jeudi 12 mars 2026

Argenteuil, élections municipales, journal de campagne : des conseillers municipaux « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs », quel rôle joueraient-ils ?

 

Seulement un appui, mais un appui d’importance

 


 

Avec un système de représentation proportionnelle intégrale, un score minoritaire de moins de 2% permettrait l’élection d’un conseiller municipal dans une commune comme Argenteuil qui en élit 55. Loin de là, selon le mode électoral actuel, il faut 5% de voix pour en obtenir un dans le cas où il n’y a qu’un seul tour. S’il y en a un second, ce seuil de 5% permet seulement d’intégrer une autre liste. Les obstacles pour élire des conseils municipaux « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » sont de fait très importants.

         Des conseillers municipaux se réclamant des travailleurs et de la population des classes populaires aideraient à l’activité d’information et d’organisation de la population. Ils seraient en position d’obtenir des informations supplémentaires. Pas toutes bien sûr, le manque de transparence étant également la réalité au niveau des notables qui animent dans les villes la vie municipale. Mais ce surcroît d’informations recueillies, ces conseillers révolutionnaires les diffuseraient auprès de la population.

         Ils interviendraient bien évidemment lors des conseils municipaux, qui sont certes bien étriqués. Ils y approuveraient tout ce qui irait dans l'intérêt des classes populaires et dénonceraient tout ce qui irait à leur encontre. Ils seraient aux côtés des travailleurs et de la population dans toutes les grèves et les mobilisations, de travailleurs, de locataires, de la jeunesse.

         Malgré les obstacles, cela dépend donc du monde du travail dans une ville où les classes populaires sont l’énorme majorité comme à Argenteuil d’élire des conseillers de leur classe. Obstacles auquel s’ajoute le fait, majeur, que les travailleurs étrangers n’ont pas le droit de vote, sauf s’ils sont originaires de l’Union européenne et inscrits sur des listes idoines à cet effet.

         Alors, votez et faites voter dimanche pour la liste «Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » conduite par Dominique MARIETTE et Valérie SUAREZ, pour permettre malgré les obstacles l’élection de représentants de notre camp. DM

mercredi 11 mars 2026

L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo : À bas la guerre impérialiste !

Un Cynisme impérialiste écœurant et sans limite

 

Tôt ou tard, ces dirigeants impérialistes seront renversés

 

Téhéran, juin 2025, après un bombardement des États-Unis et d'Israël en juin 2025

Trump s’est félicité d’une « victoire décisive » sur l’Iran et a promis la fin de la guerre pour « très bientôt ». Avec son cynisme coutumier, il a qualifié l’opération militaire et son déluge de feu de simple « excursion ».

         Ces propos calmeront peut-être temporairement la fièvre spéculative sur les hydrocarbures, mais le calvaire des Iraniens et des Libanais, morts par centaines sous les bombes, continue. C’est une guerre sans fin à laquelle le Moyen-Orient et le monde sont promis tant que cette classe dirigeante aussi avide qu’irresponsable ne sera pas renversée.

Personnes « sans domicile » : une société indigne

 

À Montpellier, un hommage à tous les morts de la rue

 

 

Samedi à 14h avait lieu sur la place de la Comédie un hommage aux morts de la rue organisé par le Collectif citoyen contre le sans-abrisme. Allongés sur des couvertures de survie et sur un fond sonore rythmé par le glas, des bénévoles tenaient des pancartes avec le nom, la date et les circonstances du décès de ces personnes mortes dans la rue ces dernières années à Montpellier. La mise en scène rappelait que derrière les statistiques, il y a des drames personnels.

         34 personnes sont mortes dans la rue en 2025 à Montpellier, de froid ou à cause de problèmes de santé, souvent dans la discrétion la plus totale. Encore aujourd’hui il y aurait plus de 1000 personnes dormant dans la rue chaque soir. Quant aux places d’hébergement d’urgence, leur nombre limité ne permet pas de proposer une solution à tout le monde, encore faut-il réussir à joindre le 115 (numéro d’urgence sociale), dont la ligne est trop souvent saturée.

         Mais ces chiffres sont à mettre en rapport avec le grand nombre de logements vides à Montpellier, en quantité suffisante pour offrir un toit à chaque sans-abris. Car ce sont bien les propriétaires qui, en refusant de louer, en augmentant les loyers ou en expulsant condamnent un trop grand nombre de personnes à vivre dehors.

         Ce n’est donc ni le froid, ni l’indifférence qui tuent, mais bien le capitalisme, un système dans lequel laisser un appartement vacant rapporte plus que d’y loger une famille.