vendredi 19 décembre 2025

Argenteuil, situation à ABH, quand les carpes prennent la parole à l’approche des élections municipales

 

Réveil intéressé

 

 

Lors du dernier conseil municipal, le premier bailleur de logements dit « social » de la Ville, AB Habitat, a été sur la sellette. Sur le sujet, le maire Georges Mothron y a ajouté son grain de sel : « Il y a plusieurs administrateurs d’ABH dans cette salle » et « ils savent le retard qui a été pris sur le patrimoine : ABH a consacré ses moyens à acheter n’importe quoi pour atteindre 12000 logements. En faisant l’impasse sur les réhabilitations nécessaires. »

         Comme la proximité des prochaines élections municipales réveille les ardeurs militantes ! Ce qu’il dit est certes une vérité partagée par tous. Mais pourquoi donc, année après année, lui qui est parmi les « administrateurs » en question ne s’est-il pas singularisé en évoquant lors des Conseils d’ABH les nombreuses faillites récurrentes du bailleur historique de la Ville qu’illustre avec justesse l’affiche ci-dessus de la CGT des consommateurs ! DM

jeudi 18 décembre 2025

Dermatose bovine : les ravages du virus… du profit

 Dermatose bovine : les ravages du virus… du profit

Depuis des jours, des centaines de paysans bloquent des péages d’autoroutes dans le Sud-Ouest et se rassemblent sur les ronds-points pour exprimer leur hostilité à l’abattage total des troupeaux de bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Publié le 17/12/2025

Provenant d’Afrique, cette maladie est arrivée en France en juin 2025. Extrêmement contagieuse mais inoffensive pour l’homme, son taux de mortalité est évalué entre 5 et 10 %, et les bêtes survivantes sont souvent très affaiblies.

Pour éradiquer la DNC, l’État, avec le soutien du principal syndicat de paysans, la FNSEA, a décidé d’abattre systématiquement tout le troupeau dès la première bête infectée et de vacciner les bêtes seulement aux alentours. Cette méthode est préconisée par des scientifiques et des vétérinaires, tandis que d’autres proposent de privilégier la prévention et la vaccination massive.

L’État préfère la première solution à la vaccination de tous les bovins que revendiquent la Confédération paysanne et la Coordination rurale, deux syndicats minoritaires qui sont en pointe dans ce mouvement. Ses raisons ne sont pas sanitaires, comme il le prétend, mais économiques. Pour l’État, vacciner 16 millions de bovins coûterait trop cher et il manque de vétérinaires pour le faire rapidement.

Quant au dirigeant de la FNSEA, Rousseau, qui justifie l’abattage total au nom de la science, il y a de quoi sourire. Le même s’assoit en effet largement sur les recommandations scientifiques quand il se bat contre l’interdiction du glyphosate, un pesticide dont de nombreuses recherches ont pourtant démontré la dangerosité et la toxicité. Rousseau ne suit les scientifiques que quand cela n’écorne pas les profits des paysans les plus riches et des trusts de l’agroalimentaire.

Si ce même Rousseau, propriétaire de 700 hectares de terres et dirigeant du grand groupe d’oléagineux, Avril, s’oppose à la vaccination générale, c’est parce que, selon les règles du commerce international, cela ferait perdre le statut « indemne de maladie » aux bovins vaccinés. Cela pourrait rendre impossible pendant plus d’un an les exportations de bovins, ce qui impacterait principalement les intérêts des éleveurs et capitalistes spécialisés dans le commerce international du bétail.

De leur côté, une partie des petits éleveurs craignent que l’abattage systématique ne ruine un peu plus leur ferme, déjà souvent dans une situation financière difficile. Même si l’État rembourse environ 2 000 euros par bête tuée et paie les frais d’abattage, ils perdent en effet des années de travail, notamment de sélection génétique, car un troupeau est une chose qui se construit, et le temps pour le reconstruire, lui, n’est pas indemnisé.

De plus, l’État, plutôt que d’essayer de les convaincre, a employé la manière brutale en envoyant des cars de CRS chez les éleveurs opposés à l’abattage de leur troupeau.

Les ennemis des petits paysans ne sont pas les scientifiques ni les vétérinaires mais les gros capitalistes de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la grande distribution, ainsi que les dirigeants de l’État.

                                                       Arnaud Louvet (Lutte ouvrière n°2994)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Demain vendredi 19 décembre : de 11 heures à 11 h.45 au marché

Héloïse ;

Et au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 20 décembre, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 11 h.45, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-dimanche 21 décembre, de de 11 h. à midi au marché Héloïse.

Hôpital : La colère monte au CHU de Besançon

 

Manigances contre la condition ouvrière

 

 

Mardi 16 décembre, un rassemblement a été appelé par les syndicats CGT, SUD SANTÉ et FO, dans le hall du CHU, pour protester contre la réorganisation de la gestion du temps de travail (GTT), avec notamment le passage de 7h36 à 7h30.

Cette modification aura pour conséquences la suppression de 3 jours de RTT, en particulier pour tous les agents n’ayant pas de « tenue obligatoire » et qui ne bénéficient pas des 6 minutes d’habillage et de déshabillage…

La perte sèche de 3 RTT pour tous les agents n'ayant pas de "tenue obligatoire" n'est pas admissible. .6 minutes de moins par jour c'est aussi concentrer la quantité de travail dans une amplitude plus courte. Et le travail, lui ne diminuera pas, bien au contraire

Ce sont de nouvelles attaques de la direction du CHU, qui visent une fois de plus à faire des économies sur le dos du personnel, en diminuant le temps de travail et en faisant de nouvelles économies

La colère était patente et une centaine d’agents, toute profession confondue, se sont invités dans la salle où devait se tenir le CSE. Du fait de cette mobilisation, le CSE n’a pas pu se tenir et aucune décision n’a pu être prise quant à la nouvelle GTT.

 Le personnel du CHU n’a pas dit son dernier mot, et une journée de grève sera appelée prochainement.

 

 

Chili : faux amis et vrais ennemis des travailleurs

 

Quand la gauche est discréditée et lui a ouvert un boulevard

 

 

Au Chili, José Antonio Kast a remporté l’élection présidentielle avec 58,2 % des voix. Admirateur du dictateur Pinochet, adulateur de Trump et Milei, ce candidat d’extrême droite a eu le soutien des grands médias, de la « bonne société » chilienne, contre sa rivale qualifiée au second tour, Jeannette Jara.

         Membre du Parti communiste chilien, celle-ci est surtout ministre du gouvernement de gauche en place depuis 2019. Alors que les conditions de vie des classes populaires ont empiré ces dernières années du fait de la crise mondiale et de la flambée des prix, ce gouvernement n’a pas voulu s’en prendre à la bourgeoisie. La gauche s’est donc discréditée et elle a ouvert un boulevard à un ennemi déclaré des travailleurs.

Banque de France, Banque de sang au Rwanda

Si l’argent a une odeur, celle du sang

 

 

La Banque de France est accusée d’avoir validé des virements pour armer les forces génocidaires au Rwanda alors qu’un embargo sur les ventes d’armes avait été décidé par l’Onu en mai 1994. Ce n’est pas vraiment une surprise : le gouvernement français et le président Mitterrand avaient soutenu et armé le régime génocidaire avant, pendant et après les massacres, puis lors de sa fuite. La Banque de France était simplement aux ordres d’une politique décidée à l’Élysée.