mercredi 7 janvier 2026

Argenteuil, la neige et le chaos, pas digne d’un pays très riche. Une municipalité hors-jeu à cette occasion

Quand chaos rime avec fiasco

 

 

Mardi midi, entrée côté Orgemont, gare d’Argenteuil. Combien de membres cassés lors de l’épisode sur la ville ?

Certes, une situation neigeuse de cette envergure telle celle d’avant-hier n’est pas habituelle, mais tout de même. Elle était largement annoncée sur l’Ile de France et Argenteuil.

         Pour n’en rester qu’à l’échelle de la commune, la situation a occasionné un gigantesque chaos, en particulier au niveau de la circulation. En tout cas, rien ne semble avoir été anticipé, et la mobilisation municipale n’a pas été au rendez-vous.

         Pourtant, avant l’apparition de neige ou de verglas, les agents des routes et rues peuvent épandre du sel sur la chaussée. Ce salage préventif permet d’éviter la formation de verglas, sur les chaussées et les trottoirs. Des équipes de la voirie ont été sur le pont dans la nuit qui a suivi, celle de lundi à mardi, après l'évènement. Et avant ?

         Quelles quantités de sel les services territoriaux possédaient-ils ? Combien de systèmes d’épandage ? Quelle mobilisation supplémentaire des agents territoriaux a-t-elle été organisée ? Sur un autre plan, le remplissage des boîtes à sel dans les rues était-il au top ? On en doute. Quant à la police municipale n’aurait-elle pas pu aider dans la soirée pour faciliter la circulation aux points névralgiques (Un exemple : rue Giot, une demi-heure pour faire 500 mètres à cause d’une priorité mal maîtrisée pour déboucher sur l’avenue de Verdun ! Un agent aurait pu fluidifier le passage, c’est un exemple entre cent ).

         Gouverner c’est prévoir, paraît-il. En tout cas, un résultat calamiteux lundi à Argenteuil. DM

 

Argenteuil, vie associative et associations dans le Bilan municipal 2020-2026 (7) : 3. l’Affaire terrible du complexe Jean Vilar et de sa neutralisation actuelle

Un énorme gâchis pour la vie associative et collective

 

 

Initié en catimini par le maire précédent (qui n’a jamais précisé comment il comptait, lui, s’y prendre), le projet visant à liquider l’espace actuel Jean Vilar pour son urbanisation sous forme d’une énorme verrue bâtie a été vécue comme une catastrophe par nombre d’habitants. Liquidation du complexe communal des fêtes Jean Vilar, de son grand parking, et de l’espace-jardin public boisé lui attenant.

         La protestation s’organisa dès l’annonce du projet. Elle donna naissance au Comité Jean Vilar. Dès le début, nous savions puisque j’en fus, que l’énorme majorité de la population refusait cette destruction étonnante et irréversible d’un des vestiges de l’ancienne « Île ». Le succès rapide de la signature parmi les habitants de la pétition qui réclamait l’abandon du projet indiquait qu’il n’y avait pas photo : 85% de la population était au bas mot d’accord avec le Comité. Certes, ce refus ne s’est pas transformée en une colère qui seule aurait pu faire entendre raison très vite aux édiles.

         Au moment des élections municipales de 2020, la municipalité sortante fit mine de geler le projet. Une fois installée pour un nouveau mandat, elle reprit de plus belle la même voie, avec un projet modifié à l’extrême marge. À l’occasion, elle n’eut de cesse de se gausser de ses adversaires, les présentant comme des ringards, des nostalgiques, ou encore des « Soixante-huitards » attardés. Elle ne voulut pas longtemps comprendre que le Comité Jean Vilar continuait à exprimer le refus de la population, alors même qu’un sondage qu’elle avait elle-même commandé avait indiqué l’attachement profond des Argenteuillais à l’espace Jean Vilar et à leur salle des fêtes.

         Un an et demi avant les prochaines élections municipales, à la surprise de tous, la municipalité abandonnait son projet. Elle le fit sans explications pour la population, continuant à distillé son animosité envers le Comité Jean Vilar, mais sachant sans doute que cette affaire serait pour elle une épine plantée dans son bilan lors des élections municipales 2026.

         En attendant, le complexe Jean Vila a été neutralisé, vidé d’une partie de ses installations, livré au manque d’entretien. Cette situation a entraîné la disparition d’un évènement majeur de la vie locale et de sa réputation, Les Cinglés du cinéma. Elle a conduit deux évènements parmi d’autres, mais de haut apport associatif particulier, le Salon des numismates et le Salon du Livre et des Lecteurs, à aller trouver dans la difficulté un refuge ailleurs.

         Ce bilan calamiteux n’est nulle part évoqué dans le Bilan de la municipalité. On comprend pourquoi. DM (Extrait du blog « lo argenteuil » du 11.8.25.)

 

mardi 6 janvier 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 5 janvier 2026

 Raid au Venezuela : l'impérialisme américain étend la guerre

 Publié le 05/01/2026

 

@Jabreu89 sur X

Dans la nuit du 2 au 3 janvier, et dans la tradition des coups d’État fomentés par la CIA en Amérique latine et dans les Caraïbes, Trump a lancé un raid sur le Venezuela. Il a fait kidnapper Maduro, le président vénézuélien, et annoncé que les États-Unis dirigeront le pays jusqu’à nouvel ordre. 

Les dirigeants des grandes puissances, qui sont tout aussi rapaces et impérialistes que les États-Unis sans avoir les mêmes moyens, ont entériné le coup de force. 

Maintenant, l’équipe Trump menace la Colombie. Elle veut asphyxier économiquement Cuba pour que son régime tombe. Et elle reparle d’annexer le Groenland. Le continent tout entier doit se mettre au service des intérêts des capitalistes américains, et gare à ceux qui refuseront de baiser la main du maître : ils seront arrêtés sur une grotesque accusation, et envoyés croupir dans les geôles américaines jusqu’à la fin de leur vie ! 

Au Venezuela, c’est évidemment le pétrole qui intéresse la bourgeoisie américaine. Le pays possède les plus grandes réserves mondiales d’or noir, et l’oncle Sam ne supporte pas qu’elles lui échappent. Quand Trump affirmait le mois dernier « ils nous ont pris notre pétrole, nous voulons le récupérer », c’était clair. Pour le pétrole, la première puissance impérialiste du monde est prête, une fois de plus, à déstabiliser un pays si ce n’est une région entière et à entraîner les peuples vers la guerre.

Au-delà du pétrole, Trump veut reprendre en main le continent américain pour contrer la concurrence de la Chine, devenue le premier partenaire commercial de l’Amérique latine. Avec ce coup de force militaire, Poutine et Xi Jinping sont avertis : le gouvernement américain est prêt à tout. Il est à la tête du pays le plus riche du monde et de l’armée la plus puissante, il veut que ce soit lui et nul autre qui régente le monde.

Car il s’agit bien du monde, et pas seulement de l’Amérique ! Ukraine, Palestine, RDC, Syrie, Iran… le shérif de la Maison Blanche entend imposer partout les intérêts de la bourgeoisie américaine. Alors que des régions entières sont déjà à feu et à sang, et que le monde entier est un baril de poudre, Trump menace et éructe, allumettes en mains. 

Le monde avance à grands pas vers une déflagration généralisée. 

Tandis que Macron a joué les larbins en chef, les dirigeants européens ont protesté mollement, expliquant que ce n’est pas une façon de faire. Et ils ont hypocritement appelé au respect du droit international et à l’ONU, comme si cela avait déjà arrêté une guerre !  

L’ONU est depuis toujours l’antre des plus grands brigands de la planète. Elle a servi à entretenir une fiction, celle d’un ordre pacifique respectueux des nations et des peuples. Elle a fait croire qu’il en était fini des putschs et des expéditions militaires fomentés par les grandes puissances, qu’il en était fini des annexions et des colonies. 

Quelle sinistre blague ! L’ordre colonial n’a disparu que pour laisser la place à l’impérialisme et à ses interventions militaires permettant aux pays capitalistes développés, États-Unis et vieilles puissances européennes en tête, de continuer de pomper les richesses des pays pauvres.

Les Irakiens, les Libyens, les Afghans, les Palestiniens et nombre de peuples d’Afrique et d’Asie ont subi le talon de fer de l’impérialisme, souvent dans le cadre du prétendu droit international et de l’ONU. Leurs villes ont été bombardées, leurs familles décimées et leurs conditions de vie renvoyées des décennies en arrière. Ces dernières années, la guerre s’est-elle arrêtée, pour eux, ne serait-ce qu’un seul jour ?  

Ce qui se passe au Venezuela, en Ukraine, à Gaza préfigure ce qui va nous arriver à nous aussi. Car tant que l’on vivra sous le capitalisme, avec la propriété privée, les lois du marché et de la concurrence, nous aurons la guerre. 

Aujourd'hui, les évènements se précipitent parce que la guerre économique entre les géants que sont les États-Unis et la Chine est plus féroce que jamais. L’impérialisme américain se fait plus cynique, plus cupide, plus agressif. L’aboutissement ne peut être que la guerre généralisée. 

Trump pour rester le maître du monde et Poutine ou Xi Jinping pour défendre leur pré-carré n’ont pas de limites. Ils sont capables de détruire l’humanité. Ils ne s’arrêteront que sous la pression de leurs peuples, quand ils en seront à craindre les travailleurs, quand ils auront peur que ces derniers les renversent, eux et leur système capitaliste qui est à la base de l’impérialisme. 

                                                                       Nathalie Arthaud

A69 : intérêts privés sur voie rapide

 

La Justice…

 

 


La cour administrative d’appel de Toulouse a relancé le chantier de l’A69 entre Toulouse et Castres. Exit l’arrêt des travaux décidé en février par le tribunal administratif, qui avait pourtant jugé l’autoroute inutile, une victoire alors pour les opposants.

         Mais le patronat local n’avait pas dit son dernier mot : les laboratoires Pierre Fabre, épaulés par des élus de droite comme de gauche (l’union sacrée du bitume), ont su convaincre la Justice de revoir sa copie, dont la balance incline souvent du côté… du chiffre d’affaires.