc aucune raison d'augmenter les prix, si ce n'est qu'à la veille de l'hiver, EDF tout comme GDF Suez veulent s'en mettre plein les coffres.
André Victor
(Lutte Ouvrière N°2413 du 31 octobre dernier)

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