jeudi 6 août 2026

La dette, la dette, ce n'est pas la dette des travailleurs !

 

Leur campagne s’accélère pour nous mettre en condition.

 

 


Au premier semestre, le déficit de l’État s’est aggravé de 106,8 milliards d’euros, soit une hausse de 6,4 % par rapport au premier semestre de l’année dernière. Sa dette, l’État la creuse en subventionnant à fonds perdus le grand patronat et en dépensant sans compter pour l’armement. 

Ce déficit sert de prétexte au gouvernement comme à chaque fois, pour imposer de nouveaux sacrifices aux classes populaires, en particulier en faisant des économies sur les services publics utiles à la population. Les travailleurs devront s’y opposer !

Ceuta : les mensonges des politiciens

 Ceuta : les mensonges des politiciens

La situation à Ceuta a donné lieu à une instrumentalisation éhontée de la part des dirigeants de la droite et de l’extrême droite, à l’image de ce que font des gouvernants européens.

Publié le 05/08/2026

Le président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, a appelé à suspendre l’Espagne de l’espace Schengen. Emmanuel Macron et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, eux, ont annoncé fièrement un renforcement des contrôles à la frontière avec l’Espagne. Tous savent pourtant très bien qu’aucun des jeunes Marocains entrés à Ceuta pour en être refoulés presque aussitôt par les autorités espagnoles, n’avait la moindre chance d’atteindre la péninsule espagnole et encore moins la France ou l’Italie.

Les politiciens le savent, mais lorsqu’il s’agit de faire diversion pour détourner les travailleurs de leurs véritables ennemis, tous les moyens sont bons, et la concurrence est rude. Bruno Retailleau et le Rassemblement national s’accordent pour dénoncer les régularisations décidées par le gouvernement espagnol au printemps dernier, en prétendant que sans elles, les personnes tentant de venir en Europe ne le feraient pas. C’est évidemment un mensonge, car aussi bien en Europe qu’aux États-Unis par exemple, des millions de travailleurs sont déjà condamnés à vivre en situation irrégulière mais tentent tout de même de rester afin de subvenir aux besoins de leur famille ou de leur village. Peu importe également à ces démagogues que ces fameuses régularisations aient concerné essentiellement des travailleurs qui vivaient, travaillaient et payaient leurs impôts en Espagne depuis des années et qu’elles aient cessé à la fin du mois de juin.

Le Rassemblement national y va de sa surenchère en réclamant que la liberté de circulation dans l’espace Schengen soit réservée aux seuls ressortissants européens, et ne bénéficie pas aux personnes disposant d’un titre de séjour. En réalité, les étrangers, même en situation régulière, n’ont déjà pas les mêmes droits que les ressortissants européens en la matière : il n’est par exemple pas possible de travailler en Allemagne simplement avec un titre de séjour délivré par l’État français, ou inversement.

Il n’y a en fin de compte pas une once de vérité dans cette propagande xénophobe, mais ce n’était de toute façon pas son problème.

                                                        Malik Rieux (Lutte ouvrière n°3027)

Cuba : la population étranglée par l'impérialisme

 

Les diktats de l’impérialisme

 

 

Cuba a de nouveau subi une coupure générale d’électricité sur toute l’île par faute d’approvisionnement en pétrole. L’État américain impose un embargo quasi-total sur le pétrole. Cuba n’a reçu la cargaison que d’un seul pétrolier russe en mars dernier.

La situation est de plus en plus catastrophique pour l’économie et la population : transports à l’arrêt, hôpitaux obligés d’annuler des opérations, secteur du tourisme totalement sinistré.

Après le Venezuela, l’impérialisme américain veut mettre à genoux le régime cubain. Il n’a jamais supporté de perdre le contrôle sur cette île et qu’un régime puisse remettre en cause sa domination.

Maroc : les raisons du désespoir

 Maroc : les raisons du désespoir

Jeudi 30 juillet, des dizaines de milliers de jeunes ont tenté de rejoindre à la nage l’enclave espagnole de Ceuta en espérant entrer dans l’Union européenne.

Publié le 05/08/2026

La plupart de ces jeunes dépeignent le sentiment d’impasse qui les a motivés.

Des commentateurs ont voulu y voir l’effet des rumeurs et un effet d’entraînement contagieux sur les réseaux sociaux. Certains de ces jeunes ont même déclaré ensuite ne pas savoir pourquoi ils étaient partis. Une expression anglaise parlante, NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), désigne la jeunesse laissée pour compte au Maroc – 3 millions de jeunes entre 15 et 29 ans ! De plus, même parmi ceux qui ont une bonne formation, voire un travail, beaucoup ne s’en sortent pas. Ainsi, une jeune footballeuse tétouanaise de 20 ans, qui travaillait dans les cimetières pour aider sa famille, s’est noyée en nageant vers Ceuta. Certains restaurants ou bars de la région se sont vidés de leurs employés, partis, en tenue, dans l’espoir d’avoir une vie meilleure. Un maître-nageur venu avec ses amis de plus loin, des quartiers populaires de Casablanca, espérait gagner en Europe de quoi soigner ses parents. Encore caché dans l’enclave après le refoulement de la grande majorité, un commercial dit avoir abandonné sa place pas si mal payée pour le Maroc, 8 000 dirhams mensuels, soit 745 euros, car il n’arrive pas à avoir son propre appartement. D’autres dénoncent le manque de justice ou de libertés individuelles.

Cette jeunesse est en partie la même qui a manifesté l’automne dernier pour dénoncer le manque de moyens dans les hôpitaux ou l’éducation et qui a subi la répression. Elle ne peut se résigner à la situation qu’elle vit.

                                                Frédéric Gesrol (Lutte ouvrière n°3027)

Argenteuil, information et réseaux sociaux, quand les habitants prennent la parole, c’est bon pour l’information et la réflexion de tous

 

Une volonté de pallier le défaut d’une information nécessaire

 


 

Affiche de Mai 68. Aujourd’hui, ce serait : « Libérons partout l’information et la réflexion de tous »

Sans des posts diffusés en particulier sur Facebook, les habitants d’Argenteuil et de la région n’auraient pas eu connaissance de l’incendie qui a détruit ces jours derniers une entreprise de traitement de déchets. Ces posts peuvent vite permettre de questionner en temps réel, et que des réponses circulent rapidement. À chacun d’en vérifier bien sûr la validité, de repréciser collectivement si nécessaire, mais ces posts sont essentiels.

         Tous, nous avons besoin de savoir ce qui se passe dans la ville, avec la prudence nécessaire requise. C’est la confrontation des informations qui permet de les rendre fiables. Une page comme Community Argenteuil que j’ai finalement découverte que récemment joue un rôle important. Pour notre part, le blog « lo argenteuil » s’est toujours préoccupé de faire circuler les informations dont nous disposions. Ce blog répertorié par google propose aujourd’hui plus de 5000 brèves rédigées depuis 2010 faciles à retrouver. Sans connaissance, pas de réflexion.

         Car justement vient ensuite le temps de la réflexion. Toujours à propos de cet incendie, des internautes ont tenté de réfléchir au problème. Confère les posts de Si Argenteuil était conté, de Michel Naro, de Rustem Ozcan, etc, sans oublier ce que j’ai pu écrire.

       Information et réflexion, deux éléments qui peuvent faire progresser la conscience de tous, mais aussi d’unir les habitants. Et cela, à condition que l’ambiance soit à la courtoisie et à la correction, des éléments qui arrondissent la confrontation de points de vue qui peuvent être très éloignés.DM

          Petit ajout : rien de nouveau sur la nature des fumées ?