lundi 6 octobre 2014

Atos : nouvelles des grandes manoeuvres et autre monopoly



Une question orale de Lutte Ouvrière lors du dernier conseil municipal de Bezons suite au rachat de Bull par Atos :

L’entreprise ATOS qui emploie plus de 4000 personnes sur le site qu’elle possède à Bezons, en bord de Seine, vient de racheter pour plus de 600 millions d’Euros, l’entreprise Bull. C’est cela que les capitalistes appellent un « investissement ». En fait, ATOS achète une entité qui existe depuis plus longtemps qu’elle…mais ne créé rien de nouveau. C’est peut-être un joli coup dans le Monopoly géant auquel jouent les actionnaires mais il existe bien des raisons de s’inquiéter pour l’emploi. J’imagine bien que le PDG d’ATOS n’a pas demandé l’avis du maire de Bezons pour effectuer une telle transaction, mais la municipalité a-t-elle plus d’informations sur l’avenir de l’emploi sur le site ?

Le maire a répondu avoir été averti par les services de la surveillance du territoire, de la possibilité d'une manifestation de salariés d'ATOS qui s'opposeraient à une autre restructuration : la vente d'un service d'ATOS à Manpower.

Sur ce dernier point, on nous communique :

Atos vends son activité support à Manpower : 900 salariés sur le départ !
2 Octobre 2014 , Rédigé par cgtbezons
L'annonce a été faite par Mr Jean- Michel ESTRADE, DRH France : le groupe MANPOWER a effectué une « manifestation d’intérêt » auprès d’Atos dans le but de racheter son activité WSDS via sa filiale PROSERVIA.
Plus de 900 salariés Atos Infogérance et A2B sont concernés, essentiellement des collègues dont le coeur de métier est le support sur site ou le helpdesk.
Depuis plusieurs années, la CGT dénonce le manque d’investissement de la direction pour cette population de salariés « sensibles ».
Nous avons aussi à plusieurs reprises dénoncé le manque de dynamisme commercial dans ce secteur, la carence de formations proposées, l’augmentation des sanctions disciplinaires, ainsi que le nombre de départs dits « à l’amiable ».
En 2010, Atos et Manpower avaient déjà négocié la vente de cette activité, le projet avait capoté.
Tous ces points sont des signes que la direction préparait son coup depuis longtemps. Cette même direction qui continue encore aujourd’hui de répéter que cette activité est peu rentable…
Quant à l’avenir, nous ne pouvons que nous montrer prudents. Nos dirigeants vont nous vendre du rêve; mais sur le plan social, PROSERVIA n’a pas une bonne réputation, c’est peu dire !
Une fois encore, la direction du groupe tout à la recherche de la maximisation des profits et de sa rémunération, oublie que pour rester sur une activité, il faut aussi investir. Cette direction préfère jouer au meccano, acheter et vendre des activités.

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