mardi 16 décembre 2025

Argenteuil et Green Dock, une réserve municipale à géométrie variable

 

Paysage du capitalisme sans fioriture

 

 

Le conseil municipal de ce soir va devoir donner un avis sur la construction du projet Green Docks sur la rive de la Seine du port fluvial de Gennevilliers : 650 mètres de long et 34 mètres de haut représentant un volume total de stockage de près de 500 000 m3 avec un ponton flottant de 120 m de long pour 9 m de large, des quais de déchargement…

         Un fonctionnement de la plateforme prévu en continu (24h/24, 7j/7, 365 jours par an). Le trafic prévisionnel est estimé à 400 poids lourds, 1000 véhicules légers et 1000 véhicules utilitaires par jour. Volume traité, estimé à environ 2 500 tonnes de marchandises par jour. Voilà ce qui se cache derrière l’horrible construction

         On est dans le gigantisme, celui du capitalisme sans limite. Si le projet se fait : adieu paysages, et encore plus de pollution. Mais les affaires n’en ont cure.

         La municipalité de Gennevilliers dont le territoire est concerné et qui y récoltera un supplément de moyens est pour. Quant à celle d’Argenteuil, elle propose le vote ce soir d’un avis « réservé ». Quand cela ne la concerne pas directement mais scandalise de nombreux habitants (un nombre exceptionnel de contributions ont été enregistrées lors de l’enquête publique), elle prend des airs très Green. Souvenons-nous que, en revanche, lorsqu’elle était directement à l’origine du projet Héloïse tout aussi néfaste pour le paysage avec un blockhaus de plus de 40 mètre non loin de la rive, là, elle était plutôt Docks.

         En tout cas, les habitants mobilisés ont bien raison de l’être, et ont sans réserve tout notre soutien. DM

lundi 15 décembre 2025

Salaires : imposer de véritables augmentations !

Salaires : imposer de véritables augmentations !

D’après une étude réalisée sur les 143 premiers accords signés à l’occasion des négociations annuelles obligatoires (NAO) dans les entreprises de plus de cinquante salariés pour l’année 2026, l’augmentation moyenne des salaires serait de 1,7 %.

Publié le 10/12/2025

 

Ce chiffre est en très net recul par rapport aux 2,3 % de 2025 et aux 3,5 % de 2024.

Le gouvernement lui-même a donné le tempo, puisque la revalorisation du smic – 1 426,30euros net depuis le 1ernovembre 2024 – se situera entre 1,2 et 1,4 % au 1erjanvier, le minimum légal. Le prétexte de ce quasi-blocage des salaires est que l’inflation officielle serait autour de 1,3 % à la fin de l’année.

En réalité, les salaires réels baissent depuis des années du fait de la flambée des prix des produits de première nécessité et de l’énergie. Depuis novembre2021, le prix du panier dune quarantaine de produits types a bondi de 23 %. Bien des foyers sont obligés de choisir entre les dépenses de chauffage et de nourriture, de sacrifier le plein dessence ou quelques jours de vacances, et, pour beaucoup, la viande, les fruits et légumes deviennent des produits de luxe. Avec des salaires qui ont décroché par rapport à l’inflation, l’ensemble du monde du travail et des classes populaires voit ses conditions de vie se dégrader, voire sombre dans la misère.

Dans le même temps, les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises battent des records : 97,2milliards deuros en 2024, 98,2milliards en 2025, qui sont allés irriguer les circuits de la spéculation financière et ont fait exploser la consommation de luxe. Ces profits proviennent de l’exploitation des travailleurs. C’est une politique générale de la classe capitaliste : dans toutes les entreprises, la charge de travail s’alourdit, les cadences augmentent et les salaires sont tirés vers le bas.

Arracher de véritables augmentations de salaire pour tous, imposer qu’ils suivent l’augmentation réelle des prix ne se fera pas entreprise par entreprise, sur le tapis vert de prétendues négociations salariales. Une lutte d’ensemble de la classe ouvrière sera indispensable, dirigée et contrôlée par les travailleurs eux- mêmes.

                                                  Boris Savin (Lutte ouvrière n°2993)

 

L’amiante, toujours et encore

 

Lannion (22) : Aux patrons de payer !

  


Depuis plusieurs années, les travailleurs d'Idéa-Optical (fabrication de fibres optiques) sont exposés à l'amiante sans que l'employeur ne s’en soit préoccupé outre mesure... Tout comme d’ailleurs le bailleur de fonds LTC (Lannion Trégor Communauté). Ils ont pourtant l'obligation de faire le nécessaire par le Code du travail (Art 4121-1.).

         L'inspection du travail a donc fait arrêter la production...

         Le temps de la mise aux normes ?

         Quoi qu’il en soit, les salaires doivent être intégralement payés, car ce n'est pas aux travailleurs de faire les frais de l’incurie de leurs dirigeants.