samedi 13 décembre 2025

Brandt - St Jean de la Ruelle (Loiret) : Les travailleurs jetés comme des kleenex

 

Il faudra bien que les travailleurs s’organisent et se battent pour rendre les coups qu’on leur inflige

 

Les travailleurs du groupe électroménager Brandt ont appris ce jeudi 11 décembre la liquidation judiciaire de leur entreprise. Ce sont 700 travailleurs (répartis dans les usines de St Jean de la Ruelle près d’Orléans, St Ouen près de Vendôme et le service après-vente à St Ouen-l’Aumône dans le Val d’Oise) qui vont maintenant aller rejoindre les travailleurs au chômage et dont le dernier salaire sera versé le 15 décembre.

A St Jean de la Ruelle les 350 travailleurs qui depuis l’annonce de la liquidation judiciaire en octobre avaient été renvoyés chez eux, ont reçu un sms à 10h30 les convoquant à une réunion à 12h, pour officialiser la fermeture du site. Tous les médias se sont précipités devant l’usine pour recueillir les réactions des politiciens locaux qui soutenaient par des fonds publics la création d’une Scoop, la faisant miroiter aux travailleurs comme « solution au sauvetage de Brandt, même si cela ne pouvait sauver tous les emplois ». Sébastien Martin ministre de l’industrie s’était même déplacé le 1er décembre pour apporter « un soutien de 5 millions » dans ce projet. Il vient de se fendre d’un tweet déclarant « une profonde tristesse » en apprenant la liquidation judiciaire de Brandt. Ce sont des larmes de crocodile.

On ne peut qu’être révoltés des propos des dirigeants de ce gouvernement. Tous les jours, ce sont des milliers de travailleurs que l’on broie en les licenciant et en les conduisant vers de plus en plus de pauvreté. Pour les dirigeants et les actionnaires de ces entreprises comme Brandt ce n’est pas la crise. Alors il faudra bien que les travailleurs s’organisent et se battent pour rendre les coups qu’on leur inflige.

Le Venezuela face aux pirates dans les Caraïbes

La politique de la canonnière, toujours et encore

  


La veille de la remise du prix Nobel de la Paix à Maria Corina Machado, opposante vénézuélienne de droite et alliée de Trump, les États-Unis ont saisi un pétrolier, propriété de la compagnie d'État exploitant les hydrocarbures du Venezuela.

         L'administration américaine a pris prétexte du fait qu'il transportait du pétrole brut vers Cuba et l'Iran. Ce que les dirigeants américains reprochent à ces différents régimes, ce n’est pas d’être des dictatures - ils en soutiennent sur tous les continents - mais de ne pas leur obéir au doigt et à l'œil et de ne pas laisser les multinationales américaines piller leurs ressources.

         Les vrais bandits sont à Washington.

 

Argenteuil, hôpital, la santé n’est pas une question de budget, mais seulement de moyens pour assurer la santé de tous

Non aux réductions de postes envisagées

 

 

La direction de l’hôpital Victor Dupouy d’Argenteuil et l’Agence Régionale de Santé envisagent la suppression de 60 postes équivalents temps plein à l’hôpital de la Ville. Pour eux, il s’agirait de réduire le déficit budgétaire de l’hôpital. Toutes les différentes sortes d’emplois seraient concernées, infirmières, aides-soignantes… Le service de maternité serait particulièrement visé, au vue de la réduction des naissances estimée par ces décideurs intéressés.

         De nombreux postes nécessaires ne sont déjà pas pourvus dans les services, et ils veulent en augmenter encore le nombre !

         Ce qu’ils aimeraient surtout c’est que les agents fassent davantage de travail alors que déjà la coupe est pleine. Pour cela, le flicage et le chronométrage se développent.

         La mobilisation des agents, avec l’information et le soutien de la population, voilà la seule voie pour empêcher ces nouveaux mauvais coups. DM

 

vendredi 12 décembre 2025

Travailleurs sans papiers : dans la rue le 18 décembre pour la régularisation

 Travailleurs sans papiers : dans la rue le 18décembre pour la régularisation

Les associations de travailleurs sans papiers et de soutien aux migrants appellent à se rassembler et à manifester dans plusieurs villes du pays à l’occasion du 18décembre, Journée internationale des migrants.

Publié le 10/12/2025

 

Face aux campagnes qui stigmatisent les travailleurs avec ou sans papiers ou d’origine étrangère, ces associations veulent rappeler que « ce pays ne marche pas sans les immigrés » et « si on s’arrête, tout s’arrête », en menant campagne sur le thème « Une journée sans nous ».

Le nombre de travailleurs sans papiers en France est estimé à 700 000 et il ne fait qu’augmenter du fait des non-renouvellements des titres de séjour, des refus de régularisation, de la chasse aux migrants menée par la plupart des pays européens. Les sans-papiers assurent les tâches indispensables au bon fonctionnement de la société, sur les chantiers du bâtiment, dans le ramassage des déchets, dans la propreté, les hôtels, la restauration, dans les soins aux personnes âgées ou la garde d’enfant, etc.

Et pourtant, depuis des années les gouvernements successifs entravent l’attribution des papiers, multipliant à leur encontre les OQTF (obligation de quitter le territoire français) et les contraignant à vivre dans une quasi-clandestinité. Cela s’accompagne de discours et déclarations xénophobes et racistes n’ayant pour but que de diviser, de dresser les travailleurs les uns contre les autres en fonction de la couleur de leur peau ou de leur religion. Cela permet au patronat de profiter de cette situation en les surexploitant et en faisant ainsi reculer la condition de tous les travailleurs.

La classe ouvrière ne doit pas tomber dans le piège de la division. Ce combat pour la régularisation des sans- papiers et l’égalité des droits concerne tous les travailleurs, qu’ils soient français ou étrangers, avec ou sans papiers.

À Paris, le rassemblement aura lieu place de la République le jeudi 18décembre après-midi, avec prises de parole à partir de 15heures et manifestation à 17heures.

                                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2993)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 12 décembre : de 16 h. à 16 h.30 au marché du Val ;

Et au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 13 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à 11 h.45, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 14 décembre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 15 décembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des

Raguenets à St-Gratien.

Interview de Nathalie Arthaud par Le Média – 40 min 48