dimanche 22 février 2026

Dassault – Cergy : lunettes, agent secret, peurs en rafale

Dassault – Cergy : sinistre plaisanterie

Publié le 18/02/2026

Y a-t-il vraiment eu un vent de panique mardi 10 février dans la France des actionnaires ? Toute la presse nationale et les chaînes de télévision ont alors fiévreusement annoncé qu’une « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » était suspectée chez Dassault, sur le site de Cergy.

La présence d’un Double 007 ou d’un de ses collègues était ainsi annoncée

Dassault n’en a pas moins licencié ce travailleur.

        : espionnant dans l’usine, il portait même des lunettes connectées, et c’est tout dire ! On a pu assister dans les ateliers à un ballet du service de sécurité sillonnant les allées à la recherche de l’agent secret. C’est ainsi qu’un jeune intérimaire s’est retrouvé en garde à vue, puis finalement relâché sans charge, vu le ridicule de la situation : il n’avait en effet cherché qu’à faciliter l’exécution de son travail de câblage en prenant quelques photos.

Il y a d’autant plus de quoi s’indigner que Dassault a transformé le site de Cergy en camp retranché bardé de caméras, à l’extérieur tout comme à l’intérieur des ateliers. La direction ne se gêne donc pas, elle, pour espionner ses salariés et les mettre en garde à vue permanente.

Reste le plus scandaleux : après avoir mis en marche ce mauvais canular, Dassault n’en a pas moins licencié ce travailleur.

                                               Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3003)

 

Argenteuil, journal de campagne, des travailleurs parce qu’étrangers privés d’un droit de vote légitime pour tous.

 

 

 

Argenteuil est une ville ouvrière. Elle fut et elle demeure une commune d’immigration. Travailleurs français, étrangers, carte d’identité ou pas, papiers ou sans papier, ces travailleurs paient des impôts. À toutes les élections, tous les travailleurs devraient pouvoir voter.

         Lors d’une activité de porte-à-porte : « beaucoup de travailleurs immigrés privés du droit de vote, mais solidaires de notre démarche, réagissent par l’affirmative quand nous affirmons qu’ils devraient pouvoir s’exprimer lors des élections, même si l’essentiel se passe dans les urnes ».

 

Rappel :

Droit de vote pour tous les travailleurs !

À trois mois des élections municipales, les militants de Lutte ouvrière qui sillonnent les quartiers populaires pour s’adresser aux travailleurs et constituer des listes de candidats rencontrent des femmes et des hommes qui souhaiteraient y figurer mais en sont empêchés.

Publié le 18/12/2025

En effet, 5 millions d’adultes habitant en France, dont 3,7 millions qui travaillent, ne bénéficient pas pour autant des droits de ceux qui ont une
carte d’identité française. L’État les traite en étrangers même lorsqu’ils participent de longue date à la vie sociale. Par contre, ils sont astreints, comme tous les travailleurs, à payer des impôts, y compris locaux. À l’exception de ceux qui sont originaires des pays de l’Union européenne et
peuvent s’inscrire sur une liste électorale complémentaire limitée aux élections municipales, les travailleurs étrangers n’ont pas le droit de vote.

Il fut un temps où la gauche avait promis de leur accorder ce droit en cas de victoire électorale. Arrivé au pouvoir en 1981, le socialiste Mitterrand n’en fit rien, ce qui lui permit de faire la même promesse en 1988, sans l’honorer non plus lors de son second mandat à l’Élysée.

Pourtant , bien plus loin dans le temps, en 1792, lorsque la bourgeoisie
française était en lutte contre l’aristocratie et la monarchie, deux révolutionnaires étrangers avaient été élus députés à la Convention : l’Anglo-Américain Thomas Paine et aussi Anacharsis Cloots, natif de
Clèves, ville du royaume de Prusse. L’année suivante, la révolution française se dotait d’une Constitution dont l’article 4 stipulait : « Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard ; tout étranger enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »

De nos jours aucun parti institutionnel, même ceux classés les plus à gauche, n’envisage de donner des droits politiques aux travailleurs immigrés. Ces derniers peuvent bien construire des bâtiments et des routes, s’occuper des malades et des personnes âgées, conduire des bus, fournir les bras nécessaires dans l’agriculture et l’industrie, leur travail peut bien rapporter des fortunes au patronat, ils sont traités en parias
dont il faudrait se méfier et limiter le nombre !

Ces travailleurs étrangers contribuent à créer les richesses indispensables
à tous. Ils apportent énormément plus à la société qu’une poignée de grands bourgeois français qui sont des parasites du travail humain mais qui votent, s’achètent des médias influents et dictent leurs désirs à ceux qui gouvernent. Comme tous les travailleurs, quelles que soient leur origine, leur langue et leur nationalité, ils ont le droit de diriger la société.

                                                     Lucien Détroit (journal Lutte ouvrière)

samedi 21 février 2026

Iran : le massacre n’a pas fait taire la contestation

Iran : le massacre n’a pas fait taire la contestation

En ayant fait des dizaines de milliers de morts, et alors que les arrestations et les exécutions s’accélèrent, les dirigeants iraniens n’ont pas éteint la révolte. Pour tenter de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, ils soufflent le chaud et le froid.

Publié le 18/02/2026

D’un côté, les arrestations, la torture et les pendaisons après des procès expéditifs prennent un rythme rarement atteint. De l’autre, le gouvernement annonce, par exemple, que les femmes sont désormais autorisées à conduire des deux roues, ce qu’elles étaient déjà nombreuses à faire bien que la loi le leur interdisait.

Le 47e anniversaire de la République islamique, le 11 février, devait être une démonstration de force du régime. Mais on a pu voir des femmes non voilées participer à l’événement, tandis que des avocats révélaient que des familles de détenus ont été fortement incitées à y assister en échange d’une libération potentielle. Une autre péripétie a un peu gâché la fête : un présentateur de la télévision officielle a fait un lapsus en commentant les slogans criés à la gloire du régime. Il a dit « Mort à Khamenei ! » (nom du « guide suprême ») au lieu du traditionnel « mort à l’Amérique ! », ce qui a conduit au licenciement du directeur de la chaîne !

Depuis que les milices ont massacré des milliers de manifestants, des rassemblements et des manifestations se poursuivent : pour obtenir l’accès au corps d’un proche sans avoir à payer ni à prétendre qu’il appartenait aux forces de répression, pour la libération de prisonniers ou contre des condamnations à mort. Ces rassemblements, qui témoignent de la solidarité d’une large partie de la population, se tiennent par exemple à l’initiative d’étudiants ou de soignants qui réclament des nouvelles de leurs collègues arrêtés car le régime leur reproche d’avoir soigné les blessés en dissimulant leurs noms.

Les rassemblements traditionnels marquant les 40 jours qui suivent le décès des manifestants tombés autour du 8 janvier ont eu lieu dans la la semaine du 16 février. Sur les tombes ou autour de portraits, ils ont été une nouvelle occasion de défier le régime, avec des danses, interdites, ou des slogans…. À Abdanan, dans l’ouest du pays, où la population avait pendant quelques jours de janvier chassé les forces de répression, la commémoration est devenue une manifestation scandant « Mort à Khamenei », qui a essuyé des fusillades.

Des mouvements ont repris dans l’Éducation, où les places des enseignants et des écoliers tués ou arrêtés sont vides. Il y a de nouveau des grèves pour les salaires car « trop c’est trop, notre table est vide », scandent des ouvriers. Ainsi dans une mine de charbon de la province de Kerman, les intimidations, via des amendes et des convocations au tribunal, ne semblent pas décourager les grévistes. À Ahvaz, la dernière grève s’est soldée par une victoire sur les salaires, tandis que sur le complexe pétrolier de South Pars, la grève interrompue début janvier a repris de plus belle, malgré l’arrestation de plusieurs porte- parole.

La terrible saignée perpétrée par le régime ne suffit visiblement pas à faire taire les travailleurs, ni tous ceux qui refusent de se résigner. C’est un gage d’espoir.

                                                     Elise Patach (Lutte ouvrière n°3003)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-samedi 21 février : de 9 h.15 à 10 h.45 entrée de la mairie ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 13 h45 à 14 h.50 heures et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-dimanche 22 février, de 9 heures 30 à 12 heures et de 14 à 16 h. au carrefour Babou.

-lundi 23 février, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 24 février : à partir de 17 h.30, activités à la cité Champagne ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.