jeudi 26 février 2026

Argenteuil, une ville « plus propre, plus belle ». Puisqu’ils le disent dans le Bilan 2020-2026, mais faut-il les croire ? (23) Le 29.8.25. (Photo : le 23 mars 2025 au carrefour Monoprix)

 

Vraiment belle, ce sera sous le règne de la fraternité et de l'égalité

  


Pour y vivre, Argenteuil présente, comme des milliers de villes et de villages dans le pays, de nombreux éléments de satisfaction. La proximité de Paris et d’espaces de campagne, les collines transformées en parc dont nous avons parlées, leurs vues lointaines, et avant tout les rapports entre les habitants quand on les cultive. De là à dire ensuite qu’elle est « belle », c’est une autre affaire, et une question de goût, et de localisation. Ce n’est pas la même chose de vivre dans les bas d’Orgemont du quartier de la Colonie ou sur l’esplanade du Val-Nord. La rue Paul-Vaillant Couturier quelque peu abandonnée n’est guère jolie à la différence de l’avenue de la République par exemple… En tout cas, pour en rester à ce standard, heureusement que le projet municipalité-Fiminco a été abandonné. Une pustule non loin du fleuve… bonjour la beauté.

         Dans cette rubrique, pour l’essentiel, la municipalité en reste à la question de la propreté, une question importante bien sûr. Sur ce plan, le ramassage ancien des encombrants est un élément à valoriser. Mais sans nier les efforts bien réels sur une question difficile, la propreté des rues présente plusieurs aspects négatifs.

         Celui du suivi des travaux. Nous avons écrit ces deux dernières années sur la façon dont la surveillance des abords du chantier de l’immeuble du carrefour Monoprix avait été gérée (mal, très mal). C’est une question qui relève de la propreté, et ce n’est qu’un exemple.

         Mais cette dernière relève également de la situation des effectifs d’agents du nettoyage et du matériel. Ces agents ne sont pas cités en tant que tels comme tous les agents territoriaux d'ailleurs sans lesquels pourtant rien ne se ferait, et qui sont les grands absents du Bilan. Nombreux ceux parmi les agents du nettoyage à se plaindre souvent de postes non pourvus ou non remplacés, et de matériels insuffisants. Chacun en voit régulièrement les conséquences dans sa rue et son quartier.

         « Argenteuil, plus propre, plus belle », une nouvelle fois l’occasion pour la municipalité d’expliquer sa grande méthode : celle du célèbre Coué. DM (À suivre. Argenteuil, une hausse contenue de la fiscalité et des dépenses, mais est-ce vraiment une bonne chose ? Bilan 2020-2026. (24)

mercredi 25 février 2026

L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo : Une campagne infecte en faveur de l'extrême droite – 3 min 48

Guerre en Ukraine : quatre ans de massacres pour le contrôle des matières premières

 

Contre les prédateurs, l’union et la mobilisation des travailleurs

 

 

Depuis quatre ans, le massacre continue entre les peuples ukrainien et russe, qui ont vécu entremêlés pendant des décennies. Cette guerre fratricide n’est pas menée pour la liberté des peuples en Europe ni pour celle du peuple ukrainien, mais à cause de la compétition entre Poutine et ses oligarques, d’un côté, et les puissances occidentales protectrices du régime ukrainien, de l’autre.

L’enjeu, ce sont les richesses de l’Ukraine. Cette guerre n’a jamais été dans l’intérêt des travailleurs, ni en Ukraine, ni en Russie, ni ailleurs. Elle reste celle de prédateurs qui dressent les peuples les uns contre les autres.

Esclavage : barbarie moderne

 

Quand la « modernité » demeure barbare

  


L’Organisation internationale des migrations révèle que 125 000 personnes, dont 30 000 enfants, ont été mises en esclavage dans le monde. Un chiffre bien en dessous de la réalité car ces faits sont rarement signalés, qu’il n’existe pas de système sérieux de détection de ces crimes et qu’ils sont peu réprimés.

Une grande partie de ces mises en esclavage le sont dans l’exploitation sexuelle, mais aussi dans le travail forcé. Et cela ne concerne pas que les pays pauvres, puisque 110 000 victimes ont été recensées aux États-Unis, le pays de la modernité capitaliste.

Le seul remède à une telle barbarie sera de supprimer l’exploitation, donc renverser le capitalisme.