Une question orale de Lutte
Ouvrière lors du dernier conseil municipal de Bezons suite au rachat de Bull
par Atos :
L’entreprise
ATOS qui emploie plus de 4000 personnes sur le site qu’elle possède à Bezons,
en bord de Seine, vient de racheter pour plus de 600 millions d’Euros,
l’entreprise Bull. C’est cela que les capitalistes appellent un «
investissement ». En fait, ATOS achète une entité qui existe depuis plus
longtemps qu’elle…mais ne créé rien de nouveau. C’est peut-être un joli coup
dans le Monopoly géant auquel jouent les actionnaires mais il existe bien des
raisons de s’inquiéter pour l’emploi. J’imagine bien que le PDG d’ATOS n’a pas
demandé l’avis du maire de Bezons pour effectuer une telle transaction, mais la
municipalité a-t-elle plus d’informations sur l’avenir de l’emploi sur le site
?
Le maire a répondu avoir été
averti par les services de la surveillance du territoire, de la possibilité
d'une manifestation de salariés d'ATOS qui s'opposeraient à une autre restructuration
: la vente d'un service d'ATOS à Manpower.
Sur ce dernier point, on nous
communique :
Atos
vends son activité support à Manpower : 900 salariés sur le départ !
2 Octobre 2014 , Rédigé par
cgtbezons
L'annonce a été faite par Mr
Jean- Michel ESTRADE, DRH France : le groupe MANPOWER a effectué une «
manifestation d’intérêt » auprès d’Atos dans le but de racheter son activité
WSDS via sa filiale PROSERVIA.
Plus de
900 salariés Atos Infogérance et A2B sont concernés, essentiellement des
collègues dont le coeur de métier est le support sur site ou le helpdesk.
Depuis
plusieurs années, la CGT dénonce le manque d’investissement de la direction
pour cette population de salariés « sensibles ».
Nous
avons aussi à plusieurs reprises dénoncé le manque de dynamisme commercial dans
ce secteur, la carence de formations proposées, l’augmentation des sanctions
disciplinaires, ainsi que le nombre de départs dits « à l’amiable ».
En
2010, Atos et Manpower avaient déjà négocié la vente de cette activité, le
projet avait capoté.
Tous
ces points sont des signes que la direction préparait son coup depuis
longtemps. Cette même direction qui continue encore aujourd’hui de répéter que
cette activité est peu rentable…
Quant à
l’avenir, nous ne pouvons que nous montrer prudents. Nos dirigeants vont nous
vendre du rêve; mais sur le plan social, PROSERVIA n’a pas une bonne réputation,
c’est peu dire !
Une
fois encore, la direction du groupe tout à la recherche de la maximisation des
profits et de sa rémunération, oublie que pour rester sur une activité, il faut
aussi investir. Cette direction préfère jouer au meccano, acheter et vendre des
activités.
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